‹ Nouveau dictionnaire de médecine de chirurgie pratiques, illustré de figures intercalées dans le texte, sous la direction du Dr Jaccoud. Tome 28 (volume 5)Chapitre 149 sur 155 · POIVRE. - RÉCOLTE. — COMPOSITION CHIMIQUE · texte numérisé non relu

POIVRE. - RÉCOLTE. — COMPOSITION CHIMIQUE

On consultera la bibliographie de l’article Pleurésie, p. 234 à 239.

Je rappellerai seulement mon mémoire sur la thoracentèse par aspiration dans la pleurésie aiguë, Paris, 1878, et j’ajouterai les indications suivantes :

Hérard, Thoracenthèse {Bull, de l’Acad. deméd., 30 avril, 4 juin 1872 et 30 juillet 1872). Vergely, Bordeaux médical, 1873 — Pleuro-pneumonie ; épanch. pur., thoracocentèse; mort subite [Gaz. hebd , 1877, p. 377). v

Besnier (Ern.), Cas de mort subite pendant la thoracentèse (Bull, et Mém. Soc. méd. des hôp., 25 juin 1875, 2e série, t. XII, p. 24).

Raïnaud (Maurice), Des morts inopinées pendant ou après la thoracentèse, et des convulsions épileptiformes à la suite des injections pleurales (Bull, et Mém. Soc. méd. des hôp., 1875, 2e série, t. VI, p. 96).

Vallin (E.), Convulsions éclamptiques à la suite de la thoracentèse ( Union médicale, 1875, et Bull, de la Soc. méd. des hôp., 2“ série, t. VI, p. 115).

Widal, Étude clinique sur le traitement des épanchements pleurétiques par la ponction aspiratrice, Paris, 1876.

Troossaixt, De la thoracentèse dans la pleurésie franche, thèse de doctorat, Paris, 26 mars 1878, n° 109.

Châtelain (Ch.), Étude clinique sur la thoracentèse dans les pleurésies séreuses, thèse de doctorat, Paris, 1880.

Paraeentlièse du péricarde, Voy. Péricarde, t. XXVI, p. 635.

Georges Dieilafoy.

POIVRE. — Piper nigrum L., Famille des Pipéritées ou Pipéracées. Le poivrier est un arbuste vivace, sa tige volubile est articulée, et les nœuds produisent des racines adventives qui servent à fixer le végétal. Les fleurs sont disposées en épis pédonculés, longs de 8 à 12 centimètres environ. Les fruits sont charnus et sessiles.

Il est originaire de la côte de Malabar (Travancore) , d’où il est passé dans l’archipel malais, à Siam et aux Philippines.

La partie commerciale ou poivre en grains est le fruit de l’arbuste. C’est l’une des espèces dont l’usage remonte à la plus haute antiquité, et le poivre a été longtemps le principal et presque le seul objet d’échange existant entre ce qui est devenu l’Europe et l’Inde ancienne.

Aussi Théophraste, quatre siècles avant Jésus-Christ, connaît-il déjà deux sortes de poivre. Dioscoride et Pline le décrivent longuement, et à cette époque les navires allaient le prendre au port de Baraké, situé au Malabar, entre Mangalore et Calicut.

Au moyen âge, le poivre, toujours très-recherché, était surtout importé en Europe par les Génois et les Vénitiens. Il servait même parfois d’étalon monétaire, et parmi les redevances que les tenanciers étaient tenus de fournira leur seigneur on voit fréquemment figurer une livre de poivre, Récolte! — La récolte se fait en juin-juillet, dès que les baies de la partie inférieure de l’épi se colorent en rouge ; au bout de quelques jours elles se détachent de l’épi, et il n’y a plus qu’à faire sécher le produit, qui est devenu brun ou noir.

Par suite de la dessiccation, la couche moyenne du péricarpe se contracte et produit les rides bien connues de la surface du grain de poivre, qui reste marqué d’une tache peu apparente correspondant à l’insertion du pédoncule.

Composition chimique. — Tout le monde connaît l’odeur et la saveur du poivre.

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