CANCER. CARACTÈRES G6^SRAUX DES TUMEURS CANCÉREUSES
b. Les tumeurs iibro-plasUques se montrent de préférence dans les régions abondamment pourvues de tissu conjonctif.
c: C'est dans les os que s'observe plus particulièrement le cancer ostéoîde, preuve manifeste de Tinfluence du tissu qui a été le point de départ du mal.
d. Le cancer mélanique montre une prédilection marquée pour la peau et le globe de Tœil, deux organes où le pigment existe à Tétat normal. ^
e. Pour l'encéphaloïde et le squirrhe, l'analogie de texture parait moins frappante. Cependant nous remarquerons que ces deux formes, dans lesquelles les cellules se rapprochent du type épithélial, s observent plus particulièrement dans les régions où Tépithélium normal est exposé à subir, à Tétat physiologique, de profondes modifications, par exemple la mamelle et le testicule.
Comme on le voit, il est impossible de ne pas établir une certaine cor relation entre la structure de la tumeur cancéreuse et celle de la région qui en est le siège.
T* Lésions secondaires. — Nous indiquerons rapidement les lésions ganglionnaires et viscérales déjà étudiée» dans le cours de cet article (voy. E>'céphalouie).
Les lésions ganglionnaires sont susceptibles de se montrer dans toutes les espèces de cancers, mais dans une proportion bien variable; leur marche nous est indiquée par la production des cancers successifs. — Les tumeurs bénignes, au contraire, ne sont peut-être jamais accompagnées ^ lésions ganglionnaires spécifiques.
Les tumeurs par infection proprement dites, qui peuvent exister sans engorgement ganglionnaire, sont ordinairement d'un volume médiocre, quelquefois même très-petites ; elles occupent de préférence la surface des organes, par exemple la face convexe du foie et la. surface du lobe inférieur du poumon, où elles se présentent sous l'orme de noyaux arrondis, disséminés, gros comme des noisettes ou de petites noix. Sur la plèvre, elles ont l'aspect de petites tumeurs aplaties, blanchâtres, opaques, que l'on a avec raison comparées à des gouttes de cire. Très-communes dans l'encéphaloïde et le squirrhe, puisqu'on les y rencontre au moins dans la moitié des cas (Broca), quand la mort arrive par le fait même des progrès de la maladie, les tumeurs par infection sont au contraire, dans quelques formes de cancers, d'une excessive rareté. C'est ce qui fait que x^rtaines espèces de tumeurs ont été à tort séparées des autres cancers ; il n'y a là qu'une question de fréquence relative, et à cet égard, on peut dire que dans les manifestations cancéreuses on trouve tous les intermédiaires possibles.
En général, le degré d'aptitude d'un tissu à se généraliser paraît être en rapport direct avec l'abondance des sucs dont il est abreuvé, ce qui rend probable l'action des sucs infectieux sur l'organisme. — Ordinairement le siège occupé par les dépôts consécutifs offre une grande analogie, malgré la diversité de texture des tumeurs qui ont produit l'in-