‹ Nouveau dictionnaire de médecine de chirurgie pratiques, illustré de figures intercalées dans le texte, sous la direction du Dr Jaccoud. Tome 40. supplChapitre 31 sur 531 · MICROBES. - RÔLES DES M · texte numérisé non relu

MICROBES. - RÔLES DES M

mémoire. Ils ont de 5 à 8 de longueur sur 0 4 à 0 7 d’épaisseur et

se trouvent dans les tubercules de l’homme et des animaux, dans les crachats, le sang et les vaisseaux, et tout particulièrement dans les cellules géantes ; les uns présentent des spores ovales, les autres en sont dépourvus, il en est de lisses et d’homogènes, certains sont moniliformes. Cultivés et inoculés à des animaux, ils ont reproduit des lésions tuberculeuses.

Les zooglées de microcoques que Malassez et Vignal ont décrites dans certaines formes de tuberculose ont donné lieu, après plusieurs séries successives d’inoculation, à des bacilles, et n’en sont probablement qu’une forme jeune. Les recherches de Koch ont inspiré depuis quelques années des travaux innombrables qui ont pour la plupart confirmé les premières découvertes ou contribué à améliorer la technique expérimeutale. Le bacille tuberculeux est ainsi devenu un de ceux dont le rôle pathogène est le moins contestable. Il nous est impossible d’insister sur les réactions du bacille tuberculeux ; il nous suffira d’en donner le principe suivant : le bacille tuberculeux fixe les couleurs d’aniline dans les mêmes conditions que la généralité des microbes, mais il les fixe plus lentement ; d’autre part, une fois coloré, il abandonne plus difficilement la matière colorante qui l’imprègne (Fii’ket).

Les bacilles de la syphilis ont été décrits par un certain nombre d’auteurs (Klebs (hélicomonades), Aufrecht, Birsch-Hirschfeld, Schutz, etc.), mais ces recherches n’ont pas donné de résultats plus probants que celles établies sur les coccus de diverses dimensions décrits par d’autres observateurs. Plus récemment, Lustgarten a décrit des bâtonnets assez analogues à ceux de la tuberculose et de la lèpre comme dimension, ayant 2 à 4 spores, isolés ou groupés, courbés ou entre-lacés, et qui existeraient dans de grandes cellulès situées au bord de l’infiltration cellulaire du chancre induré, entre les cellules épithéliales du corps muqueux au niveau des papules syphilitiques, dans les produits de sécrétion de syphilides tertiaires, et même dans des gommes de syphilis héréditaire ; mais il n’a réussi ni à les cultiver ni à les inoculer.

Des bacilles un peu moins longs que ceux de la tuberculose ont été décrits par Klebs dans les fausses membranes de la diphthérie, mélangés aux micrococcus dont il a été question plus haut ; ces bacilles ont été cultivés par Loeffter et, inoculés à des animaux, auraient donné naissance à des affections diphthéritiques, mais ces recherches ont besoin d’être contrôlées à nouveau.

Vibrions pathogènes. — Bacille-virgule de Koch ou vibrion du choléra {£\§. 50 et 51). Découverts par Koch dans les selles des cholériques et dans l’épaisseur , de la muqueuse intestinale, ces microbes ont 3 p, de longueur pour une épaisseur de 0 p. 8 environ, sont courbés en virgules, et agités de mouvements très-vifs; ils n’existent pas dans le sang, sont aérobies, n’ont pas de spores, et donnent par les cultures des filaments spirales plus ou moins allongés. Koch les a rencontrés aussi en dehors de l’ctrganisme dans des flaques d’eau, dans les Indes. La spécificité de

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