‹ Nouveau dictionnaire de médecine de chirurgie pratiques, illustré de figures intercalées dans le texte, sous la direction du Dr Jaccoud. Tome 35 (volume 3)Chapitre 51 sur 117 · TÉTANOS. — DIVISION · texte numérisé non relu

TÉTANOS. — DIVISION

rictés, dans ses symptômes, le médecin doit saisir les indications d’une thérapeutique active. l’École moderne, histologique et physiologique, aura le mérite d’avoir ajouté aux notions hippocratiques anciennes de la clinique pure des données précises qui permettent de combattre, souvent avec un résultat évident, les symptômes les plus dangereux de cette redoutable affection.

Division. — La division la plus ancienne du tétanos était déjà basée sur la forme de la maladie, sur la localisation des contractures et l’attitude des malades. Le trismus, l’opisthotonos, l’emprosthotonos, indiquaient la contracture de la mâchoire, des muscles de la nuque, et celle de la partie antérieure du tronc. A ces trois variétés s’est ajoutée plus tard le pleurosthotonos, inclinaison latérale.

Bonnes pour résumer l’état des muscles envahis, qui se prennent souvent d’emblée ou successivement, ces divisions méritent cependant, malgré leur dénomination bizarre, d’être conservées. Elles ont été discutées en partie par Rose, dans un article dont nous aurons souvent à parler (Pithaet Billroth, Chirurgie, Band II, Abt.II). Le chirurgien deBaleémet des doutes sérieux sur l’existence de l’emprosthotonos et du pleurosthotonos : il ne croit pas qu’il y ait lieu de maintenir ces quatre divisions. Mais en relisant les observations de Larrey, en compulsant celles qui pîtraissent chaque jour dans la presse médicale, il faut avouer que, si les deux dernières variétés incriminées par Rose sont rares comme faits isolés, elles sont assez fréquemment assemblées au trismus.

Dans cette division du tétanos d’après la forme de la contracture, nous nous demandons pourquoi l’école clinique a oublié la forme dysphagique, hydrophobique, depuis longtemps signalée et dont Verneuil a si bien étudié le mécanisme en 1876. Elle donne en effet un caractère tout particulier à la physionomie de la maladie et mérite au moins une mention comme le trismus.

La marche de l’affection a donné lieu à une grande division parfaitement justifiée : Tétanos aigu, Tétanos chronique; puis, comme le premier est presque toujours mortel, et le second souvent curable, ces dénominations ont été bientôt remplacées parcelle de Tétanos aigu, gravis, lethalis, immediatus, et'àeTetanos chronicus,mitis, levior.

Si nous nous adressons à l’étiologie de la maladie, d’autres divisions se présentent encore : le tétanos peut se déclarer avec une plaie comme agent de l’irritation nerveuse. C’est le Tétanos traumatique, et dans ce cas encore il sera Tétanos traumatique, aigu, gravis, ou Tétanos traumatique, chronique, léger. Sans plaie extérieure, le tétanos, reconnaissant le plus souvent l’influence du froid comme origine, est appelé Tètonos à frigore, rhumatismal. Alors la confusion commence à s’établir pour la dénomination du tétanos survenu chez un malade dont la plaie est cicatrisée ; est-ce un tétanos traumatique, ou un tétanos rhuma tismal? L’hypothèse d’une complication rhumatismale n’étant pas souvent facile à établir, la dénomination de Tétanos spontané a été aussi adoptée. Cette affection à frigore est en résumé assez rare dans nos pays, tandis

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