‹ Nouveau dictionnaire de médecine de chirurgie pratiques, illustré de figures intercalées dans le texte, sous la direction du Dr Jaccoud. Tome 39 (volume 2)Chapitre 138 sur 143 · ZINC. - CHIMIE · texte numérisé non relu

ZINC. - CHIMIE

PHARMACOLOGIE.

On a vu à l’art. Eau, t , XII, p. 214, que le zinc attaque lentement l’eau pure ; il n’en est plus de même avec l’eau de mer, avec les solutions contenant du chlorure de sodium, du sel ammoniac, du chlorure de zinc, qui agissent plus rapidement par la tendance des éléments en présence à former des chlorures doubles ou des oxychlorures.

Les acides sont pour la plupart décomposés avec une grande facilité par le zinc qui en dégage de l’hydrogène. Avec l’acide chlorhydrique la réaction est tumultueuse. Avec l’acide sulfurique étendu, l’action est plus lente, surtout si le zinc est pur ; mais on peut rendre le dégagement d’hydrogène plus rapide et plus régulier, si l’on a soin d’enduire le zinc d’une mince pellicule de platine ou de cuivre par l’addition de quelques gouttes de chlorure de platine ou de sulfate de cuivre.

Le zinc entre dans la composition d’un grand nombre d’alliages dont le plus important est sans contredit le laiton ou cuivre jaune aux usages si variés. Outre les applications du zinc à la toiture des édifices, à la galvanisation du fer, à la construction des piles dans lesquelles il constitue presque toujours le métal attaquable, nous rappellerons encore l’emploi qu’on en fait pour le moulage des objets d’art et la confection des ustensiles domestiques dont il importe de surveiller l’utilisation, ainsi que nous l’avons fait observer à propos du fer galvanisé, pour certaines substances alimentaires.

Comme application médicale du zinc métallique nous rappellerons les chaînes de P ulver mâcher , ce dont il a été parlé tome XII, p. 456.

Les principales combinaisons du zinc employées en médecine sont l 'oxyde, le carbonate, le sulfate, Yazotate, le chlorure, Yiodure, le cyanure (t. X, p. 597), Y acétate, le lactate (t. XX, p. 58) et le valérianale (t. XXXVIII, p. 219).

On reconnaîtra les composés zinciques aux réactions suivantes : Yhydrogène sulfuré est sans action sur leurs dissolutions acides ; le sulfhydrated' ammoniaque les précipite en blanc; la potasse, la soude, Y ammoniaque, y déterminent un précipité gélatineux qui se redissout dans un excès de ces réactifs ; le précipité formé par les carbonates alcalins, insoluble dans un excès de ces carbonates, se redissout en présence de la potasse ou de l’ammoniaque ; le cyanure rouge de potassium détermine dans les solutions zinciques un précipité jaune pâle; chauffés au chalumeau sur le charbon, les sels de zinc donnent, à la flamme de réduction, des fumées blanches d’oxyde de zinc, l’oxyde qui jaunit à chaud reprend sa couleur blanche en se refroidissant.

L’oxyde de zinc (ZnO) se prépare par voie sèche ou par voie humide. Pour l’obtenir par voie sèche on porte au rouge du zinc pur dans un grand creuset incomplètement couvert pour favoriser l’accès de l’air. Le zinc fondu se volatilise, s’oxyde et se dépose en flocons lanugineux dans la partie supérieure du creuset où on le recueille. La voie humide le fournit en décomposant une solution de sulfate de zinc par une solution de carbonate de soude à l’ébullition. On continue l’action de la chaleur pour agglomérer le précipité d’hydrocarbonate de zinc. Celui-ci lavé par

décantation et séché à l’étuve est ensuite calciné jusqu’à ce qu’il ne fasse plus effervescence dans l’acide sulfurique étendu.

L’oxyde de zinc est blanc à froid, jaune à chaud, anhydre, insoluble dans l’eau et soluble sans effervescence dans les acides, léger et lanugineux, s’il vient de la voie sèche, lourd et pulvérulent, s’il est obtenu par précipitation. Il se dissout entièrement dans l’acide sulfurique étendu, tout résidu insoluble indiquant une falsification. S’il contenait du carbonate de chaux, la solution précédente précipiterait par l’oxalatc d’ammoniaque en présence d’un excès d’ammoniaque. La même solution précipiterait en bleu par le ferrocyanure de potassium, si le produit était ferrugineux. Enfin l’appareil de Marsh fournirait des taches sensibles, s’il était arsenical.

Sous le nom de blanc de zinc cet oxyde est fabriqué en grand pour la peinture, qui l’emploie concurremment avec la céruse; il présente sur cette dernière l’avantage de n’être pas toxique et de ne pas noircir sous l’influence des émanations sulfhydriques : toutefois il est reconnu dans la pratique que, pour une première couche, il couvre moins bien que la céruse.

L’oxyde de zinc s’emploie à l’extérieur soit seul, soit mélangé d’amidon. On en prépare une pommade avec 1 p. d’oxyde pour 9 p. d’axonge.

A l’intérieur il se prescrit à la dose de 10 centigrammes à 2 grammes. Il entre dans la formule des pilules de Méglin où il est associé aux extraits de jusquiame et de valériane, 1 gramme de chacune des trois substances pour 20 pilules.

On employait beaucoup autrefois contre les ophthalmies la tuthie ou cadmie des fourneaux qu’on recueille dans les cheminées sous lesquelles se fait le grillage des minerais de zinc. Ce produit contenait environ 50 0/0 d’oxyde de zinc, une forte proportion de zinc métallique et fréquemment de l’arsenic.

Le carbonate de zinc s’obtient en précipitant à chaud une solution de sulfate de zinc purifié par une solution de carbonate de soude. Le précipité condensé par l’ébullition est lavé par décantation et séché à l’étuve. La composition de ce produit est assez variable : c’est une combinaison de carbonate de zinc contenant plus ou moins d’hydrate de zinc se rapprochant de la formule C03Zn.2Zn02H2.H20, qui est celle du carbonate naturel.

Moins actif que l’oxyde de zinc auquel on le préférait dans certains cas, il est assez peu usité aujourd’hui. On a également renoncé aux préparations de calamine ou carbonate de zinc naturel pulvérisé.

Le sulfate de zinc, S04Zn.7!l;Ü, se prépare en dissolvant du zinc pui dans l’acide sulfurique étendu d’eau, filtrant et faisant évaporer; le sei cristallise par refroidissement. Celui du commerce est toujours souillé de sulfate de fer dont on peut le débarrasser par différents procédés de laboratoire.

C’est un sel blanc, styptique, soluble dans l’eau, insoluble dans

l’alcool. Sa solution donne avec le ferroeyanure de potassium un précipité blanc lorsqu’il est pur et plus ou moins bleu, s’il contient du fer. Le sulfate de zinc du commerce, qui provient du lessivage de la blende après grillage, convient particulièrement comme désinfectant des cales de navires, des vases à déjections, des baignoires qui ont servi aux bains sulfureux ; il salit moins que le sulfate de fer.

L’emploi du sulfate de zinc à l’intérieur est aujourd’hui à peu près abandonné. On l’administrait autrefois depuis 5 centigrammes jusqu’à 1 gramme comme émétique, astringent, fébrifuge, etc.

A l’extérieur on l’applique en lotions, collyres, injections, à [la dose de 10 à 50 centigrammes dans 100 grammes d’eau pour collyres, et de 25 centigrammes à 2 grammes dans 100 grammes d’eau pour lotions et injections. Mêlé à deux ou trois fois son poids de sciure.de bois blanc et arrosé d’essence de lavande il constitue une poudre pour la conservation des cadavres. Dans Veau d’Alibour employée comme collyre, il est associé au sulfate de cuivre, au [camphré, au safran. Dans l’eau de Loches, autre collyre, on le trouve associé au sulfate d’alumine. L’injection de Ricord se prépare avec 1 de sulfate de zinc, 1 d’acétate de plomb, 200 d’eau de rose ; les deux sels dissous séparément sont mélangés et constituent un liquide laiteux contenant alors de l’acétate de zinc en solution et du sulfate de plomb insoluble ; on agite avant chaque injection. Voy. tome Y, art. Blennorrhagie, par Fournier, p. 164etl76. Enfin le sulfate de zinc ajouté à l'emplâtre simple donne l 'emplâtre diapalme dans la préparation duquel on faisait entrer autrefois une décoction de feuilles de palmier.

V azotate de [zinc, (Az03)2Zn, n’est point usité comme médicament, mais on emploie sa dissolution pour injecter les cadavres dans les salles de dissection. La solution destinée à cet usage s’obtient en traitant des résidus de vieux zinc par l’acide azotique du commerce étendu d’eau ; avec l’acide concentré il se produirait du bioxyde d’azote et, par suite, des vapeurs nitreuses fort incommodes. Avec l’acide étendu dans la proportion de 5 p. d’acide pour 4 p. d’eau, c’est de l’hydrogène et du protoxyde d’azote qui se dégagent en même temps qu’il se forme une petite quantité d’ammoniaque. Les fragments de fer doivent être éliminés avec soin pour éviter la production de dépôts ocreux. Dans le but d’enlever le fer à la dissolution on la traite par un excès d’oxyde de zinc et l’on filtre la liqueur qui doit marquer 30°B (densité 1,26). Elle contient alors 25 0/0 d’azotate anhydre.

Le chlorure de zinc, CPZn, beurre de zinc, se prépare en dissolvant à froid le zinc dans l’acide chlorhydrique étendu de 2 fois son volume d’eau, en ayant soin de maintenir un excès de métal. Le liquide décanté est traité par un courant de chlore pour peroxyder le fer, porté à l’ébullition, puis additionné d’oxyde de zinc, 1 0/0 du poids du métal. Le peroxyde de fer se dépose. La liqueur décantée et filtrée sur de l’amiante est évaporée. Le produit est coulé en plaques et brisé en fragments qu’on introduit rapidement dans des flacons bien bouchés. C’est un sel bla9C,

ZINC. - TOXICOLOGIE. 681

anhydre, difficilement cristallisable, fusible au-dessous de 100°, trèsavide d’eau, déliquescent.

Pour rendre son maniement facile dans l’emploi qu’on en fait comme caustique (t. VI, p. 576), on l’incorpore à partie égale de pâte de fariné (Canquoin), à du gluten, à de la gutta-percha (Sommé). Ces préparations doivent être conservées à l’abri de l’humidité dans des vases parfaitement bouchés et renfermant de la chaux vive.

Le chlorure de zinc s’emploie en injections pour la conservation des cadavres, 1 p. de chlorure de zinc pour 2 p. d’eau, avec assez d’acide chlorhydrique pour redissoudre l’oxyde en excès ; densité du liquide 1,35.

Certaines industries sont encombrées de chlorure de zinc provenant de la préparation de l’hydrogène pour la fabrication de l’acier, pour le gonflement des petits ballons, des aérostats, etc. Ces produits peuvent être avantageusement appliqués à la désinfection, surtout dans les localités visitées par les fléaux épidémiques.

h’iodure de zinc, PZn, qu’on emploie quelquefois dans le pansement des tumeurs et des plaies scrofuleuses, peut être obtenu en sublimant dans un matras un mélange d’iode et de zinc en poudre, ou bien en décomposant un soluté de sulfate de zinc par un soluté d’iodure de baryum, filtrant et évaporant à cristallisation.

L 'acétate de zinc (CsH302)2Zn.5Hâ0 se prépare en dissolvant du carbonate de zinc dans l’acide acétique : la liqueur concentrée par évaporation donne en se refroidissant des cristaux d’acétate de zinc. C’est un sel en lames nacrées, très-soluble dans l’eau, efflorescent, d’une saveur styptique, employé pour l’usage externe en collyres, en lotions, en injections. Il se produit, dans l’injection de Ricord, par la réaction du sulfate de zinc sur l’acétate de plomb.

Toxicologie. — Les cas d’empoisonnement par les préparations zinciques sont rares ; toutefois le sulfate de zinc peut être administré par erreur à la place du sulfate de soude ou du sulfate de magnésie ; le chlorure de zinc en solution sirupeuse peut être ingurgité par méprise.

Les principaux antidotes de ces agents toxiques sont la magnésie, le bicarbonate de soude, les eaux alcalines de Vichy, de Vais, qui précipitent le zinc à l’état d’oxyde ou d’hydrocarbonate ; les eaux sulfureuses alcalines de Barèges, Bonnes, qui forment du sulfure de zinc insoluble.

Pour rechercher le zinc en casr d’expertise, on traite séparément la matière des vomissements, le contenu de l’estomac, de l’intestin, l’urine^ le foie, en détruisant d’abord la matière organique par l’acide chlorhydrique et le chlorate de potasse.

Les liquides concentrés sont saturés par de l’acétate de soude et traités par l’acide sulfhydrique ou le sulfhydrate d’ammoniaque. Le sulfure de zinc produit, repris par un acide, donne une solutiou sur laquelle on opère les réactions caractéristiques que nous avons indiquées plus haut. Il serait préférable de décomposer la solution acétique par la pile et de recueillir sur une électrode de platine le zinc à l’état métallique.

E. Moiiio. .

Effets physiologiques. — Les préparations de zinc exercent sur l’économie vivante deux actions qu’il importe de distinguer l’une de l’autre : une action topique ou de contact et une action pharmacodynamique ou générale. Au point de vue de ses applications, nous préférons étudier l’action extérieure et l’action intérieure du zinc et de ses composés.

Action extérieure. — L’action extérieure est souvent réduite à ses effets mécaniques pour le zinc métallique, elle est déjà plus accentuée pour l’oxyde et l’acétate et devient d’une énergie réelle pour le chlorure.

Le zinc métallique appliqué sur la peau produit un effet à peu près nul. Cependant cette inaction n’est pas absolue et dans certaines conditions le zinc possède une action sur l’organisme sensible.

On sait que les poussières de zinc, dans les industries où l’on emploie ce métal, affectent la peau d’une façon spéciale. Beaucoup d’ouvriers accusent des démangeaisons dans certaines parties du corps, quelquesuns sous les ongles et au bout des doigts, lorsqu’ils n’ont pas le soin de se bien laver les mains ; d’autres enfin offrent des démangeaisons au scrotum, comme Bouchut et Grisolle l’ont constaté sur une vingtaine d’ouvriers ; mais dans ces conditions c’est la simple action mécanique d’une poussière irritante qui entre en cause et qui s’accuse par la présence de petites papules rougeâtres, sans importance, que des soins de propreté pourraient prévenir ou faire disparaître; de plus, ce n’est pas la poussière de zinc, mais souvent l’oxyde de zinc, qui produit cette irritation.

C’est surtout à la métallothérapie que l’on doit s’adresser pour déterminer l’action extérieure de ce métal ( Voy . Métallothérapie Supplément).

On sait que, d’après la loi de Burq, les malades jouissent d’une aptitude métallique.

Les métaux et l’aimant agissent comme des excitants périphériques qui vont déterminer des impressions sur les centres nerveux, qui réagissent d’une manière spéciale (Féré). Dans des expériences poursuivies depuis plusieurs mois avec persistance, le professeur Bourru et moi nous n’avons jamais pu obtenir un transfert par l’aimant chez une femme hystérique ; nous n’avons obtenu une modification de la sensibilité et de la motilité que par le zinc. Ce métal a donc agi d’une manière toute spéciale et lui seul a produit ce que tout le reste n’avait pu faire. Nous avous vu un flacon contenant du chlorure de zinc essayé dans un autre but, sur le même sujet, produire un effet analogue à celui du zinc: c’était encore le métal qui agissait et toujours de la même manière. On peut conclure que les métaux agissent bien physiquement. La preuve en est encore dans ce fait que chacun d’eux produit une action variable. Avec certains métaux, au point d’application, il se produit une sensation de chaleur, puis un peu d’engourdissement, la peau rougit au voisinage du métal et, si l’on vient à la piquer, elle qui avant l’expérience était exsangue, saigne à la moindre piqûre et quelquefois abondamment. Avec le zinc, c’est surtout le tremblement qui s’est manifesté sur le membre où se faisait l’application d’abord, puis sur le membre du côté opposé.

C’est le tremblement qui paraît spécial au zinc : il nous a été facile de le vérifier sur plusieurs sujets. Il est donc bien évident que les métaux agissent d’une manière spéciale à chacun d’eux et que le zinc comme les autres métaux a une action propre sur l’organisme humain.

Certains composés du zinc ont une action locale différente de celle qui vient d’être étudiée : le chlorure de zinc, par exemple, appliqué directement sur la peau agit comme caustique. Le sulfate, l'acétate, le carbonate, l’iodure de zinc, de même que letannaleet l’oléo-stéarate de zinc, sont des astringents ou de simples irritants. ( Voy . Caustiques, t. VJ, p. 576.)

Action intérieure. — Le zinc à l’état métallique est inerte quand il est pris à l’intérieur. Certains auteurs accordent à ce métal des propriétés vermifuges, mais il est probable que s’il a quelque action dans le traitement du tænia, ce n’est guère qu’une actio'n mécanique, et les succès dont il a paru suivi sont principalement dus, sans doute, aux autres médicaments, et surtout aux purgatifs prescrits en même temps»

L’oxyde de zinc, autrefois désigné sous le nom de cadmie, a une action qui ne ressemble point à celle de l’acétate, du sulfate et du chlorure de zinc. Elle en diffère autant que l’action de l’oxyde ferrique, par exemple, diffère de l’action astringente et styptique du sulfate de fer, l’action de l’oxyde blanc d’antimoine insoluble des préparations antimoniées solubles, l’action de l’oxyde de mercure de ses autres composés, etc. C’est là, comme on le voit, une notable différence entre la préparation de zinc et les préparations de plomb, qui sont toutes solubles ou insolubles, également délétères et pernicieuses pour l’homme.

Nous étudierons l’oxyde de zinc isolément en recherchant l’influence que sa préparation peut avoir sur l’organisme, et en faisant connaître son action physiologique sur l’homme qui en prend de fortes doses à l’intérieur, puis nous comparerons ces résultats à ceux que fournissent les autres préparations du même métal.

L’oxyde de zinc connu sous le nom de fleurs de zinc a une action assez marquée sur l’estomac ; lorsque la dose est un peu plus forte, il fait naître une sensation pénible, désagréable ; la première fois qu’on en use, des nausées, des vomissements, peuvent en résulter ; de plus, dit Barbier, il porte à la tête et cause une sorte d’ivresse passagère; Glauber l’a vu produire de la sueur, des vomissements et des troubles du ventre. Les différents symptômes éprouvés par les ouvriers qui manient le zinc ne sont pas tout à fait spéciaux. Une observation de Bouvier témoigne de l’existence d’une forte colique accompagnée de vomissements et de constipation, mais dans ce cas les phénomènes saillants peuvent se rapporter à une maladie antérieure, et la constipation, en supposant qu’elle soit métallique, se trouve opposée au phénomène contraire, la diarrhée* qui caractérise une autre observation du même auteur. Un ouvrier ayant travaillé cinq mois à la fabrication de l’oxyde de zinc a été pris de gastro-entérite avec diarrhée. Bouchut a observé chez un autre quelques nausées, de la céphalalgie et un peu d’insomnie avec agitation nocturne.

Ces observations sont trop discordantes pour pouvoir entraîner une conclusion : l’une, en effet, présente le spectacle d’une colique violente avec constipation opiniâtre ; l’autre, au contraire, fait constater la présence d’une diarrhée des plus abondantes ; la troisième enfin ne nous montre rien : un peu de gastralgie, un peu d’agitation nocturne, et voilà tout. Cependant de l’ensemble des observations recueillies par les différents auteurs on peut assez nettement apprécier l’action physiologique de l’oxyde de zinc sur les différents appareils de l’économie.

Les gencives restent fermes et bien colorées chez les ouvriers, elles ne présentent pas ce liséré noir si connu et si caractéristique de la manutention des composés de plomb. Quelques-uns disent avoir ressenti, au début de leur apprentissage, un mal de gorge avec difficulté de déglutition et douleur au pharynx pendant plusieurs jours. Serait-ce un simple effet de la poussière; comme l’ont avancé Lombard et Benoiston de Châteauneuf, ou bien serait-ce, au contraire, un effet spécifique dû à l’oxyde de zinc, qui, décomposé par les liquides et par le vin en particulier, formerait de l’acétate de zinc sur place, de manière à irriter une muqueuse qui n’est pas habituée à celte excitation ? Toujours est-il que cette indisposition est passagère et disparaît généralement assez vite. L’appétit est conservé ; la facilité des digestions, la régularité des fonctions abdominales, répondent suffisamment à l’intégrité des fonctions de l’appareil digestif. ; ;

La muqueuse des voies aériennes est irritée. Il y a des ouvriers, en assez grand nombre qui toussent et que la poussière, en sa qualité de corps étranger, plutôt que l’oxyde de zinc par sa nature métallique, excite à tousser. On ne peut savoir si sa poussière, portée dans les voies respiratoires, est plus nuisible qu’une autre, si elle doit favoriser le développement de la bronchite et ultérieurement la phthisie pulmonaire, ainsi qu’on l’a dit de toutes les poussières végétales ou minérales. Ces phénomènes de toux sont très-passagers et bornés seulement à l’instant où les ouvriers respirent la poussière. On observe parfois les accidents d’asthme signalés par Blandet chez quelques-uns des fondeurs en cuivre qui mêlent le zinc à la fusion.

La nutrition ne semble pas altérée. Les ouvriers des usines qui travaillent vraiment à la fabrication sont généralement pâles, comme le sont les individus constamment exposés à une grande chaleur et à la poussière, tels que les maçons, les boulangers, les fondeurs, etc. Il est vrai que l’oxyde de zinc répandu sur la peau et sur les vêtements contribue à leur donner cette physionomie, mais en dehors de cette particularité cés ouvriers sont véritablement plus pâles que les autres hommes. Leur force musculaire est la même, et cependant elle reçoit de temps à autre quelques atteintes; il existerait une courbature assez forte, surtout prononcée dans les cuisses. Ces phénomènes cadmiques n’ont pas de gravité et n’empêchent pas les ouvriers de reprendre leur travail du lendemain, lis se développeraient moins par la poussière d’oxyde de zinc que par l’absorption des vapeurs invisibles du métal en complète fusion. En effet, ils ne

se montrent presque exclusivement que chez les ouvriers du four. Ils ne se produisent que d’une manière intermittente, finissent même avec le temps par ne plus apparaître.

Un phénomène intéressant d’innervation, caractérisé par de l’agitation nerveuse, fébrile ou apyrétique, se montre de temps à autre chez ces ouvriers; le lendemain tout est passé. Quelques-uns éprouvent la nuit cette sorte de gaieté ou d’ivresse passagère que Delaroche et Barbier ont signalée comme l’une des propriétés de l’oxyde de zinc ; les autres ont seulement de la fièvre nocturne, un peu d’exaltation de l’intelligence et des bluettes, mais ces phénomènes sont de courte durée, n’ont rien de dangereux et cessent de se montrer quand le corps est habitué aux manipulations de l’usine.

Ce sont là les effets physiologiques observés chez les ouvriers qui manient l’oxyde de zinc, mais il est utile de recourir à un autre procédé, l’expérimentation chez les animaux et l’observation chez l’homme, lorsque, à titre d’antispasmodique, on lui fait prendre l’oxyde de zinc à l’intérieur.

Des expériences comparatives entre le blanc de zinc et le blanc de plomb ont été faites par Fiandin, par la méthode endermique. Il a fait raser le poil de deux chiens et les a fait frotter tous les jours, l’un avec 5 grammes de pommade composée de parties égales d’axonge et d’oxyde de zinc, l’autre avec la même quantité de pommade au sulfate de plomb. Le dixième jour, ce dernier animal parut souffrir, il fut constipé, maigrit considérablement, et succomba au vingt- deuxième jour. L’autre, au contraire, qui fut frotté pendant un mois, n’éprouva aucun accident, et, loin de perdre de l’appétit ou de maigrir, il prenait un embonpoint considérable. Alors on cessa les frictions au zinc pour les remplacer au bout de dix jours par des frictions au plomb. Une semaine était à peine écoulée que l’appétit était perdu, l’animal constipé, puis survinrent de l’égarement, de la paraplégie, et enfin la mort au vingt-troisième jour.

D’autres expériences ont été faites sur des chiens. Cette fois on a donné l’oxyde de zinc à l’intérieur et on l’a fait prendre à des doses énormes sans produire beaucoup d’effets. Orfila en a fait avaler jusqu’à 20 grammes à des chiens petits et faibles et n’a réussi à provoquer que des vomissements non douloureux sans aucun trouble de la santé. A doses moindres ou chez des animaux plus vigoureux, l’oxyde de zinc ne détermine aucun accident morbide. Bouchut l’a donné à 20 grammes également, et à trois reprises, à un chien de forte taille, qui n’a pas semblé s’apercevoir de ce qu’on lui avait fait prendre : il est resté complètement insensible à l’action de cette substance.

Chez l’homme, enfin, on a donné l’oxyde de zinc aux doses les plus extrêmes, depuis quelques milligrammes jusqu’à 5 ou 6 grammes en vingt-quatre heures, comme le faisait Alibert. Rayer le faisait prendre à 1 gramme par jour. Trousseau et Pidoux le prescrivaient à la dose de 2 à 4 grammes. C’est dans ces limites que Bouchut l’a ordonné à plusieurs de ses malades, à l’Hôtel-Dieu et à l’hôpital Saint-Antoine. Dans aucune

ZINC. - TOXICOLOGIE

circonstance il n’a vu paraître de coliques, de diarrhée ou de constipation; quelques malades ont ressenti des nausées, d’autres ont eu de l’insomnie, de l’agitation nocturne, phénomènes bien insignifiants, eu égard aux doses administrées.

Quelle différence entre ces résultats et ceux que fournissent les préparations de plomb données à la même dose ou même à dose beaucoup moindre chez des animaux de même taille ou de même espèce ! Ici, pas d’action appréciable ou seulement quelques vomissements sans maladie concomitante; là, au contraire, des coliques, de la constipation, du délire et la mort.

Les effets produits par l’acétate, le sulfate, le chlorure et les autres préparations solubles de zinc, sont bien différents de ceux produits par l’oxyde. Le sulfate de zinc paraît avoir des propriétés toniques et antispasmodiques un peu analogues à celles de l’oxyde de zinc, mais il est moins avantageux; il est surtout considéré comme émétique à la dose de 50 à 60 centigrammes Son action émétique serait même plus prompte et plus sûre pour provoquer le vomissement, surtout dans le cas d’empoisonnement. L’acétate de zinc a les mêmes propriétés que le sulfate, mais elles ne sont pas appliquées à l’intérieur. Le chlorure de zinc plus irritant, plus caustique que les autres composés du zinc, a été, comme ceux-ci, employés intérieurement à petites doses, mais son administration est quelquefois suivie de douleurs épigastriques, de coliques, de vomissements, de défaillances et de mouvements convulsifs.

Le valérianate de zinc, formé de deux substances auxquelles on attribue des propriétés antispasmodiques puissantes, fut considéré comme devant réunir ces propriétés au plus haut degré. Il a été expérimenté dans ce sens, d’abord en Italie, puis en France Ses effets physiologiques, suivant Devay, sont ceux produits par la valériane et le zinc pris séparément. Une dose de 15 centigrammes, dit ce médecin, suffisante pour brider un accès de névralgie, pour combattre le paroxysme d’une migraine violente, ne provoque à l’état sain qu’un peu de céphalalgie, quelques vertiges fugaces, un peu d’incertitude et de susceptibilité dans l’ouïe. Le lactate de zinc possède aussi des propriétés analogues. Herpin (de Genève) a étudié les effets comparés de l’oxyde et du lactate de zinc ( Voy. art. Epilepsie, t. XIII, p. 642).

Toxicologie. — D’après Chevallier, le zinc métallique n’est pas toxique: au contraire, le sulfate de zinc est assez toxique. Lutier, médecin de la maison centrale de Clairvaux, a fait connaître l’empoisonnement de soixante détenus par du sulfate de zinc ajouté au lait. Les composés de zinc à fortes doses agissent comme des poisons irritants. Cependant, en raison de leurs propriétés émétiques, ils ont, en général, une action topique peu prononcée, même à dose très-forte. Us paraissent aussi être absorbés et avoir une action spéciale sur le système nerveux. Les accidents qui seraient déterminés par les composés du zinc introduits à une dose toxique demandent les mêmes moyens que ceux que l’on opppose aux poisons irritants; seulement, comme ils ont une propriété émétique pro-

ZINC. - TOXICOLOGIE

noncée, il faut particulièrement favoriser le vomissement par de grandes quantités d’eau tiède et de liquides adoucissants, surtout par le lait; ce liquide est préférable aux solutions alcalines recommandées dans le même but et qui sont elles-mêmes assez irritantes. Les vomissements persistants après l’expulsion présumée du poison seraient combattus par les antispasmodiques et les narcotiques.

Les travaux de Blandet sur la courbature, la colique et l’ivresse du zinc sur les ouvriers fondeurs1 qui vivent dans une atmosphère imprégnée, à certains instants, de fleurs de zinc; les recherches de Landouzy et Maumené sur les accidents observés chez les ouvriers qui tordent le fil de fer zingué employé pour la fermeture des bouteilles de champagne, et surtout le mémoire de Boutigny (d’Évreux), ont fait au zinc une réputation plus qu’équivoque et fait classer ce métal sous le rapport des dangers qu’il offre à côté de l’étain et très-peu au-dessus du cuivre et du plomb.

Bouchut (1852) résume la question d’une façon magistrale; son mémoire est surtout relatif à l’industrie et à l’hygiène de la peinture au blanc de zinc. Rapprochant ses observations personnelles de celles qui ont été faites chez les animaux et chez les ouvriers des fabriques d’oxyde de zinc, il croit que des phénomènes spéciaux et constants annoncent l’absorption et l’influence de cette préparation. Bouchut donne à ces phénomènes le nom à’ intoxication cadmique, du mot cadmie, artificielle, synonyme d’oxyde de zinc, pour les distinguer de ceux qui sont produits par les autres composés du zinc et qu’il désigne sous le nom d 'intoxication zincale.

Les phénomènes morbides qui résultent de la fabrication de l’oxyde de zinc sont de deux ordres : dynamiques et mécaniques. Les premiers sont caractérisés par la céphalalgie, l’agitation nocturne, l’insomnie et la courbature éphémère qui, de temps à autre, se montrent et disparaissent par le repos de la nuit, sans aucun traitement particulier; ceux-là se rapportent évidemment à un trouble passager de l’innervation. Les autres, au contraire, peuvent s’expliquer différemment, et semblent devoir être attribués à l’introduction de la poussière dans la gorge, dans les bronches et dans les interstices de la peau ; ce serait là la cause de l’angine, de l’irritation bronchique qui provoque la toux, consécutivement la nausée, et enfin de l’apparition des papules sur la peau du corps ou du scrotum. Ces phénomènes sont, comme les premiers, sans gravité immédiate, et disparaissent assez rapidement sous l’influence de l’habitude et de quelques précautions particulières, surtout par les bains hebdomadaires.

Il y a un contraste évident entre les effets produits par la préparation de l’oxyde de zinc et ceux que détermine la préparation du sel de plomb. Le parallèle est facile à mettre en relief : de la céphalalgie, un peu de fièvre nocturne et de courbature cadmique durant 24 heures, voilà les accidents spécifiques et dynamiques, sans conséquence, de l’absorption de l’oxyde dezi ne comme substance métallique ;

ZINC. - TOXICOLOGIE

de l’angine, de la toux, quelques nausées consécutives, des papules cutanées, voilà les accidents mécaniques de l’oxyde de zinc comme poussière et corps irritant. Les uns et les autres durent à peine au delà d’une nuit et n’empêchent pas le travail du lendemain. Il est difficile de voir dans ces phénomènes les caractères d’un empoisonnement. Au contraire, si l’on entre dans les fabriques de céruse et qu’on examine les malades qu’elles envoient dans les hôpitaux, on est frappé de l’altération profonde et durable de l’économie entière, un état habituel d’anémie et d’intoxication saturnine, des coliques métalliques, des paralysies partielles incurables, du délire, de la folie et enfin la mort, comme le terme heureux de tant de souffrances : voilà le lot de ces ouvriers. L’oxyde ou blanc de zinc n’est pas nuisible et doit toujours être préféré au blanc de plomb (Bouchut).

Mais, si l’oxyde de zinc est incapable de causer la mort, ou même un accident de nature grave , il n’en est pas de même de l’action des sels solubles de ce métal ; ceux-ci sont tous des agents toxiques. C’est là une différencefondamentale. C’est là ce qui explique le danger que présentent les vases de zinc employés pour faire la cuisine, dangers qui ont été signalés en 1748 par Macaire et Montigny, par Gay-Lussac et Thénard, par Yauquelin et Deyeux en 1811, par Proust en 1813, par Berthollet, Guvton de Morveau et Portai. Ces dangers résulteraient de ce que le zinc est attaqué par les acides employés dans les préparations culinaires et qu’il donne lieu à des sels qui troublent l’organisme. C’est l’altération du métal par les acides contenus dans le vin qui a dû être observée, lorsque les fils de fer zingués ont été employés pour fixer les bouchons destinés à fermer les bouteilles renfermant les vins gazeux. Notre confrère et ami le docteur E. Pineau (du château d’Oléron) nous signale un fait récent et qui ne manque pas d’intérêt : dans un ménage, on avait fait de la gelée de groseille en exprimant le jus dans une bassine en zinc; la gelée garda un goût styptique très-désagréable.

Fonssagrives en 1864 a étudié la valeur hygiénique du zinc employé pour la confection ou le revêtement des récipients destinés à contenir de l’eau potable, et en particulier des caisses de tôle en usage dans la marine. La transformation de l’eau de mer en eau potable a été étudiée à l’art. Eau, t. XII, p. 212.

L’action corrosive que l’eau distillée, les eaux de pluie, de glace ou de neige, les eaux de source et de viviers, exercent sur le zinc, a été également exposée, t. XII, p. 214 et 215.

En 1840, une commission instituée par le ministre de la marine au port de Brest et dont Langonné était rapporteur reconnut : 1° que Peau de fontaine dissolvait peu de zinc; 2° que l’eau distillée altérait plus promptement ce métal ; 3° enfin que l’eau de mer avait une activité de destruction beaucoup plus énergique.

Certains accidents ont été attribués au zinc dans les industries où l’on travaille ce métal. C. Maisonneuve (de Rochefort) a étudié les maladies professionnelles auxquelles peuvent être sujets les ouvriers zingueurs

ZINC. - TOXICOLOGIE

des arsenaux maritimes. On sait que le zingage est une opération qui consiste à recouvrir d’une mince couche de zinc des pièces de fer dans le but de les préserver des altérations que leur ferait éprouver l’oxydation. Les zingueurs proprement dits sont ceux qui plongent, pour les en retirer au bout de quelques instants, les pièces de fer dans des bains de zinc fondu. Il se dégage incessamment de la cuve des vapeurs blanchâtres qui deviennent surtout très-intenses quand on projette des poignées de chlorhydrate d’ammoniaque mêlé à une grande quantité de fer et de zinc. Quels sont les effets de cette buée? On observe ici les accidents déjà notés par certains auteurs et qui constituent la courbature des fondeurs. Début seulement le soir, après des journées de travail accablant et deux heures environ après la sortie de l’atelier ; fatigue de tout le système musculaire, engourdissement général, sensation de resserrement à la base de la poitrine, dyspuée, oppression, enchifrènement, râle sibilant, chaleur fébrile, tremblement dans les membres, crampes dans les membres inférieurs, douleurs articulaires, vomissements, pas de céphalalgie, pas de coliques, pas de constipation, terminaison vers le matin par une forte transpiration et par une expectoration abondante et épaisse de crachats de couleur noirâtre et d’un goût douceâtre (Maisonneuve).

A quelle cause faut-il rapporter ces accidents ? Les ouvriers les attribuent à l’action du chlorhydrate d’ammoniaque (fièvre de sel); mais ce sel doit être mis hors de cause, ses effets physiologiques sont trop bien connus. L’arsenic ne peut être incriminé, l’analyse a montré qu’il n’y en avait pas. Le fer n’a aucune influence nuisible. Reste donc le zinc qui produirait des phénomènes qu’on peut grouper en trois catégories : 1° Accidents respiratoires (enchifrènement, dyspnée, râle sibilant, crachats noirâtres, etc.); ce sont des effets purement locaux et résultant de l’inhalation d’une masse de poussière et de vapeurs irritantes ; 2° Accidents nerveux formant essentiellement le fond de la maladie (engourdissements, resserrements, crampes, etc.); 3° Accidents fébriles: c’est la réaction contre l’intoxication passagère, caractérisée par les phénomènes nerveux.

Au total, les zingueurs, bien que généralement pâles et maigres, sont des hommes vigoureux, ne présentant pas une perte de journées, pour cause de maladies, supérieure à celle des autres ouvriers. Il n’y a donc pas chez eux de phénomènes d’intoxication permanente.

D’après Layet, le blanc de zinc substitué au blanc de plomb ou céruse dans l’industrie est loin d’être sans action nocive sur la santé des ouvriers. C’est surtout lorsqu’il est absorbé avec les vapeurs qui s’élèvent des creusets où le zinc est fondu et transformé en oxyde, sous l’influence d’une haute température, que des accidents se manifestent : céphalalgie, agitation nocturne, insomnie, courbature, troubles nerveux. Layet a observé, chez les tonneliers qui se servent des fils et des bandes de fer galvanisés, des accidents analogues à ceux signalés par Landouzy et Maumené chez les tordeurs de fils galvanisés destinés au ficelage des vins de Champagne ; ce sont des symptômes d’angine et de stomatite avec

Page 1