VESSIE. - ANATOMIE. TUNIQUE MOYENNE OU MUSCULAIRE
je sens longitudinal et se continuent en haut avec les fibres longitudinales de l’ouraque, en bas avec celles de l’urèthre. Au moment où les uretères traversent cette couche, ils se réduisent à leur seule muqueuse ; Quelques-unes d’entre elles se portent transversalement de l’un à l’autre des deux orifices urétéraux. Ce sont ces fibres qui concourent à produire ce relief plus prononcé du bord postérieur du trigone signalé plus haut; on leur a donné le nom de muscle des uretères (0. Bell).
En résumé, la vessie est très-riche en fibres musculaires, qu’il est assez difficile, il est vrai, de décomposer en couches; mais, grâce à cette disposition, elle jouit d’une grande contractilité, qu’exagère le besoin pressant d’uriner, que l’inflammation porte souvent à un très-haut degré. L’âge l’atténue; elle peut même disparaître.
Toutes ces fibres du corps concourent physiologiquement à un même effet qui est la rétraction de l’organe sur lui-même, et par suite l’expulsion de l’urine par l’orifice du col, seule voie où, pressée de toutes parts, elle puisse s’échapper. Si elles viennent à perdre cette action, on a la rétention par paralysie du corps vésical.
La tunique musculaire de la vessie s’hypertrophie facilement sous l’influence d’une inflammation chronique ; on Ta vue atteindre un centimètre et même plus d’épaisseur. Si cette hypertrophie est concentrique, la cavité se trouve considérablement diminuée et les envies d’uriner deviennent très-fréquentes.
La couche plexiforme est principalement susceptible de s’hypertrophier. Ses faisceaux forment alors sous la muqueuse des reliefs plus ou moins prononcés. Les faisceaux longitudinaux surtout peuvent se montrer sous cet aspect si marqué parfois qu’il rappelle la disposition des colonnes charnues du cœur. C’est ce qu’on appelle alors la vessie à colonnes. Lorsque, chose bien plus rare, ce sont les faisceaux plexiformes qui font saillie, on a la vessie à cellules. Entre ces saillies la muqueuse se déprime, forme des diverticules quelquefois assez considérables où s’engagent les calculs, ce qui constitue une difficulté pour leur recherche et surtout pour leur extraction. Il existe des cas où un de ces diverticulums est si développé que la vessie semble divisée en deux cavités : c’est la vessie en bissac.
3° Tunique interne ou muqueuse. — Blanche ou blanc-nacré chez l’adulte, elle devient grise ou même rosée chez le vieillard; quoique extrêmement mince, elle est cependant très-résistante. Elle se continue avec celle des uretères d’une part et celle du canal de l’urèthre d’autre part, et les inflammations de celle-ci peuvent se propager jusqu’à elle, dans la blennorrhagie, par exemple. Un tissu cellulaire très-lâche et trèsfin l’unit à la tunique musculaire, sur laquelle elle glisse et dont elle recouvre toutes les saillies et tapisse toutes les dépressions ; au niveau du trigone, muqueuse et musculeuse sont intimement unies et, dans les dissections, on les sépare difficilement Tune de l’autre. D’aspect absolument lisse, elle est entièrement dépourvue de papilles ou villosités. Cependant Ilenle dit avoir rencontré dans quelques vessies la membrane muqueuse munie de petites papilles, mousses et serrées, se prolongeant