‹ Nouveau dictionnaire de médecine de chirurgie pratiques, illustré de figures intercalées dans le texte, sous la direction du Dr Jaccoud. Tome 35 (volume 3)Chapitre 107 sur 117 · TOUX. - DE I,A TODX PAR EXCITATION DD PNEDÎIOGASTRIQÜE · texte numérisé non relu

TOUX. - DE I,A TODX PAR EXCITATION DD PNEDÎIOGASTRIQÜE

éclatante ; elle est remarquable par sa fréquence et par son début brusque pendant le sommeil dans la plupart des cas.

Dans le croup la toux est souvent au début rauque et assez sonore, mais, dès que des fausses membranes un peu épaisses ont recouvert les cordes vocales, la toux perd sa sonorité, elle devient basse, étouffée, éteinte, et de plus elle est rare, tous caractères qui la différencient nettement de la toux de la laryngite striduleuse. Les inspirations qui succèdent à chaque secousse produisent un sifflement strident tout particulier.

Nous appellerons encore l’attention sur la toux rare et sèche des épiglottites et de V œdème de la glotte. Ces formes de ta laryngite supérieure excitent très-peu la production du symptôme que nous étudions.

La toux de la laryngite glanduleuse chronique est remarquable par sa brièveté; c’est la toux réduite au minimum, si l’on peut ainsi parler; elle ne semble être qu’un simple effort destiné à expulser les rares mucosités qui tapissent le larynx, et se traduit par le son du mot « Hem ».

La toux de la phthisie laryngée mérite d’être étudiée avec quelques détails.

La toux est persistante dans la phthisie laryngée, non pas en tant qu’affection laryngée, disent certains auteurs, mais bien parce qu’elle s’accompagne, règle générale, de tuberculisation pulmonaire; d’ailleurs elle manque quelquefois totalement (Peter, Krishaber). Quoi qu’il en soit, on sait que Trousseau et Belloc ont donné à cette toux la dénomination à' éructante, car il semble que les malades se livrent à des efforts d’éructation. La pathogénie en est facile à fournir. A travers l’orifice glottique mal clos à cause des ulcérations si fréquentes de la muqueuse et de la parésie des replis thyro-aryténoïdiens. Pair s’engage et fait vibrer les lambeaux de ces ulcérations, d’où le bruit sourd, étouffé, tout à fait comparable à une éructation.

Toux des trachéites et des bronchites. — Cette variété de toux est celle que l’on observe le plus communément. Au début de l’inflammation catarrhale des voies aériennes la toux est sèche et courte, peu fréquente; à mesure que la phlegmasie fait des progrès la toux devient fréquente, douloureuse, avec des sensations pénibles de chatouillement, de picotement, de déchirure, de brûlure dans la trachée, les bronches et le larynx ; le malade ressent de l’oppression et il expectore avec de violents efforts quelques mucosités, tantôt épaisses, tantôt très-fluides. Cette toux de la première période des trachéo-bronchites a été appelée toux à'irritation. Quand le catarrhe arrive à la seconde période ou période de maturité, la toux change de caractères, elle devient facile, peu douloureuse, et provoque l’expectoration de nombreux crachats mucopurulents ; on dit alors que la toux est utile, expectorante. Celte toux s’observe aussi dans les bronchites chroniques, dans la pneumonie à la période de résolution et dans la phthisie pulmonaire à la période de ramollissement.

On s’est demandé quelle influence les sécrétions bronchiques exerçaient sur la production de la toux. Les mucosités agissent-elles comme

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