‹ Nouveau dictionnaire de médecine de chirurgie pratiques, illustré de figures intercalées dans le texte, sous la direction du Dr Jaccoud. Tome 31 (volume 4)Chapitre 57 sur 90 · RÉTINE. - RÉTINITE PARENCHYMATEUSE PLASTIQUE · texte numérisé non relu

RÉTINE. - RÉTINITE PARENCHYMATEUSE PLASTIQUE

C’est l’ora serrata qui est l’origine habituelle de la maladie, pour de là gagner les parties centrales de la rétine. L’explication de ce fait se tire de ce que le point de départ habituel de l’affection rétinienne est une chorio-cyclite chronique, spontanée ou traumatique.

La lésion caractéristique consiste dans la production d’un nouveau tissu embryo-plastique qui finit par étouffer les éléments propres de la rétine et en particulier les fibres nerveuses et les cellules ganglionnaires. Le corps vitré participe lui-même à l’inflammation et à l’organisation conjonctive.

Il n’est pas rare de voir alors la limitante antérieure se fendiller et se dissocier sur certains points, tandis que sur d’autres elle subit une altération spéciale qui donne naissance à des excroissances verruqueuses de cette membrane.

Outre la syphilis, dont elle est une des formes rétiniennes les plus fréquentes, la rétinitc parenchymateuse diffuse succède souvent à une chorio-cyclite chronique de cause traumatique ou non, plus rarement à une ophthalmie sympathique, à une iritis séreuse, à une kératite interstitielle ou à une chorio-rétinite disséminée, surtout chez des jeunes filles, qui offrent en même temps des troubles du corps vitré.

Les caractères cliniques propres à cette affection sont mal définis, par suite de la coexistence d’autres lésions du côté de la choroïde.

Toutefois, une diminution notable et rapide de l’acuïlé visuelle, allant de la périphérie vers le centre, portera à penser qu’une rétinite parenchymateuse est venue se surajouter à une chorio-cyclite préexistante.

11. Formes circonscrites. — On peut distinguer trois variétés de rétinite parenchymateuse circonscrite.

1“ La l’étinite périvasculaire, qui diffère des autres, d’après Iwanoff, en CS que Les lésions sont exclusivement limitées autour des vaisseaux, et laissent intactes ou à peu près les fibres nerveuses et la couche des cellules ganglionnaires. Disons toutefois qu’il n’est pas rare de trouver la rétine infiltrée d’un liquide séro-albumineux et la papille saillante.

A la coupe on trouve l’endothélium des vaisseaux en voie de prolifération et leur tunique adventice remplacée par une agglomération de noyaux ovalaires, fusiformes ou arrondis, entourés d’un lacis de fibrilles extrêmement fines et d’une quantité à peine appréciable de protoplasma. Ces noyaux forment des couches concentriques qui varient en nombre de quatre à douze.

Les artères en possèdent plus que les veines et celles-ci plus que les capillaires, où les noyaux n’arrivent jamais à former une gaine complète.

Causes. — On ne peut encore rien dire de précis au sujet des causes de la périvasculile. Dans les quelques cas publiés jusqu’ici l’on avait affaire à une vieille irido-cyclite, avec ou sans cataracte régressive, ou bien à une lésion du cœur, des reins et du cerveau.

Symptômes. — Quand il n’y a pas d’œdème notable, ou lorsque celui-ci a disparu, on trouve à l’ophthalmoscope les artères et même leurs rameaux transformés en cordons blanchâtres. Sur certains d’entre eux on peut

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