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PAN

sou» l'épiderme et autour de l’ongle un Qui de purulent, blanchâtre, le petit abcès se perce de lui-même et son évacuation est ordinairement suivie d’une prompte guérison. Très souvent néanmoins, même avec celte marche simple, l'ongle finit par tomber. Le panaris est loin d’être toujours une maladie aussi légère. Si l’inflammation a gagné le tissu cellulaire , ce que nous avons dit constituer le véritable panaris, les douleurs deviennent aiguës, le gonflement et la tension augmentent, le doigt affecté prend une couleur foncée, les artères de la main battent avec force; la totalité de la main peut même être envahie et l'irritation se propager à l’avant-bras , au bras et surtout à l’aisselle où ellcaboutit très souvent. Cet étal est toujours accompagné de lièvre, d’insomnie et quelquefois même de délire.

Les médicaments les plus bizarres ont été conseillés contre le panaris, ou plutôt pour prévenir son développement dans les cas où l'on craint qu’il no se forme. De ces médicaments il ne reste plus aujourd’hui que l’immersion du doigt malade dans l’eau froide, même dans la glace ou la neige pilée, ou dans un bain saturé de quelques topiques calmants, l’emploi des cataplasmes laudanisés, les frictions mercurielles, les cataplasmes de ciguë. Mais il est bien rare que ces moyens, même employés des le début de l'inflammation, puissent l’arrêter dans sa marche et surtout prévenir la formation d’un abcès ; aussi est-on assez généralement d’accord aujourd hui sur la nécessité d’inciser de bonne Ireure la partie malade. Cette incision a l’avantage de débrider les parties, pour ainsi dire étranglées, et de ménager une issue au pus, si on n’a pu empêcher sa foimation. Après que l'incision est faite, on plonge le doigt dans une décoction émolliente qu’on a rendue calmante en la coupant avec de

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