POITRINE. — PHYSIOLOGIE
dès agents mécaniques de la respiration peuvent rester longtemps inaperçues; il n’en résulte pas moins une altération lente et peu à peu perma nente de la forme des parois et des organes eux -mêmes, et souvent, des troubles réels des fonctions de circulation et de respiration dont il faut tenir compte.
Les déformations d’origine pathologique constituent deux groupes principaux.
Les unes proviennent d’affections propres des organes thoraciques ou des parois. A ce groupe appartiennent la voussure précordiale, caractéristique de certaines affections du péricarde ou du cœur ; les voussiires par usure ou perforation de la paroi, dues au développement d’un anévrysme de l’aorte thoracique ou du tronc brachio-céphalique ; la dilatation générale du thorax progressivement amenée par l’emphysème vésiculaire ; l’ampliation de l’une des cavités pleurales par les épanchements de toute sorte et la rétraction caractéristique qui peut en être la conséquence, etc., etc. On peut y ranger encore les tumeurs de toute nature, solides et liquides qui ont leur siège dans les parois, les saillies que viennent faire, à l’extérieur, les tumeurs du médiastin, sans compter les affections propres de la mamelle qui constituent une catégorie à part.
On peut faire un deuxième groupe des déformations thoraciques, d’un caractère plus général, qui ont leur point de départ soit dans les déviations de la colonne vertébrale, soit dans l’une de ces diathèses dont l’influence s’exerce sur l’ensemble du système osseux. ( Voy . Ostéomalacie, Rachitisme, Rachis.)
Nous devons nous borner ici à une simple énumération. La description des divers ordres d’hétéromorphies que nous venons de mentionner appartient soit à la séméiologie de la poitrine, soit aux articles spéciaux consacrés à certaines maladies ou à la pathologie de chaque organe.
Physiologie. — Le thorax a des usages multiples : 1° il protège contre les violences extérieures les organes contenus dans sa cavité ; 2° il est le siège des mouvements alternatifs de dilatation et de resserrement qui produisent le renouvellement incessant de l’air dans les poumons; 3° il sert de point d’appui, lorsqu’il réalise certaines conditions de fixité relative, à des groupes musculaires nombreux qui concourent à des mouvements très-variés mais régis par un mécanisme commun, qu’on désigne sous le nom à’ effort.
Les deux derniers ordres de faits ont un point de contact ; ils se rattachent, les uns et les autres, à la fonction de la respiration. Les mouvements de dilatation et de retrait du thorax appartiennent aux phénomènes mécaniques de la respiration, et seront naturellement étudiés avec cette fonction envisagée dans son ensemble. [Voy. Respiration). Les mouvements extrinsèques auxquels concourent les muscles qui prennent leur point fixe sur le thorax, exigent, comme condition initiale, une modification spéciale des mouvements respiratoires, et c’est ainsi qu’ils se rattachent à ces derniers. Il en résulte que, tout en prenant part à des