‹ Nouveau dictionnaire de médecine de chirurgie pratiques, illustré de figures intercalées dans le texte, sous la direction du Dr Jaccoud. Tome 39 (volume 2)Chapitre 127 sur 143 · VOIX. - PATHOLOGIE. TRAITEMENT · texte numérisé non relu

VOIX. - PATHOLOGIE. TRAITEMENT

Les cures hydro-minérales sont d’un grand secours dans cette affection. Nous donnons la préférence aux cures sulfureuses faites à Cauterets, à Luchon, à Enghien, Saint-Honoré et Aix.

L’inflammation qui détermine la raucité de la voix, à la première période de la phthisie laryngée, doit être traitée comme la simple laryngite catarrhale. Les ulcérations laryngées de la seconde période, alors qu’elles sont superficielles, sont justiciables de cautérisations légères, tant qu’elles ne s’accompagnent pas d’œdème. Lorsqu’elles deviennent plus profondes, que l’œdème est considérable, qu’il s’accompagne d’aphonie et de dysphagie, les pulvérisations antiseptiques, narcotiques, devront être mises en usage. On usera des applications locales avec des solutions de chlorhydrate de cocaïne, de morphine, avec des poudres d’iodoforme et de morphine. Si l’aphonie se complique d’une gêne considérable de la ■respiration et que l’état général du malade le permette, il ne faudra pas hésiter à pratiquer la trachéotomie.

Les premières altérations de la voix, dans la syphilis, cèdent rapidement au traitement général de la diathèse et aux bains russes.

Il n’en est plus de même lorsque la raucité est due à des ulcérations. Celles-ci doivent être traitées par des cautérisations au nitrate d’argent et à la teinture d’iode pure ou mitigée par l’addition d’un peu de glycérine.

Je me suis très-bien trouvé, dans des cas analogues, de pulvérisations à la liqueur de Van Swieten, d’attouchements avec la même liqueur et de fumigations de cinabre.

Lorsque les ulcérations sont étendues, nous conseillons de les saupoudrer d’iodoforme finement pulvérisé, réservant cette médication surtout pour les ulcérations de la période tertiaire.

La perte de la voix par suite de rétrécissements cicatriciels de l’organe vocal sera traitée par les dilatations laryngées selon les méthodes de Stœrck et de Schrœtter. Lorsqu’une membrane unissante se sera développée entre les cordes et sera la cause de l’aphonie, on devra la diviser et la détruire avec le galvano-cautère.

Dans la scrofulose, la morve, la lèpre, le traitement du larynx, c’està-dire de la voix, est purement palliatif. Cependant, dans les altérations du son par suite de lupus du larynx, j’ai obtenu quelques résultats par les scarifications.

Le rôle du chirurgien est presque nul au point de vue voix proprement dit, dans les cas de plaies, de fractures, de brûlures du larynx. Cependant, lorsqu’il s’agit de plaies, il devra s’appliquer à éviter une cicatrisation vicieuse qui pourrait être le point de départ d’une perte définitive de la voix.

Lorsqu’un corps étranger du larynx gêne ou empêche l’émission vocale, il devra être retiré aussitôt que possible.

Il en est de même des polypes qui s’opposent mécaniquement à la libre émission de la voix. L’opération de ces tumeurs se fait soit par arrache- . ment, soit par section, soit par destruction au moyen du galvano-

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