VICHY
n’est pas viable pour l’une des causes que nous avons précédemment étudiées. Comme on connaît, d’autre part, par tout ce qui précède, les difficultés que peuvent présenter la constatation et la preuve de la viabilité, on comprend aisément toutes les responsabilités qui incombent à l’expertise médico-légale dans la solution de questions touchant d’aussi près aux intérêts des familles, et, par suite, la nécessité qui s’impose au médecin de n’agir qu’avec la plus grande circonspection et après s’être entouré de toutes les lumières possibles. Avons-nous besoin d’ajouter que si, après avoir pesé dans son esprit toutes les raisons qui militent pour ou contre la viabilité, l’expert conservait quelque doute, il devrait se prononcer dans le sens le plus favorable au repos des familles, sans perdre de vue, d’ailleurs, que la présomption, dès qu'il y a eu vie, doit être toujours en faveur de la viabilité? (Briand et Chaudé.)
Hddellet, Viabilité du fœtus dans ses rapports avec la médecine légale, tbèse de Paris, an XI, 1803. — Cimüssier et Adelon, art. Monstruosités ( Diclionn . des sc. méd., t. XXXIV, Paris, 1819). — Fodéré, art. Viabilité et Vie (ibid, t. LVII, Paris, 1821). — Billard (C.), Dissert. méd.-Iég. sur la viab. consid. dans ses rapp. avec la pathol. des nouveaux nés, th. Paris, 1826. — Chadssier (Fr.), Mém. méd.-lég. sur la viab. de l’enfant naissant, Paris, 1826. — Gendrin (A. N.), Discussion méd.-lég. sur la viabilité (Trans. méd., t. III, p. 232, Paris, 1881). — Ollivier (d’Angers), art. Monstres, Monstruosités, Dict. en 30 «., t. XX, 1839. — Marc, art. Viabilité, Dict. en 30 vol., t. XXX, Paris, 1846. — Tardieu (A.) et Labgier (M.j, Contribution à l’histoire des monstruosités considérées au point de vue de la médecine légale (Ann. d’hyg. et de méd. lég., Paris, 1874). — Ahlfeld, Arch. fur Gynàk., BandVIII, p. 194, 1875. — Fehling, Die Sterfontanellen und der Horizontalumfang der Schâdels (Arch. fur Gynàk., B. VII, p. 506, 1875). — Polaillon (J.-B.), Rapport sur un cas de viabilité (Ann. d’hyg. publ. et de méd. lég., 2* série, t. XLVII, p. 555, Paris, 1877). — Fochier, Appréciation de la viabilité en médecine légale ( Lyon méd., 1878, et Journal de méd. et de chir. prat., Lucas-Championnière, t. XLIX, 5e série, p. 20, Paris, 1878). — Consulter en outre les différents traités de médecine légale : Fodéré, Devergie, Legrand dd Sadlle, Briand et Chaodé, Casper, Taylor, trad. par Coutagne, et Hofhann, traduit par Emmanuel Lévi, Paris, J. B. Baillière, de physiologie, d’embryologie, d’accouchements et de pathologie externe générale et infantile.
Maurice Laugier.
VICHY (Allier, arrondissement de Lapalisse), 560 kilomètres de Paris, chemin de fer du Bourbonnais, par Nevers et Moulins; altitude 245 mètres; eaux bicarbonatées sodiques fortes, température de 14 à 45°.
Située sur la rive droite de l’Ailier, la station thermale à laquelle la ville de Vichy (commune de 9000 habitants) doit sa notoriété était connue du temps des Romains, comme en témoignent les débris d’antiquités recueillis à diverses époques, ainsi que la voie romaine dont il reste des traces. A peu près complètement tombée dans l’oubli depuis lors, elle n’a recommencé à exister qu’au seizième et surtout au dixseptième siècle où les charmantes lettres de Mme de Sévigné montrent un commencement de vogue pour cette localité thermale. A la fin du dix-huitième siècle, on ébauche sous le nom de Maison du Roi un embryon d’établissement, qui fait place quarante à cinquante ans plus tard à une partie de celui qui depuis, très-agrandi, constitue l’Établissement thermal actuel. C’est ainsi que la station de Vichy est devenue assez