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dont se compose leur traitement ordinaire. Dans la plupart des cas, les personnes qui les portent les réduisent assez facilement elles-mêmes. Une détermi. nation purement instinctive ou, à son défaut, le seul souvenir de la marche qu’à suivie la hernie dans sa formation, met sur la voie des moyens. Mais il arrive souvent un moment où cette réduction est difficile même impossible , et où les secours d’une main étrangère deviennent nécessaires.
Pourcela on fait coucher la personne sur le dos, le ventre plus bas que le siège , la poitrine et la tête ; on lui recommande de faire son possible pour ne respirer que lentement et faiblement pendant toute la'durée de cette manœuvre , que les chirurgiens nomment le taxis, et surtout de ne pas chercher à relever la tête pour voir Ce qui se passe. On prend les parties qui forment la hernie entre les deux mains rapprochées l’une de l'autre, et dans une seule si cela suffit; on exerce sur les viscères contenus une légère pression d’avant en arriére , et avec l’extrémité des doigts on cherche à les faire rentrer. Les portions intestinales sorties les dernières, c'esSà-dire celles qui sont les plus rapprochées de l'ouverture à franchir, sont refoulées les premières, et on fait tous ses efforts pour faire suivre à ces parties la roule qu’elles ont suivie dans leur déplacement. Si on ne réussit pas de suite, on attend un peu, puis on recommence. Si on échoue encore , on met le malade dans un bain, on applique des cataplasmes émollients sur la tumeur, on fait une saignée générale, et on frotte le pourtour de l’anneau à franchir avec une pommade belladoœcéc. Au moment où les parties herniées rentrent, la personne éprouve souvent des hoquets, des vomissements , des coliques, mais qui ont peu de durée et cèdent ordinairement au ro-
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pos et h l'administration de quelques cuillerées d'huile d’amandes douces aromatisée avec quelques gnuii - d'eau de Heur d'oranger et rcudue calmante |iar un peu de sirop d’iacode.
La hernie étant réduite, ce qu'on reconnaît à la facilité avec laquelle on distingue l'ouverture herniaire i l au hruit de gargouillement qu’ont fait eu tendre les parties en rentrant, on pourvoit au moyeu de la contenir, t'.e moyen .-si implication d'un bandage dont la forme varie nécessairement un peu, sui vaut la nature particulière de la hernie. Considérés d .me manière générale, les bandages sont d'autant meilleurs qu'ils joignent plus de force k plus d’élasticité, que leur pelotte s'adapte plus uniformément a la surface sur laquelle elle doit reposer, que le ressort enveloppe plus régulièrement les hanches, enfin qu'ils sont plus simples dans leur construction»
Quant à la guérison radicale des hernies, on a proposé plusieurs moyens qui se réduisent tous à I’oi -1 itération de. l'ouverture herniaire, mais aucun d'eus n’a encore pris rang parmi les opérations régulières Huant il l’opération que nécessite une herniedite étranglée , c'csl-a-dire dan* laquelle les parties herniées trouvent à leur rentrée un obstacle insurmontable, dans le pourtour de l'anneau qui leur a livré passage, elle constitue une des opérations les plus délicates île la chirurgie, et dont les chances sont toujours eu raison inverse de la lenteur qu’on a mise à s'y décider.
HOQUET. — Le hoquet ou spasme de la glotte , dont la cause échappe ordinairement, et qui ce constitue dans la plupart des cas qu'une gène momentanée , se dissipe presque toujours de lui-méme Ci dans un temps assez court. Si au contraire il persiste, une peur, une surpi i- ■, une cuillerée ou dcui
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tl’cau froide avalée d'un trait , une aspersion d eau fraîche sur la figure, une attention fortement tendue vers un objet, sont les moyens auxquels on doit avoir recours et dont l’effet est presque toujours ceitain. Si cependant ils échouaient, et qu on reconnût bien que le hoquet ne tient à aucune cause générale ou à aucun état organique des parties dans lesquelles il réside , on peut employer des bains froids par sui — prise, de la glace pilée et appliquée sur le creux de l'estomac, cdGii un peu d’opium, soit pFis à 1 intérieur, soit déposé sur un petit vésicatoire appliqué à la partie antérieure et moyenne du cou ; il est mémo des cas où l’on a été obligé de mettre en usage les ventouses scarifiées, le cautère actuel, les purgatifs, les vomitifs, l’acupuncture, la saignée, l’électricité, le galvanisme. Si le hoquet n’était que le symptôme d’une autre maladie , c’est de cette dernière qu’il faudrait surtout s’occuper, et dans tous les cas, ne rien employer qui lui fût contraire.
HUMEURS FROIDES. ( Voyez Scrofllk. )
HYDROCELE. — On donne ce nom à tout épanchement de sérosité dans les bourses. Cet épanchement se fait dans les mailles du tissu cellulaire ou dans une véritable poche. La tumeur qui résulte du premier est une hydrocèle par infiltration , l’autre est une hydrocèle enkystée. C’est h cette dernière qu’appartient ce qu’on nomme communément hydrocèle, qui est un amas de sérosité dans la membrane enveloppant le testicule. Comme elle offre le type des autres espèces , tant pour ses caractères généraux que pour son traitement , nous nous en tiendrons h elle. D’abord on la reconnaît à la tuméfaction des bourses , qui s’est faite progressivement , sans douleur ?et le plus souvent sans cause bien apnréciable, si c.c n’est quelquefois une inflammation
aiguë flu testicule; ensuite en palpant avec attention la tumeur ou reconnaît qu'elle doit être formée par un liquide, et on en acquiert la certitude eu la plaçant entre une bougie et l’œil qui en constate assez, aisément la transparence.
Il y a trois choses à faire dans le traitement rie l’hydrocèle : chercher Jt obtenir la résorption du liquide dont l'accumulation la constitue; donner issue a ce liquide quand on n’a pas réussi à le faire résorber; prévenir sa nouvelle formation en déterminant l’adhérence île la poche qui le contenait. Ou clierrhe à faire absorber le liquide épanché on couvrant dès b- début la tumeur de compresses imbibées d’eau blanche ou eau de saluruc, de teintures do scille , de digitale, d'iode /suffisamment étendues d'eau; en la frictionnant avec dis pommades contenant du mercure ou de l'iode; mais surtout en la couvrant de vésicatoires ou de pommades ammoniacales.
Si ces moyens ne réussissent point , ce qui e>t i'-oz commun, ou est obligé d'en venir à l’évacuation du liquide, évacuation qui se fait au moyen d'une ponction pratiquée dans la partie la {dus déclive de la tumeur et de laquelle on a eu le soin de détourner le testicule. Comme l'accumulation du liquide se reproduit le plus ordinairement , on en tient en temps opportun à une seconde, une troisième ponction, ou bien on cherche, comme nous l'avui dit, à obtenir l’adhérence entre elles des parois de la poche. Pour cela, on injecte dans sa cavité un liquide irritant qui y détermina une inllnmmnlion qe se termine le plus souvent par l'union des surface, irritées. Ce liquide est du gros vin dans lequel 01 a fait bouillir des roses de provins, ou une teinture d'iode étendue il eau, ou de l’eau-dc-vic camphrée Quelques chirurgiens préfèrent inciser la tumeur , la