TOUX PAR EXCITATION DU PNEUMOGASTRIQUE
TOCX. — DE LA
bronches par les matières sanieuses et putrides provenant du foyer du sphacèle.
Dans les hémorrhagies pulmonaires sous forme d’infarctus ou d’infiltration, dans les pneumonokqnioses, dans le cancer du poumon, la toux est d’une fréquence très-variable, elle ne constitue pas un symptôme important de ces maladies, elle manque dans leur première période et ne survient que tardivement, alors que se sont produits des phénomènes d’inflammation du parenchyme pulmonaire ou de ramollissement du néoplasme.
L’emphysème du poumon non compliqué de bronchite ne provoque pas la toux, mais, comme il existe dans la plupart des cas une bronchite concomitante, ce symptôme se produit sous forme de quintes fatigantes suivies d’une expectoration muqueuse, tantôt fluide, tantôt visqueuse et tenace, tantôt muco-purulente.
Maladies parasitaires du poumon. — Nous avons dit que la coqueluche avait été considérée comme une maladie parasitaire ; l’étude de la plupart des autres parasites du poumon et des bronches {aspergillus, sarcius, oïdium albicans, bactericus, leptoihrix) a été faite à l’article PoDMON, t. XXIX,' p. 540 ; nous signalerons seulement l’existence de ce symptôme dans l’hydatide du poumon ; au début de cette affection la toux est sèche, quelquefois quinteuse, plus tard, au moment de la rupture des poches kystiques, la toux est suivie d’une vomique ou d’une expectoration constituée par le liquide du kyste, par des vésicules ou des membranes hydatiques.
Toux pleurétique. — La toux accompagne habituellement la pleurésie ; elle est sèche, courte, fréquente, entravée par le point de côté; on l'observe surtout pendant la première période de la maladie ; elle s’apaise ensuite peu à peu, et l’on voit des malades porteurs de grands épanchements pleuraux qui ne toussent qu’à [l’occasion d’un mouvement, d’une forte inspiration ou du décuhitus sur le côté malade : il n’existe donc aucune relation entre l’abondance de l’épanchement et la fréquence de la toux ; ce phénomène morbide paraît être influencé surtout par l’intensité du processus inflammatoire et parla coexistence d’une congestion pulmonaire ou d’un certain degré de bronchite.
Peter a fait une étude attentive de la toux pleurétique ; voici lei’ésumé de ses observations : la toux de la pleurésie est une toux sans but, c’està-dire sans expectoration; elle survient particulièrement lorsqu’on fait déplacer assez brusquement le malade; celui-ci est alors pris d’une petite toux qui bientôt s’exagère et secoue le patient pendant quelques minutes; ces caractères sont assez tranchés dans quelques cas pour permettre de diagnostiquer la pleurésie sans autre examen. Cette toux petite, sèche, avortée, mobile, n’appartient qu’aux faibles épanchements, facilement déplaçables, constitués par un liquide séro-fibrineux.
Dans les cas de perforation pulmonaire ayant donné issue au liquide d’une pleurésie ou à celui contenu dans une cavité voisine (kyste, abcès du foie, etc.), la toux est très-fréquente, incessante, avec sentiment de