TENDON. — DÉVELOPPEMENT
Quand le tendon possède un mésotendon, on voit très souvent 5 à 6 tubes nerveux accompagner le petit faisceau vasculaire qui rampe dans le repli séreux et se jeter ensuite dans le tissu péritendineux.
Malgré cette richesse relative en tissu nerveux, les tendons ne sont guère sensibles, et il est probable que les nerfs qui les parcourent sont des nerfs purement trophiques, c’est-à-dii’e présidant à la nutrition.
Développement. — Les tendons se développeraient d’après Ch. Robin et Cadiat de la façon suivante :
Sur un embryon de mouton de 4 à 5 centimètres de long, ils sont composés de cellules fusiformes placées bouta bout. Ces cellules possèdent plusieurs noyaux tous entourés d’une substance protoplasmique. Le nombre des noyaux indique déjà sans contestation l’activité de la cellule. Sur des embryons de 6 à 7 centimètres de long, les cellules fusiformes ou corps fibroplastiques sont séparés les uns des autres par des faisceaux de tissu lamineux; quelquefois les corps fusiformes forment de véritables cylindres autour desquels se développent des faisceaux de fibres laraineuses qui ne sont autres que des fibres tendineuses. Ce sont les amas grenus qui entourent les noyaux des corps fibroplastiques qui sont le point de départ de la génération des fines fibres tendineuses ; on en voit naître d’un amas de 4 à 6. Peu après la genèse des fibrilles on voit apparaître les fibres élastiques.
Cependant les corps fusiformes ou plutôt les noyaux qui ont servi à la génération des fibres lamineuses deviennent étroits et allongés, irréguliers et dentelés, tandis que les corps fusiformes qui n’ont pas servi sont englobés dans la masse des fibrilles tendineuses et vont donner lieu, d’après Legoff et Ramonat, à tous les aspects variables sous lesquels se présente la cellule tendineuse.
D’après Ranvier la substance tendineuse peut aussi se développer aux dépens de la substance cartilagineuse, comme il le démontre en pratiquant des coupes sur le calcanéum muni du tendon d’Achille d’un lapin nouveau-né. La substance cartilagineuse fondamentale se continue sans ligne de démarcation avec les faisceaux tendineux ; les cellules de cartilage libres de leur capsule redeviennent embryonnaires entre les faisceaux de fibrilles et constitueront les cellules tendineuses. Ranvier se montre partisan de la théorie qui admet que les fibrilles du tissu conjonctif se forment en dehors des cellules du tissu conjonctif et que celles-ci ne les constituent pas par une transformation directe de leur substance. 11 explique par le développement des tendons aux dépens du cartilage la présence de cellules cartilagineuses encapsulées entre les faisceaux des tendons, et la facile ossification de ceux-ci au niveau de leurs insertions sur les os.
Il nous reste à montrer maintenant quelles sont les connexions des tendons d’un côté avec les muscles, de l’autre avec les parties sur lesquelles ils vont s’insérer et qui sont des aponévroses, des parties fibreuses (sclérotique), des cartilages, des os.
Connexions des tendons avec les muscles. — Les muscles possèdent