‹ Nouveau dictionnaire de médecine de chirurgie pratiques, illustré de figures intercalées dans le texte, sous la direction du Dr Jaccoud. Tome 35 (volume 3)Chapitre 39 sur 117 · TENDON. — DES LDXATIOIVS DES T · texte numérisé non relu

TENDON. — DES LDXATIOIVS DES T

cas de luxation des péroniers, au niveau de *la partie antérieure de l’épaule quand il s’agit d’une luxation bicipitale.

Quand on examine la région lésée, on trouve la loge occupée par les tendons abandonnée : ainsi il existe un vide derrière la malléole externe, quand les péroniers sont luxés; la pression y est excessivement douloureuse. Au devant de la malléole on trouve deux cordons lisses l’oulant sous le doigt qui ne sont autres que les deux tendons déplacés ; toute la région est ecchyrnosée, pour peu que l’on arrive quelque temps après l’accident. L’épanchement de sang est quelquefois considérable. Chez un malade de Demarquay il remplissait tout l’espace compris entre le tibia et le tendon d’Achille.

Quand le gonflement n’est pas trop considérable on voit le relief formé par les tendons anormalement situés et surtout on sent ceux-ci se tendre, quand on éloigne leurs points d’insertion. Ils peuvent être déplacés latéralement.

Quelquefois le gonflement est tellement fort qu’il masque les saillies tendineuses ; dans ces cas ce n’est que lorsqu’il commence à diminuer, vers les septième ou huitième jours, que la lésion apparaît avec netteté. On peut facilement réduire la luxation, mais, comme nous le veri’ons, il n’est pas aussi facile de la maintenir ; au moindre mouvement le tendon glisse sur les surfaces osseuses et vient reprendre sa position anormale.

Tous ces faits sont facilement constatés pour les péroniers, le tibial postérieur ; il n’en est plus de même quand il s’agit d’un tendon profond comme celui du biceps ; dans ces cas il est beaucoup plus difficile de se rendre compte des phénomènes que nous venons de signaler; quand on n’intervient pas, la luxation ne se réduit pas ou du moins se reproduit au moindre mouvement, à la moindre contraction musculaire.

. Legouest rapporte l’histoire d’un blessé atteint de luxation des péroniers latéraux et d’un spasme des muscles qui faisait alternativement sortir et rentrer les tendons dans leur gouttière avec un bruit de claquement qui gênait le malade et ses voisins. La réduction ne put être maintenue.

Quand la luxation est bien traitée par le repos et les appareils convenables, elle guérit généralement en cinq ou six semaines au plus et le malade recouvre les fonctions de son membre, quoique souvent cependant il lui reste un peu de raideur.

Mais il est des cas où la réduction ne peut être maintenue, alors la lésion est très-grave pour la marche et le fonctionnement pliysiologique de l’extrémité luxée. Entre ces deux ordres de faits se placemne catégorie intermédiaire dans laquelle la réduction est obtenue difficilement, et le chirurgien est obligé de réduire plusieurs fois avant d’obtenir un résultat satisfaisant. Malgré tout il ne faut pas, comme le dit le professeur Gosselin, désespérer trop tôt.

Gomment se fait la guérison ? Y a-t-il cicatrisation des bords de la gaine ou bien la réduction est-elle maintenue par la production d’adhérences entre les parois séreuses et le tendon? Notre maître le professeur Gosselin

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