PNEUMONIE. - PS. CHRONIQUE. - TRAITEMENT
Traitement. — Il ne peut être question d’un traitementcuratif pour la pneumonie chronique. Les révulsifs sont impuissants contre la sclérose. Ils sont, au contraire, tout à fait indiqués dans la phase intermédiaire, qui suit la pneumonie aiguë; et l’on doit s’efforcer de hâter la résolution quand il s’agit d’un sujet affaibli. Les larges vésicatoires doivent alors être appliqués sur le côté affecté. On pourrait aussi donner le tartre stibié, mais avec ménagement, et tout en insistant sur une médication tonique et reconstituante.
La prophylaxie aura également un rôle important à jouer chez les individus qui ont éprouvé déjà plusieurs attaques de pneumonie. Des précautions hygiéniques pourront alors avoir les meilleurs effets, en prévenant l’apparition de nouveaux accidents.
Mais, lorsque l’état chronique est constitué, il ne reste plus à remplir que des indications symptomatiques, et il faut avant tout se préoccuper de soutenir les forces du malade et de combattre la cachexie. Les révulsifs sont cependant encore indiqués à cette période ; lorsque des poussées congestives se déclarent, l’usage des cautères, du séton, pourra être de quelque utilité. On pourra aussi essayer contre la fièvre l’emploi du sulfate de quinine.
Un traitement spécifique sera tenté, lorsque la syphilis aura paru influencer la maladie.
Enfin des moyens appropriés seront employés pour combattre les complications qui peuvent survenir, notamment les abcès et la gangrène.
B. Bboncho-pneumokie subaiguë et chronique. — Maladie toujours secondaire, retentissant dès son début sur le tissu conjonctif du poumon, la broncho-pneumonie présente pour ces deux raisons une tendance marquée à la chronicité. Aussi, comme nous l’avons vu, il n’est pas rare de trouver à l’autopsie d’enfants qui sont morts au bout de quinze à vingt jours de maladie des lésions profondes, interstitielles, qui résultent de l’organisation des exsudats. Ces lésions se rencontrent même dans les cas aigus d’une certaine durée ; aussi est-il difficile d’établir un classement rigoureux et précis des broncho-pneumonies, de dire, par exemple où finit la broncho-pneumonie aiguë et où commence la broncho-pneumonie subaiguë. A cet égard, cependant, la distinction est plus facile en anatomie pathologique qu’en clinique; le travail exsudatif correspond évidemment aux formes aiguës, le travail d’organisation aux formes subaiguës et chroniques. Celles-ci constituent une des formes de la cirrhose du poumon, dont la phase embryonnaire représente la forme subaiguë de la broncho-pneumonie, et dont la phase atrophique correspond à la bronchopneumonie décidément chronique.
Ces deux dernières formes seules seront décrites dans ce chapitre, mais pour la broncho-pneumonie subaiguë nous ferons dès à présent remarquer que nous insisterons spécialement sur la forme pulmonaire, dans laquelle domine la lésion désignée sous le nom de carnisation. Bien que des lésions analogues puissent être rencontrées dans la forme bronchique de la broncho-pneumonie subaiguë, c’est la suppuration et la dilatation