THYROÏDE. — ANATOMIE DO CORPS
loppe longtemps niée, mais réelle, enveloppe cellulo-fibreuse lui formant une véritable capsule; disposition mise à profit dans le procédé d’énucléation, d’évidement, de Kocher, répété par Tillaux, et qui consiste dans la thyroïdectomie à séparer la tumeur de la capsule fibreuse qui forme comme une poche évidée au fond de la plaie, circonstance qui rendrait facile l’hémostase par tamponnement de la poche et qui s’opposerait dans une certaine mesure aux fusées purulentes, si redoutables dans l’extirpation ordinaire.
Cette capsule s’épaissit pour former trois ligaments signalés pour la première fois par Wentzel Gruber et distingués par eux en latéraux et médians.
Les deux ligaments latéraux s’insèrent au bord inférieur du cartilage cricoïde, depuis le milieu de sa face postérieure jusqu’au bord latéral du muscle crico-thyroïdien, quelquefois même au premier et au deuxième anneau de la trachée ; ils viennent se fixer au bord postérieur de ces lobes vers leur moitié inférieure et s’unissent là à la capsule celluleuse de la glande : ils semblent contribuer à former quelques-unes des travées conjonctives de la glande. Le ligament moyen, plus important, naît du bord inférieur du cartilage cricoïde et gagne l’isthme de la glande ou le lobe moyen quand il existe. Ce ligament se continue quelquefoisjusqu’au cartilage thyroïde et même jusqu’à l’os hyoïde.
Ce sont là les ligaments principaux de fixité du corps thyroïde, mais il en est d’autres sur lesquels nous appelons l’attention. Nous avons constaté plusieurs fois que des cornes supérieures du corps thyroïde (sommet des lobes latéraux) partaient deux prolongements fibreux qui, se dirigeant en haut, allaient se confondre avec la gaine tangentielle des gros vaisseaux du cou, au niveau de la bifurcation de la carotide primitive, et se jetaient ensuite sur l’aponévrose prévertébrale avec laquelle elles se continuaient.
En répétant ces observations gur plusieurs sujets de l’École pratique nous ne tardâmes pas à remarquer que ces trousseaux fibreux semblaient suivre l’artère thyroïdienne supérieure : on pourrait donc dire que l’artère thyroïdienne supérieure est accompagnée par une expansion fibreuse qui devient un véritable ligament de suspension du corps thyroïde. — Dans une de nos dissections même nous avons trouvé une disposition semblable pour l’artère thyroïdienne inférieure ; mais ce fait est rare.
Une question différemment résolue par les auteurs d’anatomie est la suivante : Quelles sont les connexions de la capsule thyroïdienne ? Estelle une dépendance de l’aponévrose moyenne du cou, ou de l’aponévrose prévertébrale? Pour Sappey, elle se continue en bas avec l’aponévrose cervicale moyenne et en arrière elle se replie sur la*paroi postérieure du pharynx et se continue avec elle-même pour embrasser toute la circonférence de ce conduit.
Variétés de configuration. — Il n’est pas rare de trouver deux corps thyroïdes dissemblables (en dehors de l’état de maladie, bien entendu).
Ces variétés portent sur les lobes, l’isthme et la pyramide de Lalouette :