TONIQUES. — DES AGEMTS DE LA MÉDICATION TONIQUE
robes, donne le groupe des toni-purgatifs, comprenant surtout l'aloès, la rhubarbe et leurs nombreuses préparations.
3° Toniques excitants. — L’excitation n’est qu’un effort vivement sollicité pour répondre à un besoin immédiat, et quelquefois pour parer à un danger imminent. C’est la mise en jeu des forces radicales en réserve, au moyen de substances faisant l’office du coup de fouet, qui ne diffèrent des toniques dynamiques que par une action plus énergique, plus fugitive et plus manifeste. Tandis que les dynamiques s’adressent à l’adynamie, les excitants conviennent plutôt dans une soustraction rapide des forces, dans l’algidité chlolérique, ou par refroidissement. Le calorique est le meilleur moyen à employer en pareil cas ; air chaud, bains chauds, boissons chaudes, frictions sèches, etc. Puis vient le vin qu’il ne faut pas confondre dans ses effets avec l’alcool massif ; de même l’opium à petites doses, dont Brown a pu dire : « Opium, meherclè! non sedat; et tous les excitants diffusibles, en général : ammoniaque, huiles essentielles, substances aromatiques, éther, etc. A ce propos, nous devons signaler une innovation qui est appelée à jouer un grand rôle en fait de stimulation ; ce sont les injections hypodermiques d’éther sulfurique, dont Mlle Zénaïde Ocouiikoff a récemment indiqué les diverses applications dans sa thèse inaugurale. Ce moyen rend les plus grands services en certains cas d’urgence, et peut même, à la suite d’une hémorrhagie grave, remplacer jusqu’à un certain point la transfusion du sang.
Au groupe des toniques excitants se rattache encore l’hydrothérapie, qui provoque l’excitation fonctionnelle par la voie détournée de la réaction; mais cette médication convient mieux dans les débilités acquises ou d’ordre névrosique que dans les états aigus qui réclament une intervention plus immédiate.
4“ Toniques astringents. — L’astringent est un tonique assez indirect ; son action est éminemment topique, quoique susceptible de s’étendre à la totalité de l’appareil vaso-moteur. En suivant son influence progressive, nous voyons, dans une hémorrhagie capillaire, le perchlorure de fer exercer sur place un effet hémostatique bien connu; puis, dans une diarrhée séreuse, la sécrétion excessive de l’intestin arrêtée par le tannin, ou par quelqu’un de ses nombreux congénères, et enfin les sueurs du phthisique, ou du rhumatisant, modérées par Vatropine, etc. En un mot, les astringents tempèrent la plupart des flux physiologiques ou morbides, qu’ils soient actifs, passifs ou colliquatifs, et cela par le même mécanisme, la constriction du réseau vasculaire de la partie qui entre en suractivité fonctionnelle créant ainsi une véritable anémie de ladite région. Us ont pour succédanés tous les agents qui arrivent au même but, entre autres le froid, les acides dilués, l’ergot de seigle, etc.; mais il faut considérer que cet effet, d’abord tout local, et provoquant outre mesure le tonws vascularis, le strictum, est bientôt suivi d’un résultat inverse, qui aboutit par réaction à une excitation proprement dite. 11 est vrai que celle-ci reste encore dans les limites de l’état tonique, par le consensus de tout l’organisme; sans compter que la suppression des