‹ Nouveau dictionnaire de médecine de chirurgie pratiques, illustré de figures intercalées dans le texte, sous la direction du Dr Jaccoud. Tome 28 (volume 5)Chapitre 47 sur 155 · PLEURÉSIE. - P. HÉMORRHAGIQUE. - CAUSES. PATHOGÉNIE · texte numérisé non relu

PLEURÉSIE. - P. HÉMORRHAGIQUE. - CAUSES. PATHOGÉNIE

On fera bien, comme le recommande Moutard-Martin, de multiplier les lavages, dont l’insuffisance est souvent la seule cause des échecs, et de placer les malades de façon que l’ouverture pleurale soit à la partie la plus déclive, ce qui rendra l’écoulement facile.

Pleurésie hémorrhagique. — L’épanchement de la pleurésie simple est chargé, nous l’avons vu, d’un grand nombre de leucocytes, il contient aussi une quantité considérable de globules rouges, et ces derniers -ne font pas plus la pleurésie hémorrhagique que les premiers ne constituent la pleurésie purulente. Dans la pleurésie franche., le liquide peut renfermer de 600 à 3 ou 4,000 globules rouges sans que sa coloration en soit troublée ; le liquide est alors histologiquement hémorrhagique, comme l’appelle G. Dieulafoy, et pour lui. cette richesse de l’épanchement en globules rouges constituerait une phase spéciale de la pleurésie qui doit devenir purulente, phase analogue à la période d’engouement, de congestion, de la pneumonie et des autres phlegmasies.

Pour qu’un épanchement mérite la qualification d’ hémorrhagique il faut qu’il renferme des hématies en telle proportion que la coloration rosée ou rouge du liquide en trahisse la présence.

Causes, patliogéuïe. — Sous l’influence des idées de Trousseau et de Barth, on est accoutumé à considérer la pleurésie hémorrhagique; comme étant presque toujours d’origine cancéreuse ; il est certain que Yhémothorax est fréquemment lié au cancer du poumon et de la plèvre, mais il y a une grande exagération à regarder les deux termes comme synonymes. D’une part, en effet, un bon nombre de pleurésies hémorrhagiques ne relèvent pas du cancer, et d’ailleurs l’épanchement dû au cancer est loin d’être toujours hémorrhagique.

La pleurésie hémorrhagique peut être simple et indépendante d’une ; affection organique, l’hémorrhagie est alors purement la conséquence de la phlegmasie ; elle peut être liée à la tuberculose miliaire pleuro-pulmonaire, au cancer du poumon ou de la plèvre ; on l’observe encore, mais plus rarement dans les fièvres graves, dans la rougeole, le purpura, le scorbut, et enfin dans certaines affections dyscrasiques dues à des lésions rénales, hépatiques, ou même spléniques. L’épanchement hématique est;, fréquent lorsque la phlegmasie est la conséquence d’un traumatisme; enfin le liquide devient sanglant à la suite d’une aspiration trop énergique.

Quand l’hémothorax est simple il est tantôt lié à la pleurésie séro-fibrineuse commune, et tantôt résulte de la présence des néomembranes. Dans le premier cas, l’hémorrhagie est due à la violence du processus phlegmasique : les petits vaisseaux de la plèvre subissent une dilatation anormale, la poussée fluxionnaire peut être assez forte pour les rompre, il en résulte une hémorrhagie plus ou moins abondante ; celle-ci a lieu soit par rupture des vaisseaux de la plèvre, soit par diapédése; eüe est contemporaine de l’exsudation fibrineuse et due à l’intensité de la plilegmasie qui l’a produite. J , j

L’autre forme d’hémothorax inflammatoire simple est analogue pour le,

PLEURESIE.

ÉHORRHAGIQUE.

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