‹ Nouveau dictionnaire de médecine de chirurgie pratiques, illustré de figures intercalées dans le texte, sous la direction du Dr Jaccoud. Tome 28 (volume 5)Chapitre 135 sur 155 · POITRINE. - PHYSIOLOGIE · texte numérisé non relu

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fonctions très-variées, ils présentent des caractères communs, dont l’étude a fait l’olijet d’un article spécial ( Voy . Effort, t. XII, p. 425.)

Nous n’avons donc, ici, à examiner le thorax qu’au point de vue de la protection qu’il fournit aux organes contenus dans sa cavité, c’est-à-dire, dans ses conditions de résistance aux agents vulnérants. Les conditions varient suivant la nature de ces derniers. S’il s’agit d’instruments piquants ou tranchants, doués d’une faible quantité de mouvement, ils rencontrent dans le sternum, les côtes et surtout les vertèbres dorsales, une résistance suffisante pour prévenir leur pénétration dans la cavité; les espaces intercostaux, au contraire, leur ouvrent une voie facile. Lorsque la quantité de mouvement joue le rôle prépondérant, soit qu’il s’agisse d’un choc ou d’une chute, le thorax oppose, par la multiplicité des pièces qui le composent, par leur élasticité, par leur disposition arciforme, et grâce enfin au voisinage des membres supérieurs, des conditions de résistance et de solidité qui varient, d’ailleurs, dans ses diverses parois. II est, à peine, besoin d’insister sur les éléments de protection que nous venons d’énumérer. La multiplicité des pièces osseuses et de leurs articulations décompose les chocs subis par les parois et en affaiblit l’intensité ; l’élasticité des parties leur permet de céder dans une certaine mesure sans se rompre ; leur disposition arciforme les fait résister, à la manière des voûtes; la clavicule garantit le sommet du thorax en avant; l’omoplate et les masses musculaires voisines protègent le plan postérieur ; le bras, dans la position verticale, couvre une partie du plan latéral, l’avant-bras demi-fléehi, une partie du plan antérieur; enfin, dans certains cas, le membre tout entier entre en action pour détourner les agents vulnérants.

Il suit nécessairement de là que les divers points des parois thoraciques offriront des degrés de résistance inégaux, dus à leurs différences de structure. Ainsi, la paroi postérieure l’emporte sur les autres, grâce à la présence des vertèbres, à la solidité des articulations costo-vertébrales et enfin à la protection fournie par l’omoplate et les muscles de la région. En avant, le sternum résiste aux pressions extérieures, à la manière d’une voûte soutenue par quatorze arcs-boutants réprésentés par les côtes sternales et les cartilages correspondants. Les parois latérales agissent par le même mécanisme. Elles forment aussi une sorte de voûte dont toutes les pièces s’appuient en arrière sur le rachis, en avant sur le sternum. Tout choc qui porte sur une certaine étendue de la paroi latérale y rencontre donc une résistance équivalente à celle que lui opposerait la paroi sternale; mais, si l’effort se concentre sur un petit nombre d'arcades, et, à plus forte raison, sur une seule, il produit un redressement brusque de la courbure des côtes, et, lorsque la limite d’élasticité de ces dernières est dépassée, il en résulte une fracture. Les pressions qui s’exercent sur le sternum se répartissent généralement, au contraire, sur l’ensemble des piliers de la voûte dont il peut être considéré comme la clef. Dans l’un comme dans l’autre cas, l’inclinaison des côtes et leur mobilité constituent deux conditions défavorables à l’éner-

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gie de la résistance; pour que celle-ci soit efficace, il faut que les arcs osseux soient relevés et maintenus fixes. Ce rôle appartient aux muscles inspirateurs que, pour ce motif, on a considérés comme des arcs-boutants actifs. Il suffit, pour vérifier le fait, de s’observer soi-même et de remarquer l’attitude instinctive que nous donnons' aux parois thoraciques lorsqu’une violence extérieure les menace.

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