‹ Nouveau dictionnaire de médecine de chirurgie pratiques, illustré de figures intercalées dans le texte, sous la direction du Dr Jaccoud. Tome 35 (volume 3)Chapitre 92 sur 117 · TORTICOLIS. — BIBLIOGRAPHIE · texte numérisé non relu

TORTICOLIS. — BIBLIOGRAPHIE

ment avec les deux bords du sterno-mastoïdien représente le trajet du nerf, qui se dirige de l’angle supéro-interne vers l’angle inféro-externe. Une incision faite parallèlement au bord postérieur de ce muscle permet de trouver le tronc nerveux et de le réséquer sur une certaine étendue.

Mosetig (1881) a remplacé la résection de la branche externe par l’élongation bilatérale et a guéri son malade. Ce succès est encore unique et trop récent pour qu’on puisse l’apprécier à sa valeur.

En résumé, dans le traitement du torticolis intermittent, la pratique la plus rationnelle consiste à employer au début les courants galvaniques et les appareils orthopédiques, de préférence ceux à traction continue, et, si ces moyens échouent, à tenter la résection de la branche externe du spinal, opération qui, d’après les cas connus, paraît exempte de tout danger.

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Théodore Weiss.

672 TOUCHER. — t. interne. ‘

TOUCHER. Voy. Sensibilité, t. XXXIII, p- 53.

TOUCHER et exploration obstétricale étaient autrefois synonymes, puisque l’introduction d’un ou de plusieurs doigts dans les parties géni • taies de la femme était le seul moyen pour arriver à constater l’état des parties génitales, les modifications que la grossesse ou la maladie avaient produites dans les organes, et reconnaître la présentation, la position du fœtus et l’état plus ou moins avancé du travail.

•Aujourd’hui, le diagnostic ne repose plus sur les phénomènes constatés par le doigt seul, les progrès de l’art ont doté î’obstétricie de deux moyens de diagnostic nouveaux : l’auscultation et la palpation ou toucher externe, dont les perfectionnements ont été tels, qu’ils peuvent le plus souvent donner des signes certains; le diagnostic obstétrical repose donc maintenant solidement sur trois appuis ; le toucher, la palpation et l’auscultation, dont les documents se contrôlant entre eux donnent souvent au diagnostic la plus grande clarté, et ont eu pour effet de se perfectionner mutuellement entre eux.

L’auscultation appliquée aux phénomènes de la grossesse a été traitée dans ce Dictionnaire, au point de vue historique, par Alfred Luton, t. IV, P . 213, et au point de vue pratique dans l’article Grossesse, t. XVII, p. 29, par notre vénéré maître Stoltz, qui a pris une part active à l’étude de cette question. Nous n’avons donc à parler que du loucher interne ou toucher proprement dit et du toucher externe ou palpation, et du toucher et de la palpation combinés.

Toucher interne. — Que l’introduction d’un ou de plusieurs doigts dans les parties génitales, dans le but d’apprécier l’état des parties que le fœtus devait traverser, le volume et la situation de celui-ci, ait été faite dès la plus haute antiquité, afin d’éclairer l’accoucheur sur les secours qu’il pouvait être appelé à donner, cela est incontestable; que cette pratique ait toujours été appréciée comme de la plus haute importance, cela ressort d’une série de textes des auteurs, et même des monuments historiques qui ont été conservés ; cela est admirablement résumé par E. G. de Siebold dans une note ajoutée par lui à une nouvelle édition de la célèbre thèse de Solayres : De partu viribus maternis absoluto.

« Quæ digito, cui oculus noster insideat, legimus, certissima nobis « præbent signa : præcipua enim artis obstetriciæ praxis, testante Rœ- « derer, circa explorationem versatur, cujus quidem frequens exercitatio « satis commendari nequit. — Manum æneam, explorantis formam imite tantem, Junoni Lucinæ ex votis pro infanturn sainte consecratam « esse, ex Th. Rai’tAoh'ni antiquitatibus veteres puerperii (Amstelod., « 1676, in-12) discimus, qui manus iconem tradidit pluriumque hu- « jus voti soluti extare indicia demonstravit. Optimum igitur Lucinæ « symbolum manus oculo armata. »

De là ce dicton populaire : « Le doigt est l’œil de l’accoucheur », locution qui montre que la lumière qui l’éclaire lui est donnée par le doigt ;

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