‹ Nouveau dictionnaire de médecine de chirurgie pratiques, illustré de figures intercalées dans le texte, sous la direction du Dr Jaccoud. Tome 40. supplChapitre 36 sur 531 · POUDRES ALIMENTAIRES · texte numérisé non relu

POUDRES ALIMENTAIRES

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allemande, une infusion de séné, etc. ; quel que soit le purgatif employé, sa dose doit être assez élevée, ses effets étant diminués par le tannin du tannate de pelletiérine et par l’action paralysante que l'alcaloïde exerce sur les fibres musculaires de l’intestin. Presque toujours, au bout de quelques heures, le tænia est rendu en une seule fois.

Tasket, s. les alcal. du grenad. (C. B. Ac. Sc., 26 août 1878, 31 mars 1879, 22 mars 1880)„ — De Rocheudee, Ét. physiol. et tliérap. sur les sels de P., th. de Paris, 1879, n» 515. — Bébexger-Fébaod, De l’act. lænif. des sels de P. {Bull. gén. de thérap., 1879, t. XCVI et XCVll). — Bull, de la Soc. de thérap., juillet, nov. 1879. — Duj.nuiiN-BEACMETz, De l’act. ptysiol. et tliérap. des sels de P. {Bull, de l’Acad. de méd., 18 mai 1880 ; Clin, thérap.. M80, t. I, p. 712).

Ch. D’Ivors.

POUDRES AUIMENTAIRES, AEIMEIVTATION ARTI- FICIEEUE, SURAMMEATATIOAf. — A la fin de l’année 1881, Debove fit connaître, sous le nom i' alimentation forcée, une méthode à la fois diététique et thérapeutique, destinée à remédier à l’état d’inanition qu’amènent chez certains malades le dégoût invincible des aliments ou les vomissements incoercibles, et basée sur l’observation des fâcheux effets de l’anorexie, qui tantôt complique une maladie déjà existante et contribue à l’entretenir, tantôt prépare l’éclosion du mal en affaiblissant le sujet chez lequel il se développera. Cette méthode consistait à porter directement dans l’estomac, à l’aide d’une sonde, des substances alimentaires dont la répugnance insurmontable du malade pour toute espèce d’aliment rendrait l’introduction naturelle impossible.

L’expression à" alimentation forcée, qui prête à l’équivoque, en ce qu’elle rappelleles moyens coercitifs employés chez les aliénés, alors que dans les cas dont il s’agit le malade se prête volontairement au traitement auquel il est soumis, a fait place à celle à' alimentation artificielle généralement adoptée, bien que Dujardin-Beaumetz lui préfère celle de gavage^ A côté de l’alimentation artificielle, qui a seulement pour but de prévenir les conséquences de l’anorexie ou des vomissements incoercibles en nourrissant le malade, se place la suralimentation, qui consiste dans l’introduction dans l’estomac d’aliments à hautes doses, et qui diffère surtout de la première par la quantité de matières alibiles introduites dans le ventricule gastrique d’un sujet en voie de consomption ou déjà affaibli : ces matières peuvent d’ailleurs, dans la suralimentation, être dégluties par le malade ou directement portées dans l’estomac à l’aide de la sonde.

L’alimentation artificielle et la suralimentation ont, on le conçoit, des indications très-analogues, ce qui nous a engagé à les étudier dans un même article : celui-ci doit comprendre aussi la description des poudres alimentaires qui, dans l’un et l’autre cas, ont remplacé les mélanges complexes primitivement usités.

Poudres alimentaires. — Lorsque Debove imagina sa méthode d’alimentation artificielle, il se servit d’abord d’un mélange de viande crue râpée et d’œufs délayés dans du lait ou du bouillon ; Dujardin-Beau-

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