‹ Nouveau dictionnaire de médecine de chirurgie pratiques, illustré de figures intercalées dans le texte, sous la direction du Dr Jaccoud. Tome 40. supplChapitre 21 sur 531 · V. Couteau lenticulaire. — Voy. t. XXXVI, p · texte numérisé non relu

V. Couteau lenticulaire. — Voy. t. XXXVI, p

TI. Couteaux lithotomes. — Nom donné à plusieurs instruments actuellement tombés en désuétude, et dont les plus usités ont été :

1° Le couteau de Cheselden, instrument à lame courte, fixe sur le manche, convexe sur le tranchant comme sur le dos,. avec lequel son inventeur incisait le périnée dans l’opération de la taille ;

2° Le couteau de Foubert, grand couteau dont la lame étroite, longue de 12 centimètres, tranchante dans toute sa longueur, faisant avec le manche un angle obtus, servait pour la taille latérale.

Vn. Couteau en serpette. — Sorte de couteau à lame forte et recourbée, avec lequel Desault ouvrait les parois du sinus maxillaire en cas de tumeur de cette cavité osseuse.

VIII. Couteaux pour la staphylorrhaphie. — Vidal (de Cassis) et Fergusson employaient pour l’avivement des surfaces un couteau dont la lame, assez courte, avait deux tranchants.

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De plus, Fergusson a imaginé, pour la section des muscles péristaphylins et pharyiigo-staphylin, un couteau à lame d’abord droite, puis faisant sur le plat un coude au delà duquel elle s’élargit, et se terminant par une troisième partie oblique sur la seconde.

IX. Couteau stiTOHysien. — Fort couteau interosseux avec lequel on pratique la symphyséotomie.

X. Couteaux pour l’ablation des tumeurs. — Nous ne citerons que pour mémoire les couteaux avec lesquels Fabrice de Hilden, Scultet, etc., séparaient les tumeurs volumineuses, du sein en particulier, et qui ont dans tous les cas fait place au bistouri.

XI. Couteaux pour les opérations qu’on pratique sur l’œil. — Ils sont très-nombreux, ces opérations étant elles-mêmes en grand nombre, et les ophthalmologistes s’étant ingéniés à modifier l’instrumentation pour le plus grand profit d’un organe sur lequel l’action chirurgicale est plus délicate que sur tout autre. Nous ne décrirons que les variétés principales.

A. Couteau en cuiller. — Couteau proposé par Fabrice de Hilden pour l’extirpation du globe oculaire. Inusité.

B. Couteaux pour opérations sur les voies lacrymales. — 1“ Couteau de Weber (fig. 11). Petit couteau boutonné, qui traverse le conduit lacrymal sans le léser; quand l’extrémité est dans le sac lacrymal, l’instrument est relevé de façon que son tranchant tourné en haut incise la paroi supérieure du conduit.

Fig. 11. — Couteau de Weber pour l’incision des conduits laci7maux,

2° Couteau de Stilling (fig. 12). Destiné à diviser la muqueuse du canal nasal, quand l’écoulement des larmes est gêné ; il a une lame en forme de triangle rectangle, longue de 13 millimètres, large de 3 millimètres à la base ; la pointe est arrondie et tranchante.

Fjg. 12. — Couteau de Stilling.

C. Couteaux à iridectomie. — 1° Couteau de Beer. Couteau lancéolaire (fig. 13), à lame courbe et large, tranchant des deux côtés,

Fig. 15- — Couteaux lancéolaires.

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très-acérée à sa pointe. Si l’opération doit se faire au côté externe de l’œil, cette lame est droite ; elle est fortement coudée sur le plat, lorsqu’on doit opérer en dedans ou en haut, afin d’éviter la saillie du nez ou de l’arcade sourcilière. La forme lancéolaire de la lame fait que l’incision -est plus étendue en dehors qu’en dedans de la cornée ; de plus, l’instrument s’engage facilement entre les lames de la cornée, et ne peut plus alors pénétrer dans la chambre antérieure.

2“ Couteau de de Graefe. — Ce couteau, que nous décrirons avec les couteaux à cataracte, est bien préférable à celui de Beer, généralement abandonné pour les raisons qui précèdent.

D. Couteau à iridenclise. — Pour faire subir à la cornée une petite perte de substance à travers laquelle l’iris se déplace. Desmarres a proposé un petit couteau triangulaire dont la lame ne peut s’enfoncer trop profondément, retenue par deux arêtes dont elle est munie ; sur le couteau se trouve une petite fenêtre dans laquelle s’engage une des extrémités de la branche supérieure de l’instrument, articulée un peu en -arrière de la lame. Cette fenêtre limite la perte de substance à pratiquer.

E. Couteau de Weeker pour V iridotomie. — Voy. t. XIX, p. 423.

F. Couteaux à cataracte. — Parmi les nombreux couteaux proposés, -on n’emploie plus que :

1° Le couteau de Beer, ou plutôt de Richter modifié par Beer, instrument de forme triangulaire, dont un côté, qui se prolonge dans la direction du manche, est mousse dans la plus grande partie de son étendue, tranchant seulement vers la pointe, tandis que l’autre côté, oblique, quelquefois légèrement convexe, est tranchant dans toute sa longueur (fig. 14). Il résulte de cette disposition que la lame, s’élargissant insensiblement de la pointe au talon, fait une plaie nette et s’oppose a la sortie de l’humeur aqueuse avant que le lambeau soit achevé;

Fig. 1-i. — Couteau de Beer.

2“ Le couteau de de Graefe, sorte de bistouri long et très-étroit, long d’environ 3 centimètres 1/2, tranchant d’un côté, mousse de l’autre, à pointe acérée : il est assez épais sur ses faces pour prévenir l’issue prématurée de l’humeur aqueuse. Il s’emploie pour l’extraction de la «ataracte par le procédé linéaire (t. VI, p. 505).

Sont abandonnés : le couteau de Wenzel, qui avait la forme d’une lancette à grain d’orge, tranchante sur un seul bord ;

Le couteau de Guérin et de Dumont, dont la lame détachait la demi- ■circonférence de la cornée en passant au devant d’un anneau dans lequel celle-ci était reçue ;

Le couteau de Jaeger, formé de deux lames superposées, dont l’une, mobile, plus petite, plate sur une face, convexe sur l’autre, achevait la

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section qu’avait commencée l’autre, qui était fixe, de même forme que le couteau de Beer.

G. Couteau de Desmarres pour la scarification de la conjonctive. — Couteau très-court, à tranchant étroit et très-convexe.

H. Couteau de J. Guérin pour la ténotomie sous-conjonctivale. — Couteau à double tranchant, légèrement courbé sur le plat, dont une face présente une saillie longitudinale qui le rend convexe dans le sens tranversal et facilite sa pénétration.

Gaujot et Spillmakk, Arsen. de la chir. contempor., t. II.

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