TENDON. — DES LÜXATIOKS DES T
niers dans le service de notre maître Gosselin, rechercha tous les cas existant de cette lésion et fit de leur étude l’objet de sa thèse inaugurale (Paris, 1875).
Depuis plusieurs observations ont encore été publiées, -celles de Gillet de Grandmont, de Daniel Mollière, de Vertheimer. Tout récemment Maydl a présenté à propos d’un fait intéressant des considérations sur un nouveau procédé de réduction et de. maintien des tendons péroniers latéraux luxés.
Ce que nous venons de dire de l’histoire de cette lésion nous montre déjà qu’elle semble atteindre de préférence les tendons péroniers ; elle a encore été observée sur le tibial postérieur, sur le long chef du biceps huméral.
Elle se produit généralement sous l’influence d’un traumatisme intense du pied ou du membre supérieur assez fort pour déchirer la gaîne qui alors ne maintient plus le tendon.
D’après Blanluet, le mécanisme de la luxation des péroniers s’expliquerait par le traumatisme intense rompant la gaîne fibreuse en même temps que se produit une contraction énergique des péroniers qui tend à ramener dans la rectiligne les deux côtés de l’angle obtus que forment leurs portions pédieuse et rétro-malléolaire. Vertheimer pense que laluxation est produite par un mouvement d’adduction forcée du pied ; son malade sauta brusquement à bas de cheval pour courir. Dans le cas de Gillet de Grandmont la luxation paraît due à la violence portant sur le ligament annulaire externe et à l’effort fait par le cavalier pour s’y soustraire. Il avait été serré violemment par son cheval contre un mur. Le blessé de Mollière tomba du haut d’un arbre.
Les luxations des tendons s’observant très-rarement, le nombre des observations connues est relativement très-restreint ; elles sont quelquefois accompagnées d’entorses, de lésions des parties molles, contusions ou autres qui peuvent les masquer par le gonflement qu’elles déterminent. C’est la luxation des péroniers qui a été le mieux étudiée au point de vue anotomo-pathologique. 11 semble résulter des deux faits que les tendons s'e luxent souvent ensemble ; quand il n’y en a qu’un de déplacé, c’est celui du long péronier latéral.
Signes. — Les signes de la Inxation tendineuse sont les suivants ;
Au moment de l’accident les malades ont la sensation d’un déchirement très-doulonreux, quelquefois même ils perçoivent comme un claquement ; la douleur est vive et subite et a été comparée soit à celle d’une raie de feu, à celle d’un coup de pied violent ou encore d’un fort coup de fouet. Cette douleur déchirante ne dure pas très-longtemps avec la même intensité ; elle diminue bientôt et quelquefois si bien que le blessé peut se servir de son membre, marcher dans les cas de luxation des péroniers : témoin le blessé de Jarjavay qui vint à pied au bureau central.
Le plussonvent cependant le malade ne peut se servir de son membre. La douleur est surtout localisée au niveau de la déchirure de la gaîne fibreuse qui maintenait le tendon, derrière la malléole externe dans les