C. Déplacements ou cystocèles (Voy. ce mot, t. X, p
D. Affections inflammatoires, c’est-à-dire les abcès, les gangrènes et les ulcérations (pour les autres inflammations, voir l’article Cystite de ce Dictionnaire (t. X, p. 661 et suiv.).
E. Affections nerveuses, telles les cystalgies, les paralysies, etc.
F. Affections organiques, dans lesquelles rentrent, avec les varices du col et l 'hypertrophie des parois, toutes les tumeurs et les tubercules de la vessie.
A. Vices de conformation. — A part quelques cas extrêmement rares d’ absence de la vessie (Fleury, Vost) et de vessie surnuméraire (Demandre) , les malformations congénitales du réservoir urinaire se réduisent à deux principales, Y exstrophie et les fistules ombilicales. Les faits de vessie double ou triple ne sont habituellement que des exemples de cellules et de poches vésicales considérablement développées.
I. Exstrophie de la vessie. — Ce vice de conformation de la vessie est caractérisé par l’absence de sa paroi antérieure, de façon que sa paroi postérieure vient former à l’hypogastre une sorte de tumeur arrondie, rougeâtre et plus ou moins saillante, d’où l’urine s’écoule incessamment.
Relativement rare, puisqu’elle ne s’observerait, paraît-il, qu’une fois sur 100 000 naissances environ (Puech), l’exstrophie vésicale est beaucoup plus fréquente chez les garçons que chez les filles dans la proportion de 6 ou 7 contre 1, d’après Le Dentu.
Pathogénie. — La théorie qu’ont défendue avec quelques variantes Chaussier, Breschet, Bonn, Duncan, Rose, Müller et Rokitansky, est la théorie de la rupture de la vessie, suite de rétention d’urine fœtale, due ordinairement à l’ imperforation de l’urèthre, et quelquefois à la noncommunication de la cavité vésicale avec le sinus uro-génilal (Bischoff, Reichert, Thiersch).
La seconde théorie est celle de Y arrêt de développement; entrevue par Meckel et Vrolik, elle a été différemment interprétée suivant les auteurs.