‹ Nouveau dictionnaire de médecine de chirurgie pratiques, illustré de figures intercalées dans le texte, sous la direction du Dr Jaccoud. Tome 28 (volume 5)Chapitre 103 sur 155 · PLOMB. — RECHERCHE TOXICOLOGIQUE · texte numérisé non relu

PLOMB. — RECHERCHE TOXICOLOGIQUE

sensiblement et reste simplement jaunâtre, l’opération est considérée

comme terminée.

Parfois il est nécessaire d’ajouter une nouvelle quantité d’acide chlorhydrique pour arriver à ce résultat. On évitera cependant un trop grand excès.

Dans ces conditions, l’attaque évidemment n’est pas poussée à fond, et toutes les matières organiques ne sont pas détrui tes, nous citerons en particulier les graisses, les matières ligneuses, le tissu cellulaire qui résistent bien. Cependant la désorganisation est assez profonde pour que, en filtrant la liqueur bouillante, il ne reste sur le filtre que les substances insolubles mentionnées pins haut. On les lave à nouveau à l’eau bouillante, et le résidu est finalement examiné à part pour s’assurer qu’il est exempt de plomb.

Le liquide filtré renferme la totalité du chlorure de plomb, soluble à chaud dans l’eau, et dont la dissolution est encore favorisée par la présence de l’acide chlorhydrique et des chlorures alcalins.

Quand il y a beaucoup de plomb, le liquide peut cristalliser par simple refroidissement, ou même par simple addition d’eau qui change la solubilité du chlorure dans l’acide chlorhydrique.

Dans tous les cas, la liqueur plombique est traitée par l’hydrogène sulfuré qui dénotera un cent millième ou même un deux cent millième de plomb. On a vu plus haut les caractères et les particularités de la précipitation du sulfure de plomb en liqueur chlorhydrique.

2° Par l'acide azotique. — Au lieu du chlorate et de l’acide chlorhydrique, on peut employer la méthode d’Orfila, et dont la base est la destruction des matières par l’acide azotique.

Les liquides et les parties solides très-divisées, sont soumis, dans une capsule de porcelaine, à une évaporation ménagée, au bain-marie, jusqu’à réduction en pulpe. On ajoute alors peu à peu, et en agitant sans cesse, un doublé volume d’acide azotique concentré, pur, et l’on chauffe progressivement pour obtenir une ébullition lente et continue, qu’on maintient plusieurs heures tant qu’il se dégage des vapeurs hypoazotiques. Le liquide, réduit par évaporation en consistance sirupeuse, est étendu de dix volumes d’eau distillée tiède. Après filtration et lavage du filtre; on introduit la liqueur dans un flacon bouché à l’émeri, et on y fait passer un courant continu d’hydrogène sulfuré pur et lavé, jusqu’à saturation. Le lendemain, quand le dépôt de sulfure de plomb s’est complètement effectué, le liquide est décanté au siphon et on lave le précipité sur un filtre de papier Berzélius pour épuiser les matières solubles. Le filtre est desséché et divisé par moitié. On chauffe la première moitié dans une capsule de porcelaine, au bain-marie, avec de l’acide azotique concentré, pur, jusqu’à disparition de sa couleur noire. Le liquide est étendu de quelques centimètres cubes d’eau distillée tiède, puis filtré et soigneusement évaporé à siccité. Redissous dans quelques gouttes d’eau, le résidu doit offrir les caractères du plomb indiqués à la partie chimique de l’article.

L’autre moitié du filtre, divisée en petits morceaux, est triturée dans un mortier d’agate avec un peu de carbonate de soude desséché et quel-

PLOMB. — RECHEBC

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