‹ Nouveau dictionnaire de médecine de chirurgie pratiques, illustré de figures intercalées dans le texte, sous la direction du Dr Jaccoud. Tome 28 (volume 5)Chapitre 54 sur 155 · PLÈVRE. - MALADIES SECONDAIRES · texte numérisé non relu

PLÈVRE. - MALADIES SECONDAIRES

d’hydatides, on a vu plus souvent encore survenir, dans ces conditions, un pneumothorax, et cette complication est elle-même une des plus dangereuses, car elle peut entraîner aussi une mort rapide par asphyxie ou bien amener une suppuration de la plèvre, et par conséquent tous les dangers de la pleurésie purulente. Les kystes de la plèvre ont quelquefois aussi causé la mort par une asphyxie progressive, lorsque la maladie abandonnée à elle-même a acquis un développement considérable et capable de supprimer complètement les fonctions d’un des poumons. .

Heureusement la thérapeutique n’est pas désarmée en face des accidents si graves et des complications qu’entraînent les kystes des plèvres : si l’on reconnaît la maladie avant l’ouverture du kyste dans les bronches, la ponction capillaire et l’aspiration pourront être pratiquées avec chances de succès ; Bird, cité par Hearn, aurait ainsi obtenu plusieurs guérisons, par ce simple traitement dans des cas de kystes intrathoraciques, .et il paraît que cette pratique est fréquemment employée par les médecins d’Australie. Si le kyste s’est déjà ouvert dans les bronches, on peut attendre la guérison spontanée, tant qu’il ne survient pas d’accidents; mais s’il arrive des complications, et surtout une suppuration de la plèvre,, il faut recourir à l’empyème, et les observations de Yigla, de Southey, de Moutard-Martin sont là pour témoigner qu’il ne faut pas désespérer, même dans ces conditions si défavorables, et que l’ouverture de la poitrine et les lavages de la plèvre constituent certainement alors la meilleure ressource dont on puisse disposer.

Maladies secondaires. — Nous avons déjà vu combien souvent les maladies des plèvres sont subordonnées à des maladies primitivement développées surtout dans les poumons, ou encore dans les médiastins, dans les parois thoraciques, même dans le foie, en un mot dans les différents organes adjacents à la plèvre. A propos de la pleurésie, de la tuberculose, du cancer, etc. , nous avons insisté sur ce fait important que, la pleurésie franche aiguë mise à part, la plupart de ces maladies sont rarement primitives et qu’elles sont, au contraire, habituellement dépendantes d’affections antérieures des poumons ou des organes voisins.

D’autre part, nous avons observé aussi que, dans uu grand nombrede circonstances, les altérations des plèvres ne sont qu’une des déterminations locales d’une maladie générale, comme la tuberculose ou le cancer: il s’agit alors de manifestations diathésiques qui envahissent à la fois plusieurs organes et dans lesquelles la plèvre peut être intéressée au même titre que les autres membranes séreuses ou les autres viscères.

Ces deux groupes, altérations des plèvres par extension des maladies des organes voisins, altérations par lésions multiples résultant d’une affection diathésique, comprennent la plus grande partie des maladies secondaires des plèvres.

Nous n’insisterons pas davantage sur ces différentes maladies : pour les pleurésies secondaires, comme pour la tuberculose, le cancer, les dégénérescences secondaires des plèvres, nous renverrons à ce que nous avons déjà dit dans les pages précédentes. Mais il est un point que nous désirons

Page 1