PLACENTA. — ANATOMIE
décrit une autre variété de rameaux villeux consistant en divisions primaires et secondaires du tronc principal. Ils sont de volume variable,, pouvant atteindre jusqu’à un millimètre de diamètre et se rendent au placenta utérin, auquel ils adhèrent si intimement qu’on ne peut les en détacher, même par une forte traction. On rencontre ces rameaux villeux en grand nombre dans le tissu maternel qui s’enfonce profondément entre les lobes. On les trouve cependant aussi à l’intérieur même des cotylédons ; leurs divisions se terminent, comme les villosités ordinaires, par des extrémités libres, ou s’entre-eroisant entre elles. Ces différents moyens d’union font de la masse placentaire un tout dense et compacte, qui adhère fortement à la muqueuse utérine, surtout à partir du troisième mois de la grossesse. Les villosités placentaires et le chorion qui leur donne naissance sont constitués exactement comme le chorion lui-même. On y rencontre une couche interne ou fœtale composée de tissu conjonctif, et une couche externe constituée par un épithélium pavimenteux ayant de 7 à 10 m. d’épaisseur. Cet épithélium, très-apparent sur les premières, divisions des villosités anciennes, l’est beaucoup moins sur leurs extrémités ou sur les rameaux qui sont en voie de développement.
Les villosités (fig. 20) n’ayant d’autre destination que de mettre les vaisseaux du fœtus en communication avec la circulation maternelle, chacune d’elles est pourvue d’une artériole venant de l’une ou l’autre artère ombilicale et d’un rameau veineux allant se rendre dans la veine ombicale. On a vu plus haut que les premières divisions des vaisseaux ombilicaux étaient comprises entre deux lames de tissu conjonctif séparant le chorion de l’amnios. Avant de se diviser en ramuscules qui se distribuent dans les villosités choriales, ces vaisseaux forment de véritables bouquets, dont les branches divergent dans tous les sens, les unes passant immédiatement à l’état capillaire pour pénétrer dans les villosités, les autres formant des bouquets secondaires qui donnent eux-mêmes naissance à des ramifications capillaires. Ces ramifications pénètrent jusque dans les Extrémité d’une villosité du divisions les plus secondaires des villosités ; elles se £ dé deux ceiîbdiàdirigent vers le cul-de-sac villeux, soit directement, aamèt^ssseaui plèins de soit en formant des spirales, et s’y terminent par sang vaisseauvide; des anses anostomotiques qui font communiquer T
, entre eux les deux ordres de vaisseaux^ de telle
sorte que le système vasculaire de l’embryon est un système entièrement fermé, dont la circulation placentaire n’est elle-même qu’une partie. Il n’existe aucune, anastamose d’une villosité à une autre, pas plus que d’un cotllédon à l’autre. Les vaisseaux des villosités sont dépourvus de valvules. Ceux des premières divisions villeuses ont la même structure que les vaisseaux du cordon, et sont richement pourvus de. fibres musculaires. Dans les dernières divisions, au contraire, ils nepossè-
Fm. 20.