‹ Nouveau dictionnaire de médecine de chirurgie pratiques, illustré de figures intercalées dans le texte, sous la direction du Dr Jaccoud. Tome 35 (volume 3)Chapitre 106 sur 117 · TOUX. — DE LA TOUX PAR EXCITATION DD PNEUMOGASTRIQUE · texte numérisé non relu

TOUX. — DE LA TOUX PAR EXCITATION DD PNEUMOGASTRIQUE

l’excitation 1“ des rameaux terminaux ; 2° du tronc ; 3° des noyaux d’origine de ces nerfs et du centre respiratoire.

L’observation clinique nous oblige à admettre que l’acte réflexe qui constitue la toux peut avoir son point de départ dans une autre partie du système nerveux n’ayant avec le nerf vague aucune connexion apparente ; on a vu la toux survenir à la suite de l’irritation des nerfs dentaires, des nerfs utérins, de la moelle cervicale; dans ces cas on est bien obligé d’admettre jusqu’à nouvel ordre une corrélation inexplicable, une sympathie entre ces parties de l’appareil nerveux et le segment de la moelle d’où émergent les nerfs des muscles expirateurs : nous sommes donc conduits à étudier dans un chapitre spécial ces variétés de toux auxquelles on pourrait réserver exclusivement le nom de toux sympathiques.

1. De la toüx par excitation du pneumogastrique. — Toux par excitation des rameaux terminaux. — Nous allons étudier dans ce chapitre les variétés de toux qui surviennent dans les maladies de l’appareil respiratoire, celles qui succèdent aux maladies du larynx et celles qui relèvent d’une excitation des branches cardiaques ou abdominales du nerf. Nous sommes donc conduits à faire deux sous-divisions : a, toux par excitation du pneumo ga.strique respiratoire (rameaux laryngo-pulmonaires); h. toux par excitation dos rameaux extra-pulmonaires ou cardio-abd ominaux .

A. Toux par excitation du pneumogastrique respiratoire. — Une lésion quelconque de la muqueuse laryngo-trachéo-bronchique détermine habituellement l’apparition de la toux. La sensibilité de cette muqueuse va en diminuant depuis le larynx jusqu’aux dernières ramifications bronchiques, mais elle s’exalte sous l’influence de la congestion et de l’inflammation.

La toux des affections laryngées présente les variétés les plus grandes : tantôt rauque,- ronflante, tantôt aboyante, tantôt aiguë, stridente, elle est dan.s d’autres cas sourde et éteinte; ce dernier caractère est dû à l’épaississement des cordes vocales et à leur rapprochement. Elle est souvent quinteuse, spasmodique ; les quintes durent longtemps et sont précédées le plus souvent par un chatouillement laryngé; elles se produisent particulièrement au réveil et sont suivies de l’expulsion de crachats peu abondants, tantôt muco-purulents , tantôt simplement muqueux, perlés, caractéristiques.

La toux laryngée est provoquée par les mouvements de déglutition ou par une excitation très-légère, souvent inappréciable ; elle s’accompagne fréquemment de spasmes de la glotte donnant lieu à des accès de suffocation, c’est ce qui se passe dans la laryngite striduleuse, dans la laryngite pseudo-membraneuse et quelquefois même dans la laryngite simple.

Parmi les toux laryngées nous signalerons plus particulièrement celles des laryngites slriduleuses et pseudo-membraneuses et celle des laryngites ulcéreuses, entre lesquelles là phthisie laryngée tient le premier rang.

La toux de la laryngite striduleuse est haute, sonore, aboyante.

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