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HALEINE. — Air qui sort des pointions dans l'expiration. Dans l'enfante , l’haleiue développe une odeur légèrement acide; à l’époque de la puberté, et ju-qu à trente ou quarante ans, cette odeur est suave, pleine de fraîcheur chez les personnes d’une grande propreté , jouissant d’une santé parfaite et habituées a une nourriture douce, plus végétale qu’auinialc; enfin dans l'âge unir, et surtout la vieillesse, l'haleine perd sa fraîcheur et acquiert peu à pieu une odeur plus ou moins désagréable.
A tout Age, cependant, une foule de causes très diverses peuvent imprimer à l’haleiüe une odeur puante et fétide : les (dus communes sont la malpropreté de la bouche, la carie des deuts et généralement toutes les maladies de la bouche, des fosses nasales, des poumons et de l'estomac.
La première' chose à faire pour remédier à celle •Ifcclion, est de détruire la cause qui l'a produite ; unis comme cela n'est pas toujours très facile, eu attendant la guérison, il est bon de déguiser la mao- \ai.-e odeur de l’haleine par des soins de propre'! lies fréquents. Pour cela , on se rince la bouche plusieurs fois dans le jour avec une eau aromatisée pai quelques gouttes d’eau-de-vie ou, mieux encore, par quelque spiritueux odorants, comme l'eau de Cologne; puis on a soin de mâcher de temps à autre des suli- -tauees aromatiques, telles que l'angélique, les pastilles de menthe, de cachou, l'écorce d’orange, de citron , le* tablettes dans la composition desquelles entrent cinq centigrammes environ de chlorure de chaux, etc. Enfin, malgré tous cet soins, les individus av.nt mauvaise baleine feront toujours bien de tenir conversation ^ distance ; nous croyons devoir leur fait e
celle recommandation, parce qu'ils semblent presque tous prendre à tâche de parler aux autres sous le nez.
HÉMORRHAGIE. — Considérées d’une manière générale et abstraction faite du lieu et de l'organe desquels elles proviennent , les hémorrhagies sont de deux sortes, suivant qu’elles résultent de la lésion accidentelle ou spontanée d’un vaisseau sanguin , ou bien qu’elles s'établissent à la surface d’une membrane muqueuse dont elles ne sont qu’une exhalation. Les premières se divisent ellesmêmes en deux espèces, selon qu’elles proviennent de la lésion d’une .veine ou de celle d’une artère. De ces deux dernières espèces les premières sont infiniment moins dangereuses et beaucoup [dus faciles à arrêter : il suffit ordinairement d'un tamponnement, d'une compression et même de l’aspersion de la partie blessée avec une eau aiguisée avec le vinaigre, l’alun, pour les faire cesser ; mais il 11’en est pas de même des hémorrhagies provenant de la lésion d’une artère, et qu'on reconnaît à leur persistance et à la manière dont coule le sang qui, au lieu de couler en nappe ou par bavure , coule par saccades ou par jets correspondants aux battements du cœur. Ces hémorrhagies ne sont arrêtées par le tamponnement que lorsque le vaisseau est très petit; dans la plupart des cas, il faut avoir recours soit à la ligature quand on voit les bouts de l’artère divisés en totalité ou en partie ; soit à la compression latérale , si la plaie du vaisseau est tout près d’un os qui puisse servir de point d’appui ; soit à la torsion , quand l’avîère est tlexueuse et d un médiocre volume ; soit en la bouchant par un morceau de cire, d’alun, de sulfate de fer, quand 011 ne peut ni la lier, ni la, comprimer, ni la tor ■ire, comme cela arrive pour les artères des os ; soi.
enfla à la cautérisation , pour les artères occupant •les parties mobiles, comme lu langue.
Les hémorrhagies par exhalation sont aussi de »feux espèces. Les unes dépendent d'une véritable exaltation des propriétés vitales de la partie de laquelle le sang s'échappe , et le plus souvent de l'économie toute entière : ce sont celles qu'on nomme, en langage de l’école, actives ou sthéniques; les au- .res résultent d'une espèce de transsudation du sang à travers les vaisseaux qui le contiennent : ce sont celles qu'ou appelle passives on asthéniques. Les premières sont l'apanage des jeunes sujets, des hommes forts, sanguins, et sont souvent précédées de pesanteurs de tête, d'étourdissements, do tintements d'oreilles, do lassitudes spontanéos. Elles ont fréquemment lieu par le nez. Quand elles ne- sont pas inquiétantes, rien ne presse de les arrêter : ellès sont souvent une voie de déplétion générale ouverte par la nature , et qui prévenu de plus graves accidents. Si elles sont abondantes cl de longue durée , on pratiquera une saignée au bras , mais par une simple piqûre de la veine ; on mettra la personne à l'usage des boissons froides acidulées, on irritera par des bains de pieds synapisés , des cataplasmes ■te farine de moutarde , une partie éloignée; enlin mi appliquera sur le lieu même de l'hémorrhagie des compresses trempées dans l'eau glacée ou dans quelques unes de ces eaux dites hémostatiques, dont l'alun fait généralement la base; on comprimera sur des compresses, de I amadou, etc. Quant aux hémorrhagies passives, ce .* quoi il faut surtout songer, i'est à combattre par une nourriture Tortillante ’et des soins hygiéniques bien entendus, l'état général de détérioration de l'économie dont elle; de sont que la tnslo expression.
IIÉMORRHOIDES. — On donne ce nom à une maladie fort commune, et quelquefois très incommode , qui consiste en un flux sanguin vers le fondement et occasionne la plupart du temps des tumeurs qui gênent l’ouverture de cet intestin. Les hémorroïdes se présentent sous deux formes : sous celle d’un simple écoulement de sang par le fondement , c’est ce qu’on nomme flux hémorrhoïdal ; sous celle de tumeurs situées au pourtour de l'anus, ce sont h proprement dit les hémorrhoïdes ou varices des veines hémorrhoïdaires. Le (lux hémorrhoïdal doit être abandonné à la nature tontes les fois qu’il n’est pas trop abondant et qu’il n’est pas dangereux pour les jours de la personne, et ce précepte est d’autant plus rationnel que la maladie est plus ancienne : la preuve s’en trouve dans la nécessité même dans laquelle on est de rappeler l’écoulement lorsqu’il se supprime subitement. Est-il trop abondant? on le modère assez bien par un régime alimentaire peu stimulant, par des saignées générales si le sujet est pléthorique et dans la force de l'âge, par des bains tiédes et de fréquents lavements d’eau de son , par la précaution do rester plus souvent debout qu’assis , de se servir d’un siège de cuir, ou résistant, et de se coucher sur un lit peu moelleux.
La tumeur est-elle peu volumineuse; l’écoulement sanguin qui en provient, assez souvent est-il peu considérable ; la personne peut-elle , toutes les fois qu’elle a été à la selle, faire rentrer la tumeur à l’aide des doigts entourés d’un linge graissé de cérat , ou les respecte; on se contente de les enduire de topiques narcotiques ou opiacés, comme l’onguent populcum si elles sont un peu douloureuses. Les douleurs deviennent - elles plus vives que d'habitude , ou applique quelques sangsues au pourtour de l’anus,
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un prend des liains chr siège, on emploie des cataplasmes émollients , des fomentations opiacées. Si elles se flétrissent d’elles-mêmes, on excise les excroissances qui résultent, au pourtour do l'anus, de leur atrophie , qui sont gênantes et capables de produire des déchirures, des lissures. (’.cs douleurs sont-elles continuelles et fatigantes au point de rendre la marche sans cesse pénible? on peut alors chercher à les faire disparaître à l’aide de l’excision, de l’extirpation, de la ligature, toutes suivies de la < autérisation ou du simple tamponnement, suivant l’intensité de l’hémorrhagie qui survient après l’opération. l’ne fois les hémorrhoïdes enlevées, ce qui constitue toujours une opération douloureuse autant que délicate , on empêche leur reproduction par des saignées générales, un régime peu substantiel, de fréquents lavements à l’eau glacée , des bains de siège froids.
I1I.KME. — On donne ce nom , en médecine, à toute tumeur formée par la sortie d’un organe quelconque hors de sa cavité naturelle; mais, dans le langage ordinaire , il exprime particuliérement la sortie des viscères abdominaux. Les hernies sont des maladies fort communes surtout parmi les personnes qui par position restent fréquemment debout, montent souvent à cheval et se livrent h de violents exercices. Le peu d’incommodités qu'elles occasionnent eu général dans leur début, fait qu’on ne songe à leur porter remède que lorsque les ouvertures par lesquelles ell"s se font jour sont déjà fort dilatées, que la tumeur qu’elles forment est fort volumineuse, gène les mouvements et occasionne îles coliques soit par le tiraillement do l'intestin, soit par la diflicu lé qu'ont le» matières alimentaires a le parcourir. Réduire les hernies ci les maintenir réduites, voilà ce