POITRINE. - DÉVELOPPEMENT
l’inspiration ; ai, limite atteinte par le poumon droit dans l’inspiration ; 35, 38, 57 , limites de la plèvre gauche ; 38, 39, limites de la plèvre droite ; 40, grande courbure de l’estomac ; 41, petite courbure; 42, duodénum; 43, terminaison de l’intestin grêle ; 44, cæcum ; 45, côlon ascendant; 146, côlon transverse ; 47, côlon descendant ; 48, siliaque ; 49, rectum ; 50, foie ; 51, bord antérieur du foie ; 52, vésicule biliaire ; 55, pancréas ; 54, limite inférieure de la rate ; 55, limite inférieure du rein ; 56, vessie. — Nota. L’espace compris entre 29 et 35 à gauche, et 52 et 34 à droite, espace rempli par des lignes obliques en bas et à droite, indique l'étendue dans laquelle se fait la locomotion du poumon entre l’expiration et l'inspiration forcées; l’espace noir compris entre 33 et 35 à gauche, et 34 et 38 à droite indique l’espace occupé par la plèvre, mais dans lequel n’arrivent pas les poumons, même dans l’inspiration forcée.- (Beacnis et Bouchard. Nouveaux éléments d'anatomie descriptive et d’embi'yologie , 3* édition Paris, 1880).
Développement. — La cage thoracique se forme, chez l’embryon, par le développement d’appendices membraneux qui partent de la colonne vertébrale et passent, vers le deuxième mois, à l’état cartilagineux. Ces appendices, qui sont les premiers rudiments des côtes, s’accroissent, peu à peu, dans les parois ventrales et circonscrivent une cavité vicérale commune, thoraco-abdominale. A la fin du premier mois, la partie supérieure de la cavité, où sont contenus îe cœur, l’œsophage et les deux petits sacs pyriformes, qui seront plus tard les poumons, se sépare des corps de Wolff, du foie et de l’estomac, par une mince membrane, ébauche du diaphragme. D’après des travaux récents, celui-ci serait formé primitivement d’une substance glutineuse répandue autour des conduits qui le traverseront plus tard ; il s’étale, ensuite, sous la forme de deux demiéventails triangulaires dont le sommet est placé au pilier correspondant, dont la base, tournée en avant, se développe progressivement du sternum à la dernière côte et finit par constituer la cloison thoraco-abdominale. En même temps, les deux poumons, situés primitivement au-dessous du cœur, remontent peu à peu, s’entourent d’un sac pleural, distinct pour chacun d’eux, et .acquièrent bientôt leur forme et leur position normales.
Pendant que l’évolution précédente s’accomplit à l’intérieur de la cavité, les côtes cartilagineuses s’accroissent dans les parois ventrales de l’embryon. Les six premières, dont le développement èst plus rapide, se réunissent par leur extrémité antérieure, avant d’atteindre la ligne médiane ; la lame verticale, qui résulte de cette soudure, constitue une moitié du sternum cartilagineux ; ces deux moitiés, d’abord séparées par une fissure verticale médiane, se soudent bientôt entre elles, de haut en bas, pour former le sternum.
Les côtes s’ossifient par un seul point d’ ossification primitif, qui paraît du 40e au 45e jour et par deux points épiphysaires (tête et tubérosité), qui n’apparaissent que très-tard, vers l’âge de 16 à 17 ans. L’ossification n’est complète qu’à l’âge de 22 à 25 ans.
Au 6e mois, le sternum présente un premier point d’ossification, à l’extrémité supérieure. Le corps se développe plus tard soit par 4, soit par 8 points d’ossification (disposés, dans ce dernier cas, par paires), d’où résultent les 4 pièces osseuses qui le constituent et dont la soudure se fait tardivement, de 25 à 30 ans. La réunion de la poignée à la première pièce du corps de l’os n’a lieu que dans la vieillesse.
Le thorax du fœtus présente un ensemble de caractères qui sont dus à