TOUX. — DE LA TODX PAR EXCITATION DD PNEDMOGASTRIQDE
d’afQrmer que dans ces cas il n’existe aucune lésion secondaire ou concomitante du bulbe ou de la moelle. Cette toux ne présente du reste aucun caractère particulier.
Toux spinale par excitation directe de la moelle cervicale. — L’irritation pathologique d’une partie de la moelle cervicale est susceptible de réagir sur les centres d’innervation des muscles expirateurs et de provoquer la toux. Malinckrodt (cité par Spring) rapporte qu’un homme tort, jouissant pour le surplus d’une bonne santé, souffrait de violents accès de toux convulsive qui survenaient spontanément, mais qui pouvaient aussi être déterminés par la pression sur la colonne vertébrale, entre la deuxième et la quatrième vertèbre cervicale, par un léger attouchement de l’épigastre ou de l’épaule gauche et enfin constamment par le rire.
Dans la myélite chronique cervicale transversale, Charcot a observé la toux et la dyspnée. Le même auteur (p. 154) signale tout spécialement la toux comme un symptôme de la compression des régions supérieures de la moelle épinière ; on peut la voir paraître longtemps avant la paraplégie. Quand il existe en même temps des douleurs névralgiques dans la partie supérieure du thorax et un certain degré d’amaigrissement, on a pu croire à une phthisie commençante.
Toux bulbaire. — La plupart des maladies du bulbe rachidien ne présentent pas la toux parmi leurs symptômes ; on ne l’observe jam.ais notamment dans la paralysie, la bioglosso-laryngée, ce qui s’expliquerait d’après Krishaber par la disparition hâtive de la sensibilité du larynx.
La seule maladie avec lésions bulbaires dans laquelle on ait signalé à plusieurs reprises l’existence de la toux est V ataxie locomotrice progressive. Féréol a rapporté (Soc. méd. des hôp., 1868) cinq observations de toux spasmodique coqueluchoïde dans le cours du tabes dorsal ; malheureusement la vérification anatomique a manqué et on ne sait au juste queile lésion bulbaire on doit admettre ; antérieurement Cruveilhier, ayant pratiqué l’autopsie dans un cas analogue, constata une induration grise et complète des corps restif ormes. Plus près de nous, en 1875, Jean a résumé dans les bulletins de la Société anatomique une observation intéressante. Il s’agit d’une malade présentant des quintes de toux rauque, suffocante, convulsive, constituée par des séries d’expirations rapides séparées par une inspiration bruyante, sifflante, très-prolongée, indiquant une contraction spasmodique très-énergique de la glotte. Ces quintes se produisaient jour et nuit, tantôt spontanément, tantôt sous l’influence d’un courant d’air ou de l’ingestion des aliments. A l’autopsie on constata une atrophie des racines du pneumogastrique gauche, une atrophie avec induration grise des pyramides postérieures et un petit foyer de ramollissement dans le corps restiforme gauche. Jean admit par induction une atrophie des noyaux d’origine du nerf vague gauche qui était atrophié dans la plus grande partie de son étendue. Une communication orale de Jean nous permet de dire que l’examen histologique n’a fait constater aucune lésion dans les noyaux d’origine du nerf vague; mais, d’autre part.