‹ Nouveau dictionnaire de santéChapitre 105 sur 197 · GO · texte numérisé non relu

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qucs convulsive» débutant le plus souvent par une chute que signalent des cris précipites , aigus , et caractérisées par des mouvements violents d'extension et de tlcxion alternatives des membres. Les malades se lèvent vivement sur leur séant, puis se précipitent avec force en arrière , se jettent de droite eide gauche avec une effrayante rapidité, frappent des pieds et des mains; leurs yeux sont ordinairement fermés. A cette agitation succède bientôt un relâchement général dans lequel elles restent haletantes, frémissantes de la tête aux pieds, et qui précède souvent une nouvelle attaque. Dans le cours de ces attaques la tête est ordinairement portée eu arrière , les mains se dirigent souvent sur la partie antérieure du cou comme pour prévenir un étranglement, et toute la scène sc termine dans, la plupart des cas par une explosion de pleurs ou de sanglots entrecoupés d'éclats de rire.

L’hystérie n’a cependant pas toujours cette violence ni même ces caractères. Chez plusieurs malades clic sc manifeste par une chute subito avec perte de connaissance , goullemcnt du cou , rougeur de la face , immobilité presque absolue ; Le tronc est tendu, courbé en arrière, l'expiration saccadée, un pieu bruyante, puis il y a retour il la connaissance ••t disposition à pleurer et à so désespérer; perte d'une petite quantité d’urine limpide. La durée, det attaques est variable, elle est cependant rarement moindre d’une heure et va souvent jusqu’à trois. Dans leurs intervalles les malades peuvent offrir l'apparcnco de la plu« brillante santé. Cependant presque toutes sont nerveuses, mobiles, d’une iina-gination vive, impatientes, faciles à s’inquiéter pour le plus léger motif, irascibles, entêtées; les occupations sérieuses les fatiguent; la plupart sont mé-

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lancuhques, aiment la soliludc, tandis que d’autres sont gaies et rient tout à coup sans raison.

Celle cruelle maladie attaque presque exclusivement les femmes dans toute la partie de leur existence où elles peuvent devenir mères , c'cst-à-dire de quinze à quarante -cinq ans; elle trouve sa cause prédisposante dans un tempérament nerveux, colère , impatient, et sa cause excitante dans une imagination exaltée par des lectures passionnées, dits conversations sentimentales , la jalousie , un amour contrarié. Cependant loin d’étre, comme on l’a cru longtemps, le résultat habituel de la continence; elle trouve souvent sa cause dans l’excès contraire: aussi voit-on des femmes mariées en être fréquemment atteintes; elle est aussi quelquefois produite par l’exemple, et se contracte par une sorte d’imitation. Dans tous les cas, quand elle dure depuis longtemps il est bien rare qu’elle ne laisse pas des traces profondes dans le cerveau. L'intelligence et surtout la mémoire s’affaiblissent, et les malades sont tourmentées de la crainte de tomber en démence.

Les médecins sont loin ici , comme en bien d’autres cas, d’être d’accord sur le moyen de prévenir les attaques d’hystérie. Chacun se laisse guider à cet égard par l'opinion qu’il s’est faite du siège et de la nature intime do cette maladie ; ceux qui prennent la matrice pour son point de départ , conseillent chez les jeunes filles le mariage et ne connaissent pas d’autres chances de guérison; ceux au contraire, et ce sont aujourd'hui les plus nombreux, qui se fondent sur ce que les femmes mariées, même celles qui font des excès vénériens , sont souvent hystériques, pensent que la matrice ne joue dans l’hystérie qu'un rôle secondaire, blâment le mariage, à moins qu’il n’ait pour but de satisfaire un besoin du cœur.

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I' y 3 dan» tout cela üuc grande exagération, et l ‘expérience démontre que si la jeune lille est forte et pléthorique, elle trouvera dans la nouvelle position ou la plai'era même seulement moralement le mar.ago îles chances avantageuses, pourvu qu’elle n’ait pac une aversion marquée pour l’époux qui lui sera •iTert. Par une raison opposée, c’est avec une grande ri -erve qu’il faudra conseiller co moyen pour une jeune tille chez laquelle l'habitude de la souffrance du cerveau a déjà produit une exaltation manifestement maladive de la sensibilité générale.

Mais enlin le mal existant, la première chose à faire pendant les accès est île. mettre la malade à l'abri des dangers que lui font courir la violence de ses mouvements. On y parvient en la contenant sur un lit acre ménagements, jniis on lui fait respirer un air liais ou quelques odeurs fortes, on lui jette de l’eau froide à la ligure, etc.

Les accès une fois passés, faut-il compter pour la guérison turcotte foule de prétendus calmnntsqualiliésdu titre pompeux d'anli-hvslériqucs, comme le camphre, le musc, le casluréum, l'opium, auxquels on a constamment recours eu semblable occasion? Non; mais regarder le régime et tout ce qui tient à la manière de vitro comme le moyen qui offre les ressources les plu* utiles. Pour le régime, le laitage, les viandes blanches, les boissons émulsionnées; pour les autres parties de la manière de vivre, l’usage fréquent des bains tiédes, l’exercice du corps, les voyages, les impressions morales capables de faire une puissante diversion aux sentiments dont l’exaltation a pu être la cause première du mal, sont, sauf les modifications que quelques circonstances particulières indiqueraient, Je* moyens les plus sages et sur l’ettica- «•jté desquels il faut particulièrement compter.

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IDIOTISME — ( Voyez Démence ).

IMPUISSANCE. — C’est par ce mot qu’on désigne l'inaptitude ou l’incapacité citez l'homme ou chez la letnme, à exercer l’acte en vertu duquel la reproduction a lieu : ce qui diffère de la stérilité, qui constitue seulement l’état des parties ou des individus rendant ret acte nul pour la reproduction, bien qu’il puisse s’effectuer. L’impuissance affecte plus souvent l’homme tandis que la stérilité est plus souvent du fait de la femme.

L’imptiissance résulte fréquemment d’un vice de cohfonnatibn, comme l’absence ou le défaut de développement des organes génitaux chez l’homme, l'imperiui-alion des ouvertures propres à ces organes , etc.; vices de conformation qu’il faut avant tout détruire, et que par cela même nous ne pouvons passer ici en revue; mais elle dépend plus souvent encore d’une cause toute nerveuse, on mieux d’un état d’énervation résultant des jouissances anticipées, d’affections morales, d’études prolongées, et même de l’excessive vivacité des désirs. A côté de ces causes viennent se ranger l’onanisme, une nourriture insuffisante et l’emploi de certaines substances médicamenteuses, connue le nénuphar, le camphre, le nitrate de potasse ou sel de nitre. Quelle que soit la cause de l’impuissance, elle a souvent été invoquée comme une Cause de nullité de mariage, mais la lui ne 1 admet point, celle qui dépend d’un vice de conformation pouvant, dans la plupart des cas, être détruite par l’art, et celle que nous avons appelée nerveusc pouvant n être que temporaire.

Lorsque cette dernière résulte d’un épuisemeut gé- Inéral ou local, consécutif à l’abus ou à l’anticipation des plaisirs, elle réclame nécessairement, comme on le

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