‹ Nouveau dictionnaire de médecine de chirurgie pratiques, illustré de figures intercalées dans le texte, sous la direction du Dr Jaccoud. Tome 39 (volume 2)Chapitre 134 sur 143 · HÛDV. DICT. MED. ET CHIR. XXXIX · texte numérisé non relu

HÛDV. DICT. MED. ET CHIR. XXXIX

626 VOMITIFS. — indication expansive et hypercrinique.

mostatiques ; Trousseau, Peter, ont insisté sur cette propriété. C’est surtout contre ' les hémorrhagies bronchiques, contre le symptôme hémoptysie, que les vomitifs sont conseillés par ces auteurs et qu’ils ont réussi où les astringents avaient échoué. Il semblerait plus difficile de comprendre l’effet hémostatique que l’antiphlogistique, car, le calibre des vaisseaux ayant diminué, l’effort du sang contre la paroi doit être proportionnellement plus considérable. Ceci ne serait vrai que si la force du cœur n’avait pas varié à mesure que les capillaires se contractaient : or ce n’est pas ce qui a lieu. Pendant l’état nauséeux le cœur perd de sa force et si, conformément à la loi de Marey, ses battements deviennent plus nombreux à mesure qu’augmente la résistance qu’il rencontre par le fait de la contracture capillaire périphérique, ils deviennent aussi moins énergiques. Le cœur est un muscle strié et, comme tel,fil est, de par ses nerfs non sympathiques, partiellement soumis à cette loi que nous indiquions et qui veut que les muscles striés se parésient, tandis que les muscles lisses sont contracturés. De là la faiblesse du pouls, faiblesse telle que la syncope peut avoir lieu, le cœur s’arrêter, et que, sous l’influence d’une médication prolongée par l’émétique, on a vu des coagulations s’opérer dans les vaisseaux, preuve d’une grande diminution dans l’activité circulatoire, ce qui est une condition de l’hémostase, d’après Vulpian, Hayem, etc.

Indication expansive et hypercrinique. — Si le premier effet des vomitifs est de provoquer un mouvement de concentration, si cet effet peut être prolongé par certains modes d’administration, nous avons dit que, d’ordinaire, la réaction suivait cette première phase, et qu’on pouvait, par un procédé d’administration inverse, faire prédominer cette action expansive ; les indications de la mettre à profit se présentent fréquemment. Il en est ainsi au début d’un très-grand nombre de maladies où l’emploi d’un vomitif développe la réaction nécessaire pour amener une prompte résolution, éparpille les mouvements fluxionnaires et les empêche de se concentrer, de se fixer sur un organe. N’oublions pas que l’inflammation est l’élément morbide local de presque toutes les maladies et qu’à son début l’inflammation passe par la phase de congestion que nous pourrons combattre non-seulement par le mécanisme antiphlogistique général, mais aussi par la poussée révulsive du côté de la peau due à l’action expansive. Cette propriété des vomitifs est utile, plus encore que dans le traitement des maladies localisées, quand il s’agit de favoriser un mouvement fluxionnaire qui devrait normalement s’effectuer du côté de la surface cutanée, mais que diverses causes ont pu entraver : ainsi, lorsqu’une fièvre éruptive se développe mal et que des phénomènes graves se manifestent, coïncidant avec une éruption incomplète, enrayée ou rétrocédée, l’expansion produite par un vomitif s’accompagne d’une hypersécrétion sudorale offrant les caractères des sueurs critiques, c’est-à-dire générales, abondantes, chaudes, et qu’on pourrait, avec certaines théories, considérer comme favorisant l’élimination de l’agent morbide, microbe ou alcaloïde. L’indication et l’action hypercriniques

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