‹ Nouveau dictionnaire de médecine de chirurgie pratiques, illustré de figures intercalées dans le texte, sous la direction du Dr Jaccoud. Tome 35 (volume 3)Chapitre 10 sur 117 · TAILLE. — D£FINITIO.\. SYNONYMIE. HISTORIQUE · texte numérisé non relu

TAILLE. — D£FINITIO.\. SYNONYMIE. HISTORIQUE

préparations il suffit d’une très-minime quantité de matière, qu’on laisse plusieurs heures en contact avec de l’eau, et qu’on dissocie ensuite avec des aiguilles.

Les petits morceaux d’os qui peuvent se rencontrer mélangés au tissu cellulaire ou à la substance cérébrale se reconnaissent presque toujours à l’œil nu.

Ch. Robin et Tardieh, Mémoire sur quelques applications nouvelles de l’examen microscopique à l’étude des diverses espèces de taches (Annales d’hygiène publ. et de méd. lég., 2' série, t. Xni, p. 417). — L.issiiGXE, Nouvelles recherches sur les taches de sang déposées sur les lames de fer et d’acier, etc. (Mme recueil, 2' série, t. V, p. 197). — Lesüeuh et Cii. Robin, Note sur les caractères distinctifs des taches de sang produites sur un instrument couvert de rouille (Même recueil, 2" série, t. XII, p. 150). — L.assaigsie, Des moyens de reconnaître et de distinguer les taches de vin sur les linges blancs d’avec les taches analogues produites pair des jus de fruits rouges (Même recueil, 2* série, t. VII, p. 125). — Robin (Ch.), Mémoire sur l’examen médico-légal d’une tache considérée comme dénaturé sanguine et qui renfermait du tissu adipeux humain (Même recueil, 2® série, t. X, p. 409). — Lassaigue, considérations sur les caractères chimiques des taches de matière cérébrale (Même recueil, 2' série, t. III, p. 442). — Gosse (Hippolyte), Des taches au point de vue médico-légal, î thèse pour le doctorat, Paris, 1863. — Beauregard et Galippe, Guide de l’élève et du praticien pour les travaax pratiques de micrographie, Paris, 1880.

Voyez aussi les divers Traités de médecine légale.

Ch. ViBERT.

TÆKIA. Voy. Entozoaires, t. XIII, p. 326.

TAIE. Voy. Cornée, t. IX, p. 468.

TAILEE. — Définition. Synonymie. — La taille est une opération qui consiste à aller chercher et extraire les calculs de la vessie à travers une incision faite aux parties molles.

L’usage a consacré le mot taille, malgré le vague de l’expression et en dépit de quehjues tentatives faites pour le remplacer. Le nom de lithotomie n’a pas fait fortune et du reste il ne s’applique qu’à un temps particulier et peu usité de l’extraction du calcul, sa section intra- vésicale ; celui de (■ystotomie, bien composé et visant le temps principal de l’opération, la section de la vessie, n’est pasgénéralementadopté.Il a été repris et défendu avec talent dans un excellent article de Chauvel. Quand l’opération a pour but l’extraction d’un calcul vésical, nous lui préférons le mot taille, la cystotomie étant une opération dans laquelle on s’est proposé quelquefois un autre but que l’extraction d’un corps étranger, comme, par exemple, l’exploration de la cavité vésicale ou le soulagement des douleurs de certaines cystites chroniques ou cystalgies.

Dans ces dernières années, le mot taille semble même avoir repris une nouvelle faveur, car on l’a appliqué à l’ensemble des manœuvres destinées à extraire un corps étranger de cavités autres que la vessie, et le nom de taille articulaire est entré facilement dans le langage chirurgical.

Historique. — La taille a toute une histoire facile à suivre à travers les siècles, grâce aux nombreux écrits qu’elle a toujours eu le privilège de faire naître à chaque âge ; la simple analyse des documents transmis sur ce sujet constituerait un travail qui ne rentre ni dans les limites ni dans le but du présent ouvrage. Il nous suffira d’esquisser à grands traits

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les périodes el les vicissitudes par lesquelles a passé cette opération, de marquer les étapes qu’elle a successivement franchies depuis la plus haute antiquité jusqu’à nos jours, et de signaler les grands noms qui s’attachent à chacune d’elles.

On peut, sans établir de divisions trop artificielles, étudier la taille dans quatre périodes :

1° Dans l’antiquité ;

2° Dans les temps modernes étendus depuis la Renaissance jusqu’au dix-huitième siècle et surtout dans le courant du seizième et du dixseptième siècle ;

3“ Depuis le commencement du dix-huitième siècle jusqu’à ces dernières années ;

4° Dans la période contemporaine.

1“ Dès la i)lus haute antiquité, la taille semble avoir été pratiquée par des opérateurs spéciaux dont les procédés sont restés inconnus, ne jouissant que d’une médiocre considération et auxquels l’opération ne donnait sans doute que de rares succès, car Hippocrate ne parle de la taille que pour la proscrire et faire jurer à ses élèves de ne pas la pratiquer.

Il faut arriver à Celse, au premier siècle de notre ère, pour trouver de l’opération une description restée longtemps classique sous le nom de taille par le petit appareil ou méthode de Celse. Celse précise l’âge de l’opéré, qui doit être compris entre neuf et quatorze ans, décrit sa position sur les genoux d’un ou de plusieurs aides qui le maintiennent solidement, l’introduction de deux ou trois doigts dans le rectum pour propulser la pierre, et l’incision extérieure que l’examen approfondi des textes a démontrée être faite transversalement et sur la pierre sentie à travers le périnée.

Au septième siècle, Paul d’Égine modifie le procédé. Comme Celse, il conseille l’introduction des doigts dans le rectum pour amener la pierre au col de la vessie, mais, au lieu de l’incision transversale, il veut une incision oblique partant à gauche du raphé, sans préciser plus que son prédécesseur le siège de l’incision profonde de la vessie. Il étend le champ de l’opération par l’application de son procédé aux adultes et aux vieillards, en notant chez eux des difficultés plus grandes et des risques plus graves que chez les enfants.

Dans les deux procédés, l’incision se faisait sur la pierre que l’on cherchait à fixer dans le col de la vessie à l’aide des doigts introduits dans le rectum ; dans l’un, la section des parties molles était transversale (Celse) ; dans l’autre, elle était latérale gauche (Paul d’Égine). Les deux procédés ont été longtemps confondus; le vrai caractère de ta taille de Celse a été seulement établi au commencement de notre siècle par P.-A. Béclard (1813) et Turck (1818).

Pendant une longue suite d’années, la taille fut exécutée par l’un ou l’autre de ces procédés, surtout par celui de Paul d’Égine repris par les médecins arabes ; dans tout le moyen âge elle est pratiquée de cette façon par des lithotomistes ambulants, et les grands chirurgiens de l’époque,

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