NOUV. DICT. HÉD. ET CRIE. XXXI
RESPIRATION. — échange pulmonaire.
de même que pour se rendre compte de l’oxygène absorbé, il faut employer des méthodes d’analyse assez complexes et dont nous nous contenterons de donner ici une idée rapide. Ces méthodes peuvent être classées en deux grands groupes : A, on se contente 'de recueillir l’air expiré, c’est-à-dire que le sujet en expérience respire à l’air libre et envoie l’air expiré dans des ballons d’analyse ; B, le sujet respire dans un espace clos, mais dont l’air est bien renouvelé.
A. La première méthode est réalisée par plusieurs procédés divers : — 1“ Procédé d’ Andral et Gavarret. L’appareil employé peut être considéré comme le type de tous les appai'eils de ce genre : il est formé de trois ballons dans lesquels on a fait préalablement le vide et qui communiquent avec un tube dont l’extrémité libre se termine par un masque imperméable qu’on applique hermétiquement sur la figure de la personne en expérience, ce masque étant en outre muni d’un tube latéral à robinet communiquant avec l’air extérieur. Un autre robinet est sur le trajet du tube, avant la série des ballons. On ouvre donc chacun de ces robinets de façon que le vide des ballons fasse entrer l’air par le tube latéral du masque, et c’est au milieu de ce courant d’air, dont on peut régler la vitesse, que le sujet respire : l’absence de vapeur d’eau sur la glace d’une fenêtre, dont est muni le masque, indique que le courant d’air est assez fort. Avant que le vide des ballons soit complètement comblé, on arrête l’expérience, puis, l’appareil étant refroidi, on procède à l’analyse chimique du gaz qu’ils renferment. — “2° Appareil de Valentin et Brünner. L’expérimentateur inspire par le nez, puis expire par la bouche dans un embout conduisant l’air expiré dans un tube rempli d’amiante imbibée d’acide sulfurique (où est recueillie la vapeur d’eau), et de là dans un flacon d’où il chasse peu à peu l’air atmosphérique ; on fait ensuite l’analyse de l’air expiré ainsi recueilli, car au bout d’un quart d’heure d’expiration dans le flacon on peut être assuré qu’il ne contient plus que de l’air expiré. — 3° Appareil de W. Muller. Il se compose de deux flacons
(fig. 54) contenant un peu de liquide, eau ou mercure. L’embout (5) est applique sur la bouche, et c’est par lui que se fait l’inspiration et l’expiration (le nez étant hermétiquement fermé). La direction des flèches dans la figure 54 indique la marche du courant d’air : elle montre que l’air