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pustules à la peau et un développement de tumeurs purulentes et gangréneuses dans le tissu de cette membrane , la morve se communique de deux manières. Dans le plus grand nombre de faits observés il y a eù véritable inoculation, c’est-à-dire transmission de la maladie par l’introduction par un point quelconque du corps, au moyen d’une piqûre, d’une érosion, d’uue coupure, de la matière contagieuse; mais dans d’autres cas, aucune do ces circonstances n’ayant pu être constatée , la maladie n’a pu être communiquée que par une pure infection déterminée par des rapports fréquents et prolongés avec des chevaux morveux.

Quel quo soit le moyen par lequel la morve se gagne, son début est en général marqué par de la lièvre, un frisson , des douleurs dans les membres, •les douleurs augmentent assez vite , et en touchant les parties qui en sont le siège on reconnaît des engorgements durs et circonscrits comme des furoncles. Plus tard la peau qui recouvre ces engorgements prend une teinte rouge ou violette, quelquefois gangréneuse, surtout près des jointures; le cinquième, le septième, le huitième, le douzième, même le quatorzième jour, le (lux nasal se déclare : la matière de cet écoulement , comme nous l’avons dit, est jaunâtre , tantôt liquide, tantôt épaisse, visqueuse, adhérente aux narines ; mais toujours mêlée à du sang et d’une horrible fétidité; il peut même s’établir par la bouche.

Ensuite un des caractères principaux de la morve (aiguë) chez rhomme.et sans contredit un des jdus frappants, est une éruption pustuleuse particulière de bulles gangréneuses sur la face, les membres et le tronc. Ces pustules sont arrondies, entourées d’un cercle rosé et tendent à la suppuration. Enlin si le pouls est accéléré et assez développé au début et

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pendant la période des douleurs, il devient faible, facile ît déprimer et quelquefois intermittent h une époque avancée de' la maladie. Les malades ont une grande faiblesse , des vertiges, des rêvasseries dans ia nuit, souvent un pressentiment sinistre suivi d'un délire calme ou d’un assoupissement fatal.

Si nous avons fait le tableau exact îles principaux! symptômes de la morve, c’est bien moins pour en" déduire des conséquences applicables h son traitement, que pour montrer combien il importe de s'en garantir, puisque tout ce qu’on a pu faire ici contre celte cruelle maladie a généralement été infructueux. Les personnes appelées par position h approcher les chevaux morveux, doivent donc prendre les précautions convenables pour éviter la contagion : ainsi elles ne devront pas coucher dans les écuries renfermant des chevaux morveux; elles feront en sorte d'éviter le contact de la matière qui s’écoule di‘ leur nez, et si celte matière venait .H toucher une partie écorchée, piquée ou coupée, elles devront h l'instant même la laver à grande eau et même la cautériser. Ou prévoit aussi combien il importe, aujourd'hui que celte triste vérité du fait de la contagion est acquise, que chacun veille sans scrupule à la stricte observance dos règlements de police qui enjoignent la séquestration, et dans bien des cas l’abattage des chevaux atteints de la cruelle maladie qui fait le sujet de cet article.

MUGUET. — On donne communément ce nom h une maladie inflammatoire de la bouche et des intestins, propre h l'enfance, et caractérisée par une éruption de petits boutons hlancli.'itrcs effectivement assez ressemblants aux fleurs du muguet. On le nomme aussi assez souvent mille , blanehei ; les médecins lui donnent le nom (I cueimeux pour le

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distinguer de l’aphte ordinaire, dont il diffère cd affet beaucoup. (Voyez Aphtes.)

Le muguet attaque presque exclusivement les wfants à la mamelle et semble sévir de préférence sur ceux qui sont d’une constitution faible , mal npurris et élevés en communaulé. Dans la plupart des cas, il est précédé d’une rougeur érysipéla teuse des fesses et du derrière des cuisses , en se montrant cinq ou six jours avant l’éruption de la bouche, et accompagnée d'une élévation avec accélération bien manifeste du pouls, sans toutefois que la ligure s’anime plus que dans l'état ordinaire. Bientôt les papilles de la langue se gonflent, et toute sa surface se couvre d’une couleur rouge-vif qui ne tarde pas à se propager au reste de la bouche.

Les boutons , caractérisant la maladie , se montrent sous l’apparence de petits points demi-transparents , mais qui deviennent bientôt d’un blanc mat ou luisant. Ces points se multiplient, se réunissent et forment des plaques irrégulières, ressemblant pour l’aspect h une matière légèrement caséeuse ou crémeuse , qui s’étend ordinairement sur la partie interne des gencives , sur les côtés de la langue, au palhis, au fond de la gorge, ne s’arrêtent en dehors que sur le bord extérieur des lèvres C’est alors que la sensibilité de la bouche se manifeste par le refus de la part de l'enfant de prendrt le sein, par ses cris, ses mouvements d’impatience, lorsqu’on veut y introduire le doigt.

Très souvent alors le 'ventre se tend, se ballonne, devient douloureux à la pression Dans quelques cas, i! survient des vomissements bilieux ou muqueux, et tout annonce que l’enfant est cil proie à de violentes coliques, par conséquent que la maladie s’est propagée dans l'intestin. Tous ces accidents durent de

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•li\ k quinze jours, plus ou moins, suivnnt que U maladie a offert plus ou moins d’intensité. Quand la maladie doit avoir une issue favorable, il y a diminution rapide de tous les phénomènes que nous venons de signaler sans grand abattement des forces, sans refroidissement des jambes et des bras.

Le muguet constitue toujours une maladie grave ; cependant il ne parait pas être de nature k pouvoir se communiquer d'un enfant k un autre. Aussitôt qu’un voit apparaître le dévolomen^et la rougeur des fesses, on doit donner le sein à l'enfant si on le nourrit à la bouillie. Si on ne pouvait trouver h l'instant même une nourrice convenable , on lui ferait prendre une boisson mucilagineuse de guimauve, de tleurs de violettes, de gomme coupée avec le lait. Puis ou donnera des demi-lavements d'amidon dans lesquels on mettra quelques gouttes de laudanum. Si les douleurs du ventre étaient fortes, et la fièvre très développée, on pourrait appliquer deux sangsues au fondement. Quand l'éruption est déclarée , on peut ajouter aux boissons mucilagineuses un peu de sirop de mûres, de coing ou de miel rosat, qu’on tâche de faire pénétrer aussi loin que possible, afin d’humectcr toutes les parties malades.

L'espèce de fausse membrane qui se forme sur les Itou tons gênant beaucoup les petits malades, on a cherché k les débarrasser : pour cela quelques personnes l'arrachent, k mesure qu’elle se forme, a l'aide d’un linge mouillé, qu’elles promènent dans la bouche. Cette pratique est mauvaise, parce qu’elle dessèche et irrite les parties qui se recouvrent d’autant plus vile,,qu'ou les a plus souvent dépouillées. Cependant comme, dans certains cas, le muguet étant très abondant occasionne une gêne insupor-

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table au malade, il faut, non arracher la fausse membrane qui recouvre l’éruption, mais l’humectcr souvent , et avee beaucoup de douceur , jusqu’à ce que l’adhérence soit devenue très faible, ce qui ne tarde guère à arriver : alors cette concrétion se laisse enlever avec facilité et sans inconvénients.

On a môme proposé, pour hâter sa chute , plusieurs gargarismes composés, les uns de chlorure de soude, ou liqueur de Labarraque, étendue dans une décoction mucilagineuse; les autres de jus de citron, d'oranges, de groseilles , de grenades fraîches , ou bien soit une poudre composée de sucre et de calomel , ou mercure doux, soit môme de l’alun pulvérisé. Mais toutes ces préparations doivent être pontées avec attention et ménagement sur les parties malades , au moyen de petits pinceaux de charpie. Quant à la question de savoir s’il faut nourrir l’enfant dans le cours de la maladie, c’est la nature qu’il faut prendre pour guide à cet égard : tant qu'il ne repousse pas le sein, on peut le lui présenter.

MYOPIE. — Si myopie et vue courte sont synonymes , il ne faudrait pas en conclure que les myopes ont la vue faible, parce que c’est le contraire.

Pour se rendre une idée exacte de cette vérité, il faut savoir que l’œil est un véritable instrument d’optique destiné à faire subir à la lumière toutes les modifications nécessaires pour qu’elle aille peindre sur le fond de cet organe l’image des objets qui sont placés devant lui. Si la puissance réfringeante de cet instrument est trop forte , les rayons lumineux s'entrecroiseront avant d’airiver à leur destination, c’est le cas des myopes; si au contraire cette puissance est trop faible, ces mômes rayons ne seront pas réunis en temps opportun et 1» visi sera

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impossiblo, c’est lo cas des presbytes ; aussi lo.xpremiers regardent-ils de très près, ou aiment mieux fixer des objets très petits, et les seconds regardentils de très loin et préfèrent fixer des objets de grande dimension. Les myopes ont cet avantage que leur infirmité loin d'augmenter par l’effet de l'Age , peut plutôt diminuer , tandis que co doit être tout à fait le contraire pour les presbytes.

("est sur la connaissance exacte e: parfaitement déterminée de ees faits qu'est basé tout le traitement de la myopie. Ce traitement est ou simplement palliatif, c’est-à-dire qu’il peut se borner à rendre l’infirmité moins prononcée et moins incommode; ou curatif, c'est-à-dire disposé pour la guérison définitive. L’emploi des lunettes à verres concaves forme le premier, un exercice particulier de la vue constitue le second. Les verres à surfaco concave ont pour résultat, comme on le pressent de suite quand on a quelques notions de physique, de diminuer la tendance qu'ont les rayons lumineux à converger et de compenser ainsi la tendance contraire qu’ils reçoivent de la part des yeux des myopes trop bombés ou trop longs d’avant en arrière.

Pour le traitement curatif, on fait asseoir la périme sur une chaise, l’occiput fixé contre un mur; nu place un pupitre devant elle, à une distance Convenable pour qu'elle puisse lire sans effort dans un livre à caractères ordinaires. On la fait exercer pendant une heure ou deux plusieurs fois par jour à celte lecture. On éloigne chaque semaine le pupitre de quelques lignes et on oblige ainsi les yeux à s’hat biluer par degrés à la lecture éloiguée jusqu’à ce qu'on arrive enfin à la distance de la vision ordinaire. Onu proposé tout récemment do couper ueiquL.— ul,? d : muscles de 1 mil sous le prétexte

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