DEBOUT
le doigt et de le passer sur du savon fin. Nous avons employé quelquefois ce moyen, et nous devons dire que le doigt devient bien plus glissant que par l’emploi d’un corps gras ; il est inutile d’ajouter que dans ce cas la toilette de la main est plus facile après le toucher.
Pour oindre le doigt il ne faut jamais employer les deux mains. Il faut se contenter de tremper l’index dans le corps gras et d’étendre celui-ci sur sa surface avec le pouce et le médius qui, frottés les uns sur les autres, répandent le corps gras sur toutes les parties de la main qui doivent se trouver en contact avec les parties génitales : surface cubitale du pouce, surface radiale de l’index. La main qui ne touche pas étant restée intacte pourra servir à soulever un peu la robe, les vêtements ou les couvertures, pour faciliter le passage de l’autre main, sans exposer les vêtements à être tachés.
Quand on touche la femme couchée, il faut rendre le lit accessible à droite quand on veut toucher avec la main droite, et vice versa, et quand on ne peut s’approcher du lit que du côté gauche, il faut toucher avec la main gauche.
Avant de toucher, il faut bien réfléchir à ce qu’on cherche, ce qu’on peut trouver, procéder avec précision et prudence, sans précipitation ni lenteur, ne pas causer de douleur : on l’évite sûrement en agissant avec douceur.
Toucher, la femme étant debout. — La femme est placée contre un meuble. L’accoucheur fléchit le genou gau¬
che, soulève avec la main gauche légèrement les jupons, pendant que la main droite, le pouce et le médius, se touchant par la dernière phalange, l’index plié entre les deux, chemine le long de la cuisse gauche jusqu’à ce qu’elle soit arrivée au périnée : alors l’index est étendu ainsi que le pouce ; les trois derniers doigts également étendus doivent être à leur maximum d’éloignement de l’index , comme le montre à peu près la figure 44 (dans cette figure on voit les trois derniers doigts légèrement fléchis sur le carpe, ce qui ne doit pas être). L’index s’appuie sur le périnée et est ramené d’arrière en avant en passant sur l’orifice anal; il trouve en appuyant légèrement la commissure inférieure de la vulve et s’y engage, cheminant lentement d’avant en arrière et de bas en haut le long des
spiora- touchent entre elles ;
ure du pendant que le doigt indicateur avance ainsi, et que sa longueur s’absorbe dans la cavité du
canal, le pouce se trouve appliqué sur le côté droitdela vulve, le médius et
les deux autres doigts appliqués sur lui appuient sur le sillon inter-