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chant ou cet air devait traiter. Ainsi, ils dis&icnt nome phrygie», nome éolien, nome dactylique. nome iambique. etc.
NOMION. — Sorte de chant erotique chez les anciens Grecs.
NOMIQUE, adj. — Qui appartient au nome. C'était, en outre, chez les Grecs, un genre de style musical consacré à Apollon.
NONE, s. f. — Partie de l'office divin ; celle des heures canoniales qui se chante après sexte.
NON TROPO ou MA NON TROPO. (Voy. Signes.)
NOTATION, s. f. — C'est l'art de marquer ou simplement l'action par laquelle on marque les notes de musique sur la portée, soit en manuscrit avec la plume . soit par les divers procédés connus de gravure, typographie, lithographie. On verra dans l'article Chiffres les divers systèmes plus ou moins nouveaux par lesquels on a essayé de combattre et d'abolir le système usuel, qui, selon quelques praticiens, est trop compliqué et par cela même trop peu populaire pour l'art musical.
NOTE, s, f. — Note de musique; signe ou caractère de musique qui sert à désigner les différents tons de la gamme. Les ?!of es de musique sont au nombre de sept, ainsi nommées : ut ou du, ré. mi, fa, sol, la, si. Elles portent quelquefois une autre dénomination que voici : Tonique, sus-tonique , mcdiante . .sous-dominante, dominante, sus-dominante, sensible; celle qui recommence la gamme et qui vient après la note sensible s'appelle octave. (Voy. Mode.)
NOTER, V. ac. — Noter la musique, c'est en marquer sur le papier réglé les divei-s caractères distinctifs.
NOTEUR, s. m. (Voy. Copiste.)
NOTISTE, s. m. et f. — Celui ou celle qui non-seulement pratique la musique, mais encore qui sait la noter sur la portée, y déterminer le degré ou la valeur des sons et en régler le mouvement.
NOURRI, E, adj. — Son nourri, c'est-à-dire plein, timbré, etc. — Soutenu durant toute la valeur de la note qui le représente.
NUANCES. (Voy. Accent.)
NUNNIE, s. f.- — Celait ainsi que les Grecs nommaient la chanson habituelle des nourrices.
ijuinzième lettre de l'alphabet. Cette lettre est souvent et pour diiïérents objets employée dans la notation musicale :
1° Elle sert à désigner la corde à vide dans quelques instruments, tels que le violon, la harpe, la guitare, etc.
i° Dans l'art de chiffrer l'harmonie, on désigne par la lettre o la note qui doit être marquée sans accompagnement.
3° Quelques compositeurs, dans leurs musiques de violon, emploient la lettre 0 pour indiquer le pouce dans la position de la main.
4° Dans le plain-chant, on emploie aussi quelquefois la lettre o pour désigner le temps parfait composé de trois semi-brèves.
0, s. m. — Nom que l'on donne aux sept ou neuf antiennes chantées pendant sept ou neuf jours avant la fête de Noël et qui précèdent le Magnificat. On les appelle ainsi à cause de la lettre o interjection qui les précède. On les appelle aussi les o de Noël.
OBLIGÉ, E, adj. — On appelle partie obligée celle qui, n'étant pas de remplissage, ne peut se retrancher dans l'exécution d'un morceau sans nuire à son effet. C'est ainsi que l'on dit, par exemple : fantaisie pour piano avec accompagnement de violoncelle obligé, de violon obligé ou de flûte obligée , et que l'on voit écrit sur l'une ou l'autre de ces parties séparées : violoncelle obligé, violon (jbligé, flûte obligée, etc.
OBLIQUE, adj. — Le mouvement oblique, en style de contrepoint, est celui qui est pratiqué lorsqu'une partie monte ou descend deplusieursdegrcsdiatoniques pendant que l'autre restepermanente.
OBLIQUE. — Piano droit oblique ou à pilastres. (Voy. PlANO.)
OCTACORDE, s. ?«. — Division par octaves réunies dont le dernier son de la première octave est le premier de l'octave suivante, et ainsi de suite.
OCTA'VE, s. f. — La première, la plus simple et la plus parfaite de toutes les consonnances. Son intervalle est de huit sons composés de sept degrés diatoniques. La succession immédiate de deux
octaves ou de deux quintes par mouvement direct est interdite par les règles de l'harmonie.
Le mot octave a aussi d'autres significations en musique : 1° écrit en toutes lettres ou en abrégé au-dessus d'un passage, sur la portée, il indique que toutes les notes de ce passage doivent être exécutées à l'octave au-dessus , bien qu'elles soient écrites une octave audessous ; — 2° un jeu d'orgue qui sonne l'octave du principal ; — 3° le ton éloigné d'un autre de sept degrés diatoniques; — k" Voctavin, autrement à'd petite flûte. (Voyez ce mot.)
OCTAVIANT. — Piano octaviant. (Voy. Piano , Pianoctave.)
OGTAVIER, V. n. — Octavier, c'est faire entendre un son à l'octave au-dessus, dans certains instruments, lorsqu'on attaque la note avec trop de force.
OCTAVIN, s. m. — Espèce de petite guitare que l'on accorde à une octave au-dessus du ton ordinaire. — On donne aussi quelquefois ce nom à l'octave de la flûte ou petite flûte. (Voyez ce mot.)
OCTO-BASSE, s. f.— Nouvel instrument inventé et perfectionné par M. Vuillaume. C'est une contre-basse ou violonar monstre, de douze pieds de hauteur, c'est-à-dire le plus amplement développé de tous les rejetons issus, jusqu'à ce jour, de la grande famille des violes. On comprend qu'à une telle dimension, l'homme d'une taille ordinaire, sans le secours de quelque moyen artificiel, aurait eu grand'peine à s'en servir, attendu que ses doigts ne pourraient mèuie pas aborder le manche. Aussi le colosse sonore est-il fixé par une vis sur une banquette où est adapté aussi un tabouret placé à sa droite et sur lequell'instrumentiste , élevé au niveau du chevalet , peut diriger un mécanisme qui , à l'aide de clefs et de pédales, attire des sillets sur les cordes, où ils vont marquer la note à la place des doigts de la main.
Uocto-basse a trois cordes, qui font résonner à vide les trois notes do, sol, do. Cette dernière corde, la moins grave des trois, correspond à l'unisson de la plus grave du violoncelle. Quant à sa plus basse, elle donne 64 vibrations dans une seconde. Plusieurs essais de cet instrument gigantesque ont déjà été faits à Paris et à Londres. Les premiers n'avaient pas été heureux; mais quelques nouveaux perfectionnements ayant été apportés depuis à son méca-
nisme, il a pu fonctionner dernièrement, chez M. GoufTé et dan. les salons de M. Fleyel, à la gran.Ie satisfaction des amateurs et
des artistes.
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OGTONAIRES, s. m. pi. — Sorte de fugues en usage dans les seizième et dix-septiètru; siècles. Le sujet de leurs paroles était le plus souvent moral ou philosophique.
ODE, s. /. — L'ode, qui aujourd'hui est entrée dans le domaine exclusif de la poésie, se chantait autrefois sur la lyre. L'étymologie de ce mot, qui est d'origine grecque ('^«i chant, chanson, cantique), s'explique suffisamment.
ODÉON. — Théâtre de musique à Athènes, dans lequel , le jour de la fête des Panathénées, on distribuait des prix aux musiciens qui s'étaient distingués dans leur art. 11 existait aussi un établissement de ce genre à Lacédémone, un autre à Syi-acuse et dans toutes les principales villes de la Grèce.
Un théâtre du même nom a été fondé à Paris en 1782; mais sa destination est loin d'être exclusivement consacrée à la musique. Un temps viendra, il faut l'espérer, où l'Odéon répondra un peu mieux à son étymologie.
ODÉOFONE ou ODÉOPHONE, s. m. — Instrument de musique à clavier et à cylindre, inventé à Londres par un Viennois nommé Vanderburg. C'est une assez bonne imitation, avec perfectionnement, du clavi-cylindre. (Voyez ce mot.)
OFFERTOIRE, s. /". — Partie de la messe qui sert d'intermède entre le Credo et le Sanctus.
OFFERTORIUM, s. m. — Antienne que l'on chante à la messe durant l'Offertoire.
OFFICE DIVIN. — On comprend dans ce mot toutes les prières qui se chantent à l'Église catholique à la louange du Seigneur, de la Vierge et des saints.
0 FILIl ET FILI^. — Un des principaux versets de V Alléluia.
0 LUGE. — 0 Luce qui mortaliàus. Psaume chanté le dimanche à vêpres.
OMBRE , s. /. — En Italie , on emploie quelquefois ce terme lorsque l'on veut exprimer les diverses teintes ou gradations de la voix dans l'observation des forte et des piano. Dans ce cas, le mot ombre est pris pour celui-ci : nuance.
ŒUVRE, s. m. — Œuvre de musique, ouvrage de musique. 11 se dit principalement des opéras ou des grandes compositions
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musicales. Le premier œuvre dramatique de Mcyerbeer en France fut Robert le Diahlv, et le deniior de Hossini fut Guillaume Tell. Ce mot est masculin, par exception, lorsqu'il est employé pour designer un ouvrage de musique. (Voy. Composition, Compositeur, etc.)
OMERTI, s. m. — Sorte d'instrument à archet et à cordes chez les Indiens. 11 est formé des deux tiers d'une noix de coco couverte (l'une peau très-fine. Sur ce corps est adapté un manche de bois sur lequel sont fixées deux cordes d'une extrémité à l'autre.
OMNITONIQUE , adj. — De tous les tons , possédant tous les tons, etc. On se sert quelquefois de ce terme pour certains instruments, tels que la clarinette, le cor, la trompette, qui avant le perfectionnement des clefs ne jouaient que dans deux ou trois tons particuliers, clarinette en fa, cor en nii b, etc., mais qui, grâce aux nouveaux systèmes, peuvent aujourd'hui être notés pour tous les tons et sont par conséquent omnitoniques.
ONUiMATOPEE, «. f. — Figure de rhétorique qui consiste dans la formation d'un mot dont le son est imitatif de la chose qu'il signifie. Le mot tamtam , par exemple, est formé par onomatopée. Il se dit aussi des mots imitatifs eux-mêmes : c'est une belle onomatopée, dictionnaire des onomatopées françaises, etc.
Cette figure de rhétorique est souvent employée en musique, surtout lorsque le compositeur veut imiter le sondes cloches, le bruit du tambour, le pas des chevaux, etc. On peut dire que Mcyerbeer est un de nos grands maîtres modernes qui ont su le mieux tirer parti de Vonomuiopée musicale.
ONZIÈME, s. f. — Octave de la quarte. Son intervalle est de onze sons composés de dix degrés diatoniques. On en distingue plusieurs espèces, qui se décomposent comme la quarte, dont elle est la réplique. (Voy. Quarte.)