CALENTURE
Douuv, Traité pratique de la pierre dans la ressie. Parisi 1864, in-8.
Le Bot d'Ètiolles 61s (R.]» TraiUî pratique de la gravelle et des calculs urinaires. Paris, 1864,
io-8, figures.
Beale (Lionel S.), De Turine, des dépôts urinaires et des calculs, etc., traduit par Auguste Olli-
Tier et Georges Bergeron. Paris, 1865, io-12, avec 136 figures. Fbeiucbs (Tbéod.), Traité pratique des maladies du foie et des voies biliaires, traduit de Talle-
Diand par Dumesnil c;^ Pellagot. 2* édit., Paris, 1866, in-8. Jaumes (Alphonse), Pathologie et thérapeutique de i'alTection calculeuse considérées dans leurs
rapports avec les divere âges de la vie. Thèse d'agrégation, Montpellier, 1866, in-8. Voir in Âfmalen der Chemie und Pharmacie: Toel, Band XCVI, s. 24; Stbbcker, Band Cil,
s. 108 ; Stjbdbleb, Band CXI, s. 28 ; Schebbi, Band GXII, s. 257. ~ Voir aussi l'article Calculs,
in Dietianuaire en 60 tw/., 1812, t. lil, p. 460; Dictionnaire en 50 t;o/.,1854, t.lll, p. 198 ;
Compendium de médedtte pratique, 1837, t. II, p 3; The Cyclopedia ofpractical medeàne.
1833, 1. 1, p. 557 ; The Cyclopedia ofpractical êurgery, 1841, 1. 1, p. 557 ; Valleix, Guide du
médecin praticien. 1866, additions par Arnould.
AoGusTE Ollivier et Georges Bergeron.
CAItEATTlJRE. — La calenture (du mot espagnol calentura^ du verbe calentar^ chaufler, échauffer, réchauffer) est une maladie sur laquelle nous ne possédons que des renseignements peu nombreux et très-incomplets. Trois médecins seulement s'en sont occupé d'une manière spéciale, deux Anglais, Stubbes et Oliver, et Beisser de la marine française.
Il est remarquable que, malgré l'origine de la dénomination de cette maladie, aucun médecin espagnol, à notre connaissance, y ait consacré quelques lignes; si Ton veut en découvrir quelques vestiges, il faut consulter les relations de voyages de certains navigateurs de la péninsule.
D'après les auteurs qui prétendent l'avoir observée, la calenture est une maladie fébrile particulière aux marins, se développant principalement pendant les calmes, dans les mers tropicales, présentant comme caractère essentiel et pathognomonique, un délire furieux survenant d'une manière subite au milieu de la nuit avec désir irrésistible de se précipiter à la mer ; ce désir est provoqué par les illusions et les hallucinations qui transforment la mer aux yeux des malades en prairies verdoyantes et en champs émaillés de fleurs.
Stubbes, le premier (1668), a donné deux observations de calenture; Sauvages qui en admet deux espèces, range la précédente dans la classe des vésanies, ordre délire, espèce paraphrosyne, il lui attribue les caractères suivants : « La paraphrosyne-calenture diffère de la phrcnétique en ce qu'elle est sans fièvre, qu'elle provient d'un état saburral et qu'elle est guérie par un vomitif; le délire est fugace, subit et gai ; c'est une maladie que l'on observe sur les navigateurs, dans les mers tropicales ; les malades, croient voir au milieu de la mer des prairies et des arbres, et si on ne les surveille, ils s'y précipitent ; la chaleur de la peau est naturelle, la langue belle, le traitement consiste à donner un émétique qui souvent à lui seul disbipe le délire, on prescrit une diète légère et le jour suivant une ou deux saignées. x>
Cette espèce de calenture parait avoir été très-rai*ement observée, car on n'en fait presque pas mention dans les écrits postérieurs que nous devrons analyser.