COUTEAUX
[Supplément]
interosseux adopté par Larrey pour la désarticulation de l’épaule a une lame longue seulement de 81 millimètres, la désarticulation de la cuisse exige, pour tailler par transfixion le lambeau antérieur, une longueur de lame égale à 35 centimètres. C’est entre 11 et 25 centimètres qu’oscille la longueur moyenne : règle générale, elle doit atteindre une fois et demie environ le diamètre du membre à amputer.
Le couteau à un seul tranchant sert toujours pour les amputations par la méthode circulaire, lorsque le membre n’a qu’un os ; l’interosseux est réservé au cas où il y a deux os. Les chirurgiens se sont longtemps servis indifféremment de l’un ou de l’autre pour les amputations à lambeaux. Toutefois le couteau à deux tranchants tend à disparaître, et c’est justice : car, comme le font observer Gaujot et Spillmann, qu’on l’emploie pour la section des parties iiiterosseuses en faisant le huit de chiffre classique, ou pour tailler des lambeaux par transfixion, on risque toujours de diviser les chairs à des hauteurs inégales et de léser les vaisseaux sur plusieurs points ; grave inconvénient qui expose aux hémorrhagies consécutives et rend dangereux l’instrument dont il s’agit.
Nous ne parlerons pas du mode d’emploi des couteaux à amputation, décrit par A. Guérin, t. II, p. 56.
II. Couteau pour la rescision des amygdales. — Inventé par Caqué (de Reims), cet instrument avait une lame longue de 11 centimètres, courbée sur sa longueur, émoussée à son extrémité, et formant avec le manche un angle très-prononcée, de manière que la main de l’opérateur ne masque pas les parties sur lesquelles il opère.
Il a fait place à l’amygdalotome ou au bistouri droit boutonné.
III. Couteaux pour l’embryotomie. — Voy. t. X, p. 289 (embryotome de Jacquemier), et t, XII, p. 647 (Crâniotomie) .