‹ Nouveau dictionnaire de médecine de chirurgie pratiques, illustré de figures intercalées dans le texte, sous la direction du Dr Jaccoud. Tome 31 (volume 4)Chapitre 14 sur 90 · REINS. - TROUBLES DE KOTRITION. ATROPHIE RÉNALE · texte numérisé non relu

REINS. - TROUBLES DE KOTRITION. ATROPHIE RÉNALE

l’affaissement des tubes est le fait primordial et que l’hyperplasie conjonctive, dans les cas de rein sénile, rentre dans la catégorie des scléroses épithéliales au sens de Charcot. Déjà Weigert avait soutenu que dans la néphrite atrophique, les lésions de l’épithélium rénal précèdent toujours les altérations du stroma conjonctif, et il mentionnait l’involution sénile parmi les causes (jui engendrent la dégénérescence épithéliale du rein d’où procède la sclérose atrophique.

B) . Atrophie consécutive à V embolie. — L’atrophie rénale cicatricielle consécutive à un processus embolique se rattache étroitement à l’atrophie sénile. Le trouble circulatoire qui résulte de l’oblitération d’un vaisseau artériel du rein provoque, au même titre que l’involution sénile, une dégénérescence de l’épithélium, par défaut d’apport nutritif. La dégénérescence épithéliale fournit l’élément nécessaire à l’hyperplasie du tissu conjonctif ambiant. L’atrophie résulte à la fois de l’affaissement des tubes et des glomérules dépouillés de leur revêtement épithélial et de la réraction cicatricielle du tissu conjonctif hyperplasié.

G). Atrophie consécutive à la stase veineuse. — Les stases veineuses pi'olongées, dans le domaine de la grande circulation, entraînent à la longue un certain degré d’atrophie du rein. On pourrait invoquer, pour l’expliquer, le même mécanisme que pour les formes précédentes. En .effet le contact de l’épithélium rénal avec un sang chargé, d’oxygène doit entraîner à la longue des troubles nutritifs semblables à ceux qu’engendre l’anémie, le marasme sénile. Toutefois Ziegler fait remarquer que l’atrophie rénale, dans les cas de stase veineuse, manque tant que les glomérules, qui sont les véritables éléments sécréteurs du rein, ont conservé leur intégrité fonctionnelle. Une fois que les glomérules s’atrophient, on voit les canalicules s’affaisser en même temps que le stroma conjonctif entre en prolifération. On doit donc se demander si cette atrophie n’est pas due à la rétention des pi’incipes excrémentitiels de l’urine, si elle n’est pas comparable à l’atrophie d’origine expérimentale développée chez des animaux par Charcot et Gombault, par Rüneberg, à l’aide de la ligature du canal excréteur.

D) . Atrophie urique. — Le mécanisme que nous venons d’invoquer intervient évidemment dans la genèse de l’atrophie rénale consécutive à un écoulement de l’urine par les voies naturelles. Nous renvoyons pour plus de détails au chapitre consacré à l’hydronéphrose.

E) . Atrophie syphilitique. \ — En traitant de l’étiologie générale, nous avons dit déjà que, sous l’influence de lasyphiiis constitutionnelle, on voit se développer une atrophie considérable de l’un des reins, compensée par l’hypertrophie du rein du côté opposé; Weigert, Wagner, en ont cité de récents exemples. L’atrophie peut môme être limitée à une portion du rein, comme cela avait lieu dans un cas relaté par Key.

En pareilles circonstances, le rein atrophié présente une surface parfaitement lisse, de couleur foncée; son volume peut être réduit à celui d’une noix. A l’examen microscopique, on constate qu’un grand nombre de canalicules ont disparu : les glomérules sont l'atatinés par places ; en d’autres

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