‹ Nouveau dictionnaire de médecine de chirurgie pratiques, illustré de figures intercalées dans le texte, sous la direction du Dr Jaccoud. Tome 28 (volume 5)Chapitre 4 sur 155 · PIMENT · texte numérisé non relu

PIMENT

une grande quantité de poudre inerte. Enfin, les masses pilulaires doii vent toujours être plutôt molles que dures, à moins qu’elles ne soient îygrométriques et on doit les épister de telle façon qu’elles soient parfaitement homogènes. Pour les transformer en pilules, on les divise au moyen de la balance en plusieurs parties du même poids, que l’on roule en long cylindre, et celui-ci est à son tour séparé en un certain nombre de parties égales au moyen d’un instrument spécial. On leur fait acquérir exactement la forme sphérique en les disquant entre deux planchettes parfaitement planes ; on les empêche ensuite d’adhérer entre elles en les roulant dans de la poudre d’amidon, d’iris ou mieux de lycopode. On les argente ou on les dore en les agitant fortement dans une boîte avec des feuilles minces d’or ou d’argent. Il va sans dire qu’on ne doit pas appliquer cette opération aux pilules qui renferment une matière susceptible de se combiner au métal.

Mentionnons seulement, sans nous y arrêter, les méthodes d’enrobage : à la gélatine proposée par Garot ; au baume de tolu employée par Blancard pour préserver l’iodure ferreux du contact de l’air; à la caséine, au gluten, etc., en faisant observer que ces enveloppes doivent être fort minces, si l’on veut que les pilules se dissolvent dans le tube digestif. A. ce point de vue, l’enrobage au collodion, proposé par Durden, doit être absolument rejeté.

Le dosage des pilules est très-simple, et il ne présente véritablement aucune difficulté, lorsqu’on se contente d’énumérer le poids des substances actives qui doivent entrer dans la confection d’une pilule, puis d’indiquer au bas de la formule le nombre de pilules que l’on désire prescrire. Nous pensons que cette manière de formuler, qui laisse au pharmacien la latitude de choisir l’excipient le plus convenable, d’en employer seulement la quantité nécessaire et de choisir lui-même le modus faciendi, est de beaucoup la plus avantageuse ; elle permet d’éviter facilement l’obtention de pilules d’une grosseur démesurée.

Les bols ne diffèrent des pilules que par leur poids, qui est plus considérable, celui de ces dernières ne dépassant jamais 35 centigrammes. Leur préparation ne présente rien de particulier : on leur donne seulement une forme ovoïde, afin que les malades puissent plus aisément les avaler ; cette forme médicamenteuse est tellement incommode qu’on n’emploie plus guère aujourd’hui que les bols d’opiat balsamique.

E. Ville je an.

PIMENIT. — On connaît en matière médicale plusieurs espèces de piments, dont les uns sont fournis par des arbres de la famille des Myrtacées et les autres par des plantes de la famille des Solanacées.

Le piment de la Jamaïque, le piment couronné et le piment Tabago appartiennent au premier de ces groupes ;

Le piment des jardins, celui de Cayenne et celui de l’île Maurice, au second.

Piment de la Jamaïque : Il est constitué par le fruit du Myrtus Pimenta

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