‹ Nouveau dictionnaire de médecine de chirurgie pratiques, illustré de figures intercalées dans le texte, sous la direction du Dr Jaccoud. Tome 31 (volume 4)Chapitre 88 sur 90 · ROMAiRIN - - natdreele · texte numérisé non relu

ROMAiRIN - - natdreele

dans une plus grande quantité deliquide leriz absorbe plus d’eau, perd de sespropriétés alibiles, devient aqueux, fade, moins nourrissant et indigeste.

Cette préparation est donc préférable à celles que con^itue la fécule qui sert à faire, pourJes convalescents, des crèmes, bouillies, potages, etc. On peut faire nn excellent pain, très-savoureux, -se conservant 'longtemps frais, ien mélangeant 141 kiiogrannnes §0 de farine de riz avec la kilogrammes ,70 de farine de blé.

-Soumis à la fermentation, le riz sert à faire de la bière, de l’arrack, ainsi que d’autres boissons alGooliques -usitées en différents jrays.

Le riz, est-il plus nourissant que le pain (jlnjz. d'hyg. pubî,, 'lS55.l. 'XIV).

PoGGiiLE, Comptes rendus de iVJjsad. ides sc., 1;856.

Païek, Précis théorique :et pratique. des substances alimentaires, Jlaiâs, 186.3.

Lévï (Tll.), Traité d'hygiène publique et privée, Paris, 1879.

Boocuarha-t, Des meilleurs moyens -d’employer nos ressources alimentaires {Revue scientifique^

22,oclohre 1871).

Gdbleb, Comment, thérap. du Codex, Paris, 1871.

Labbée ’ff.), 'Artide -Riz àuBict. ençycl. dessc. med., Paris, 1877, 3' série, t. V.

JoBET, -Élude sur Je riz, iMontpellier, 4877.

• A. GuÈS.

ROB. Yoy. Extraits, it. MY p. 347.

ROMiABlN.. . — îHistojre natubelle. — be romarin {Rosmarinus ■officinalis L.) est une plante (dicotylédone de la famille des babiées. C’est un arbrisseau très-rameux, itoujours vert, haut ide 10 â 1§ décimètres, qui croît spontanément sur les collines rocheuses <de la région méditerranéenne. On le cultive , comme plante d’ornement -dans les jardins, bes feuilles., nombreuses et rapprochées, isont^opposées sur des rameaux -quadrangulaires. Elles sont persistantes, entières, ssessiles, linéaires., longues de ,25 millimètres lenviron, ;à bords repliés -en dessous, coriaces, ;glabres„ chagrinées et d’un-vert brillant en dessus et recouvertes infémeurement -diun .duvet blanc icotonneux; elles dégagent, lorsqu’on les froisse, une ndeur forte et ngréable. Les -fleurs réunies vers l’extrémité des rameaux sont insérées à l’aissellle de petites bractées. Elles sont irrégulières, lomenteuses. Le -calice ovoïde est-campanulé, à deux lèvres dont la supérieure est entière et l’inféreure bifide. La -corolle est d’un bleu pâle, deux fois tplus lopgue que le /calice, bilabiée ; -la lèvre supérieure est dressée, comprimée latéralement et bifide; la lèvre inférieure est trilobée,, à lobe médian concave et pendant. Les deux étamines portent leurs anthères à . deux loges confluentes -à l’extrémité -de 'filets très-longs, arqués et munis /d’une -dent . au-idessoHS, de la partie moyenne. L’ovaire A quatre lobes uniovulés,est surmonté , d’un long style-qui porte un stigmate courtemeut bifide, Le fruit est un tétrachaîne àquatrelobesbiuns-et bhovés.

Toute la plante possède une -odeur aromatique camphrée très-forte.

Usages mARMACEüTiQUEs. — ,0n /emploie les sommités 'fleuries que l’on récolte au printemps, billes -contiennent. du tannin, aine matière extractive amère et de Uhuile essentielle. On /en prépare une infusion stimulante avec 1000 grammes, d’eau bouillante pour 15 a 20 grammes de sommités sèches. Vean distillée se .prépare -avec les sommités fleuries récentes;

ROMARIN. - THÉRiPEÜTIQÜE. 767

on en retire à la vapeur un poids d’hydrolat égal à celui de la plante. Elle sert de véhicule dans les potions à la dose de 30 à 60 granmies. Pour iobtenir Y.alcoolat Ae romarin on fait macérer pendant quatre jours 10 .parties ide sommités récentes avec 30 parties d’alcool à 80"“ et 10 parties dihydrolat de romarin-; on distille ensuite au bain-marie pour retirer 25 parties id’alcoolat que Ton;administre à la dose de S à 40 grammes. iEmployé contme cosmétique l’alcoolat de romarin porte le nom A'.eau de la reine de Hongrie.

Les sommités-de.-Eomarin foiït'partie des espèces aromatiques et entrent dans la préparation du /hanme tranquille.

Le romarin doit ses 'propriétés les plus Importantes à l’huile essentielle qui existe surtout -dons les feuilles, -ôn la retire 'par distillation -à la -vapeur des sommités récentes. >La -plus 'grande partie de l’essence du commerce est obtenue à l’automne, mais on lui -préfère celle qui provient de k distillation des sommités fleuries, au printemps. L’essence -de romarin est incolore, limpide, d’une odeur forte de romarin, d’une saveur aromatique (Camphrée peu agréable. Sa densité -est -de *0,895 à ^0,910. 'Elle renferme un -hydrocarbure lévogyre de la formule analogue à la

térébenthine, et un hydrocarbure- oxygéné dextrogyrede la formule’C*"H’^0, analogue au camphre du Japon. 0n peut Les -séparer par distillation fractioimée. Llhydrocarbure Lout à l'OS" ; le camphre se

sépare lorsqu’on soumet à l-action du froid les portions de l’essence qui distillent entre 20O“*et‘21O‘’.

L’essence de romarin *se -donne à la dose-de 4 à 6 -gouttes émulsionnées avec un jaune d’œuf. Elle entre dans la 'teinture de lavande com-posée et dans la préparation du Sawme'ôpodeWoc/i. .E. Mobio.

.ÏHÉBAPEtmQUE. — Le romarin contient dans les sommités fleuries, entre autres substances, du tannin, une matièresextractive amère, une huile essentielle : on peut donc prévoir et son action physiologique, qui lest celle des .-stimulants -aromatiques, ^et les emplois thérapeutiques dont il est susceptible, emplois analogues A -ceux de .toutes les-autres labiées.

Toni-stimulant, carminatif du tube digestif, il convient dans les affections atoniques, combat avantageusement les (dyspepsies datulentes, les vomissements spasmodiques, 'relève l’appétit et favorise l’exonération, tout en n’étant point dépourvu (de propriétés astringentes que lui vaut son principe tannique.

Cette union d’un astringent (avec une «essence susceptible de s’éliminer par les voies pulmonaires en fait «un agent utile -contre les (affections catarrhales de la muqueuse respiratoire, dont il peut diminuer la sécrétion en même temps qu’il facilite l’expulsion des crachats. Aussi était-il autrefois fréquemment employé contre la toux.

Ses propriétés exhilarantes «étaient -également utilisées. Æin «effet, son odeur suave, comme celle de la mélisse, dispose aux idées riantes et stimule le .cerveau tout en pouvant, p.eutœtre par une légère action anesthésique, faire disparaître les sensations -douloureuses ou désagréables : c! est /l’action dite .céphalique.

ROMARIN. - THÉRAPEDTÎQ'uS.

En stimulant l’organisme dans son ensemble, en lui apportant une sorte de refociliation, l’infusion de romarin peut aider à combattre certaines affections dépendant d’une mauvaise distribulion ou d’un affaiblissement de l’influx nerveux. Ainsi lui a-t-on attribué des qualités emménagogues, l’a-t-on mis en usage contre les manifestations hystériques, et convient-il au début des affections à frigore pour amener une réaction générale. Cazin le recommande contre les états d’ataxie, d’adynamie, les fièvres nerveuses, et il dit avoir vu céder une fièvre d’apparence pernicieuse à une forte infusion de romarin donnée à défaut d’autre remède. Ghampier pensait que le romarin pouvait remplacer la cannelle. Le romarin est probablement un remède plus puissant qu’on ne suppose et qui mérite de nouveaux essais, car Masois et Bruylants [Bull, de l’Acad. roy. de Belgique, avril 1879) concluent d’expériences physiologiques que l’essence de romarin possède des propriétés convulsivantes très accusées.

Enfin les diverses préparations de romarin, comme d’autres essences, auraient réussi à faire expulser le tænia.

Mais l’emploi le plus usité encore de nos jours est celui que l’on en fait comme vulnéraire. Le romarin entre dans la composition du vin aromatique. Stimulant et astringent à la fois, c’est, en vérité, un bon résolutif, et les bains avec son infusion concentrée devraient être fréquemment utilisés dans le midi de la France, où abonde cette labiée, pour combattre les adénopathies strumeuses, les œdèmes, les engorgements chroniques, les affaiblissements musculaires consécutifs aux entorses aux luxations, aux fractures, aux rhumatismes chroniques, aux affections articulaires de nature scrofuleuse.

L’essence de romarin entre dans la composition d’un certain nombre de liniments stimulants tels que le baume opodeldoch (t. IV, p. 655). L’eau de la reine de Hongrie n’est qu’un alcoolat de romarin, aujourd’hui généralement remplacé par l’eau de Cologne, dans laquelle l’alcoolat de romarin se trouve mélangé à d’autres essences et que l’on peut employer en frictions stimulantes ou antalgiques.

Pour l’usage interne on prescrit les sommités fleuries en infusion, à la dose de 5 à 15 et 60 grammes pour un litre d’eau.

L’hydrolat s’emploie à la dose de 30 à 100 grammes et l’alcoolat de 4 à 15 grammes, l’essence 4 à 6 gouttes.

L’infusion pour l’usage externe peut se faire avec des quantités trèsconsidérables, 50, 60, 100 grammes par litre : elle sert en lotions, fomentations, gargarismes, bains, fumigations emménagogues, injections (leucorrhée).

A. GüÈs.

ROSE. — Le genre Basa T. constitue à lui seul le groupe des rosées de la grande famille des Rosacées. Il se distingue par les caractères suivants.

Tige ligneuse, ordinairement aiguillonnée ; feuilles presque toujours composées-pennées ; fleurs à 5 pétales se multipliant facilement par la culture ; ovaire infère ou inclus dans la cavité réceptaculaire, formé de

Page 1