BEIXS. — TUBERCULES. ANATOMIE PATHOLOGIQUE
régions lombaire et ombilicale. Indolore au toucher, elle donnait au doigt explorateur la sensation d’un corps élastique. La malade affirmait avoir eu au début des accidents, des accès de coliques néphrétiques. On se décida à extirper la lumeur qui était devenue pour la patiente une source d’incommodités. Une incision fut pratiquée le long de la ligne blanche abdominale. Il se présenta à l’ouverture un kyste qui fut ponctionné. La ponction donna issue à une sérosité sanguinolente. La tumeur dont une des moitiés était tapissée par du parenchyme rénal fut extirpée après que sou pédicule eut été enserré dans une ligature. L’opération pratiquée le 16 janvier marcha sans incident regrettable. Le l®” mars suivant, la malade était entièrement guérie.
XVIII. Tubercules. IVépUrite caséeuse. Phthisie rénale. — Sous le nom de tubercules primitifs des reins, les auteurs tels que Ilowship, Rayer, .Maréchal, Craigie, Pasquet, Ammon et plus récemment Lecorché et 0. Taprel, ont décrit des foyers caséeux pouvant atteindre jusqu’aux dimensions d’un marron et dont quelques-uns, ramollis à leur centre, constituent de véritables petites caverne.s. Il s’agit donc là d’une lésion qui affecte toutes les allures de la pneumonie caséeuse. Reste à savoir si, comme l’ont pensé les auteurs précédents, ces foyers caséeux des reins dérivent des tubei cilles miliaires. Ebstein conteste ce mode d'origine. Il distingue les viais tubercules qu’on rencontre dans le rein, accidentellement, dans les cas de tuberculose miliaire aiguë généralisée, de la dégénérescence caséeuse qu’il désigne sous le nom de phthisie rénale et qui est un des modes de terminaison de l’inflammation chronique. Mais il se refuse à admettre que jamais ces foyers caséeux résultent de tubercules miliaires agglomérés ayant subi la dégénérescence caséeuse. Nous nous rallions à cette manière de comprendre les cho.-es. 11 y a lieu de faire remarquer, d’ailleurs, que dans les cas de phthisie rénale, on trouve assez souvent des tubercules miliaires dans le voisinage des foyers caséeux, comme il arrive dans le poumon envahi par la pneumonie caséeuse.
Nous ignorons absolument les causes de la tuberculose miliaire aiguë. Mais nous savons que ses localisations se rencontrent plus souvent dans les reins des enfants que dans ceux des adultes, comme il ressort des recherches de Barthez et Riiliet. La présence de ces tubercules miliaires dans le parenchyme des reins ne modifie pas la symptomatologie de la tuberculose miliaire aiguë. Rosenstein, il est vrai, affirme avoir observé de l’anurie, dans le cours de la tuberculose miliaire aiguë chez les enfants à l’autopsie desquels les reins étaient parsemés de tubercules miliaires.
Ces tubercules miliaires se rencontrent à la fois dans les substances corticale et médullaire des reins. Ici, comme dans les autres organes, ils se développent aux dépens du tissu conjonctif interstitiel.
Anatomie pathologique. — Le rein en voie de dégénérescence caséeuse est le plus souvenLaugmenté de volume. Sa surface est inégale, bosselée: son enveloppe fibreuse est épaissie et cet épaississement est marqué sur-