NER
que la myopie pourrait bien n’être que le résultat de la compression exercée sur cet organe par ces muscles. Mais les expériences tentées à ce sujet, sans avoir eu des suites défavorables , n’ont cependant pas eu assez de succès pour faire partager l’opinion de ceux qui ont proposé ce moyen.
NAUSÉE. — Envie de vomir. (Voyez Vomissement.
NERFS , Maux de nerfs. — On dit souvent d’uni personne qu’elle a mal aux nerfs, qu’elle a les nerfj agacés, parce qu’elle est irritable, qu’elle ne peut souffrir aucune contrariété, aucune opposition. Cet état, O.ui est, comme on le pense bien, le propre des tempe- , raments nerveux et même bilieux , se calme par une bonne direction donnée aux facultés intellectuelles, par l’abstinence de toute alimentation excitante et par l’emploi fréquent des bains; mais il faut surtout se mettre en garde contre l’abus des préparations dans lesquelles entre l’opium , parce que, si elles calment pour l’instant , leur emploi ne tarde pas à être suivi d’une excitation plus pénible encore que celle pour laquelle on les avait mises à contribution.
On désigne aussi communément sous le nom demuladies des nerfs ou maladies nerveuses , diverses affections souvent même assez graves, surtout par l’iusuflisance des moyens que la médecine peut leur opposer. (Voÿez Convulsions, Hystérie, Hypochondme, Folie.)
ûiüYÉS. - — ( Foi'r AspnvxiE.)
OBÉSITÉ. — On désigne ainsi un développement considérable du volume du corps , un embonpoint excessif occasionné par un amas extraordinaire de grais>c ans le tissu cellulaire.
onf.
Les causes <le l’obésité sont une nourriture succulente, copieuse et humectante, Ainsi, le laitage , les farineux , la bouillie , et surtout un régime exclusivement animal engraissent facilement. Parmi les boissons, la bière, '.es mucilagiueux, le quasi aigre des dusses , l’hydromel non fermenté des Lithuaniens, favorisent le développement de ces grasses chairs, de ces épaisses corpulences qu’on remarque chez plusieurs peuples du Nord. Toute espere de repos du corps et de l’esprit, l'immobilité , le sonnueii prolongé, le calme, la quiétude de l'aine, sont également »lc» causes prédisposantes à l'obésité; mais, indépendamment de toutes res diverses circonstances que nous venons d'énumérer, certaines personnes apportent en naissant une plus ou moins grande disposition u l'obésité, laquelle n'attend, pour se développer , qu'un concours de circonstances favorables.
L'obésité est une affection de l’âge mûr. Elle nV.s' l»as nue maladie j«r elle même ; niais, outre les embarras et la gène qu'elle apporte dans la marelle et les mouvements , elle prédispose à une multitude de maladies , entre autres l’hydropisie , l'apoplexie, lu paralysie , l'impuissance, la stérilité, etc.
Le traitement de l'obésité est assez difficile. Quel- • |ues remèdes oui bien produit quelquefois, à la vérité . un amaigrissement prompt et rapide, entre autres l'usage du vinaigte, pris comme boissoh, les vio- Jeuls vomitifs ou purgatifs; mais ce n'est jamais sans de grave» dangers qu’on a recours à de pareils moyens. I.a santé en est toujours plus ou moins altérée, et des uxslrites chroniques, des névralgies intestinales atroces ••ii soûl souvent la suite. Ce n’est donc «pie dans le régime qu’il faut chercher un remède à l’excès de l'embonpoint. Ainsi , l'abstinence ,*lc jeune même , le travail de «xirps et' d’esprit , la marche «I l'cxpositiou ài