‹ Nouveau dictionnaire de santéChapitre 129 sur 197 · PA K · texte numérisé non relu

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l’eau de pavot; on laisse saigner quelque temps la' plaie, et on la panse avec de* bourdonnrls de charpie qu’on recouvre deux fois par jour de cataplasmes arrosés de quelques gouttes de laudanum.

PARALYSIE. — On dit qu’uhe partie est paralysée quand elle se trouve pi ivétî de la faculté de mouvoir on de sentir, ou même de ces deux facultés à la fois. Ou ta nomme générale lorsqu’elle occupe la totalité ou la presque totalité des organes ; hémiplégie si elle est bornée à un seul côté du corps, et paraplégie quand elle frappe sur toutes les parties inférieures. Ou la di- ' vise encore en paralysie du mouvement et paralysie du sentiment, suivant que c’est l’une ou l’autre de ces deux facultés qui est éteinte. Pour se faire une idée exacte de la paralysie, il faut ravoir que nos organes ne sentent et ne se meuvent que par le cerveau et la moelle épinière, et qu’ils cessent, par conséquent, de sentir et de se mouvoir aussitôt-que leurs rapports avec, ce» centres nerveux sont détruits ou interrompus, ou que ces derniers sont plus ou moins profondément affectés. Ainsi l inéisiou d'qu nerf se rendant à un membre entraîne la paralysie de ce membre par l'impossibilité où ce dernier se trouve alors de recevoir? i'ihlluenre du cerveau, de même qu’un épanchement de sang, ou de tout autre chose duus un point quelconque du < encan, détermine la paralysie du membre auquel ce point correspond par l'impossibilité où sei trouve alors lé cerveau d’envoyer son influence.

C’est «le l’appréciation de ces deux ordres 'de eau- 1 ses de la paralysie que découle son traitement. Une* personne se trouve-t-elle paralysée par une attaque d'apojHrxie (voyez ce moi), c'est bien moins sur les parties privées de sentiment que vers le cerveau que doit être dirigé le traitement; aussi la première chosa fuiie dans cc cas c'e ! de rherther à dégager U

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cerveau par <?es saignées générales, des sangsues der* rière les oreilles, des vésicatoires volants appliqués à lu nuque, des purgatifs ou même l’émétique si la personne avait l’estomac embarrassé d'aliments, comme cela arrive frès souvent. Une fois que le sentiment commence à reparaître daus les parties qui ont été atteintes, on peut diriger sur elles quelques moyens propres à relever leur vitalité , comme des frictioDS sèches ou faites avec des préparations soit alcoholiqnes , soit ammoniacales; des douches sulfureuses , des exercices d’abord modérés et de plus en plus actifs. L’électricité et le galvanisme ont aussi souvent été mis à contribution avec succès. On a également essayé de ranimer l’action du cerveau et de la moelle épinière par l’emploi do certaines substances très actives, que l'expérience a démontrées agir spécialement sur eux , comme la noix vomique, ia strychnine , le rhus radicans. Mais ce mode de traitement ne peut être tenté que dans les cas extrêmes, et demande la plus grande circonspection.

PEAU (Maladie de la). — ( Voyez Dartres, Gale, Mentagre, Prurico, Scarlatine, Variole, Zona, etc.)

PENDU. — [Voyez Asphyxie.) iPEPiTE. ( Voyez Hémorrhagie , Règles, etc.)

PESTE. — On confond très souvent sous ce nom la plupart des maladies qui régnent épidémiquement et exercent de grands ravages ; mais il appartient spécialement à une maladie propre aux pays chauds , endémique en Égypte , généralement réputée contagieuse , caractérisée par des taches livides à la peau, des bubons, des gangrène., etc., contre laquelle les traitements les plus opposés ont été tentés sans grand résultat, et dont on n’est sûr de se garantir qu’en s'éloignant des lieux où elle règne. La peste étant une maladie à peu près inconnue en France et même eu Europe, il est inutile de nous eu occuper davantage.

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PHTHISIE. — On a longtemps appelé du nom de phthisie tout état d’amaigrissemeutporléjusqu’à la consoin|>tion, qu'elle qu’en fût U cause ; mais cette dénomination 'l’appartient aujourd’hui qu’au marasme déterminé par les altérations de l’appareil respiratoire, comme le poumon, le larynx: de là, la phthisie ■pulmonaire et la phthisie laryngée. Voyons d’abord la première.

Cette redoutable maladie, plus fréquente parmi les femmes que parmi les hommes et plus commune de dix-huit 5 trente ans qu’à aucune autre ••poque de la vie, débute presque toujours par une toux sèche, souvent si peu pénible’ que la personne y fait à peine attention, quoiqu'elle soit généralement opiniâtre et qu’elle redouble tous les soirs. Il n’est pas rare de la voir accompagnée ou suivie de eracheineuts de sang; mais à mesure qu’elle se prononce davantage , quelques douleurs d’abord vagues , mais bientôt plus prouourées se déchirent dans divers points de la poitrine ou dans le dos, en même temps que la respiration se gène dé plus en plus, que les crachats d v i eu lient plus abondants et plus chargés, que la fièvre devient plus forte, que des sueurs visqueuses se déclarent an front et dans la paume des mains, que la voix -.‘éteint, que les yeux se cavent, que les pommettes deviennent plus saillantes.

Que de moyens n’a-t-on pas proposés contre la phthisie pulmonaire, et malheureusement quededéceptiotts n’a— t-on pas eues? plusieurs médecins sont même d'avis qu'elle est complètement incurable. Mais relie assertion est très contestable, à moins qu'elle ne s’applique qu'à la seconde et à la troisième période de la maladie. Mais les exemples de guérison dans la première période sont assez, communs pour encourager l'espct ance des malades. Itans le début de la maladie, les [icrsounes qui le peuvent feront bien d’habiter

nn climat chaud el sec, de porter constamment de la l'aine sur la peau, «d’arrêter le travail de désorganisation , dont le poumon tend de plus en plus à devenir le siège , par des vésicatoires placés' soit au bras, soit mieux encore sur les parties de la poitrine répondant aux points malades, de faire un usage habituel de tisaues pectorales, d’éviter tous les aliments salés qui provoquent la toux, de prendre une nourriture substantielle, le lait d’ânesse. L’observatiou sem ble aussi avoir prouvé que les eaux sulfureuses, l'iode, l’huile de foie de morue , les décoctions de plantes amères comme les lichens, le cresson, pouvaient quelquefois arrêter la dégénérescence de la matière qu: fait la base même de la phthisie pulmonaire.

Quant à la phthisie laryngée , conséquence assez commune de la première, elle est cependant plus fréquente chez les hommes que chez les femmes, et se développe plus souvent que celle du poumon sous l’inllupuce de causes physiquement appréciables. Aussi , la rencontre-t on assez ordinairement sur des personnes qui ont fait des exercices forcés de la voix , qui vivent dan* une atmosphère chargée de poussière, qui boivent beaucoup de liqueurs alcooliques. Dans son début , elle est souvent arrêtée par les saignées, si elle s'est énoncée avec les apparences d'une vive intlammation. Des vésicatoires sur le devant du cou et le silence le plus absolu ont quelquefois arrêté la formation des ulcères, par lesquels se termine le plus habituellement celle espèce de phthisie. La cautérisatiou de ces ulcères par des fumigations balsamiques, comme les diverses résines , l'atténuation des douleurs par les préparatious opiacées, etc., sont des indications que l’on doit avoir eu vue de remplir ; mais la maladie ne triomphe que trop souvent de ces moyens et d'une infiuité d’autres qu’ou a cherché ê lui opposer.

PIED -BOT. — Lu grand nombre d’enfants naissent ayant 1rs pieds tellement disposés , qu'ils ne peuvent loucher le sol que par un de leurs bords ou par la pointe, ou bien encore , si les orteils sont dirigés en dedans, sans que leut face plantaire cesse d'être horizontale. Il en résulte diverses difformités auxquelles, ou donne généralement le nom de pied-bot , et qu’on distingue en équin lorsque le pied ne touche le soi que l>ar sa pointe, en varut quand le pied est tourné eh dedans, et va Ig ii.i quand c’est le contraire, Quoi qu’il eu soit de res diverses dénominations, auxquelles les hommes spéciaux ont voulu en substituer d’autres [dus scientifiques . il faut reconnaître, puisque c’e«l lu vérité, que, dans aurene autre maladie, la science de nos jours n’a eu des résultats plus certains. Ces résultats datent seulement du moment où l’on reconnut que. dans la pliqiart de ces difformités, les os du pied is.ui ut conservé leur forme naturelle, etsc trouvaient ■olemeut maintenus dans des rapports vicieux par les muscles ou lcscordes tendineuses quis’insèrent sur eux.

l ue fois re fait démontré et bien acquis, il eu découlait naturellement cette conséquence : qu’il devait suffire de détruire, par la section du muscle ou de» muscles raccourcis, l'obstacle qu’ils opposaient aux i . , ports réguliers des os du pied entre eux. C'est effervcuieut ce qui a lieu, et des faits nombreux viennent tous les jours confirmer l’exactitude de cette application théorique. Lue fois le muscle coupé, le pied et le bas de la jambe sont fixés dans un appareil qui maintient ..es deux bouts écartes et favorise la formation d’uue substance intermédiaire, par l’extrémité de loqtielle ce muscle reprendra ses .fonctions. Comme le défaut de mouvement du pied et la compression que 1rs os détournés de leur place ont exercée sur les vaiss. aux nourririi ri du memhfe, l’ont ordinairement jeté

dans un grand cl af de maigreur , on voit très souvent mus ces accidents consécutifs disparaître avec la destruction de la cause qui les entretenait.

l'IED PLAT. — Tout le monde sait que l’aplatissement du pied rend la marche difficile et même pénible. ta raison s’en trouve dans le peu de force qu’ont sur les os du pied les muscles qui, s'insérant à eux pour entraîner le pied dans la marche, y arrivent dans une direction qui leur est parallèle, et non obliquement, comme cela existe quand le coude- pied est très prouoncé. Cette difformité qui, dans bien des cas, est une cause d’exemption du service militaire, se corrige en quelque sorte par des chaussures à talons élevés.

PIERRE. — La pierre est une maladie fort commune, sans qu’on puisse connaître les causes qui président à sa formation. Les deux sexes y sont à peu prés aussi sujets l’un que l’autre, aucun âge n’en est exempt, on en trouve un nombre presque égal dans les pays chauds et les pays froids, aucun régime n’en garantit ; quant à la disposition à l’acquérir, elle se transmet assez, facilement par voie d’hérédité. Les signes qui dénotent l’existenêe de la pierre sont quelquefois très obscurs, puisqu’on a vu des individus vivre 1res longtemps, mourir meme sans s’être jamais doutés qu’ils eussent dans leur vessie des pierres même assez volumineuses. Blais ce sout des cas exceptionnels ;<Jans les ras ordi naires, le cours des urines est troublé, on éprouve un sentiment de tension et de pesanteur dans le fond du bassin, le bout de la verge est douloureux, les urines sont glaireuses on sanguinolentes , leur émission est arcorftpagnée d’une ardeur qui augmente surtout vers •a fin, au moment uù les parois de la vessie, se vidant, viennent s’appliquer sur la pierre; celte émission se trouve souvent tout à coup interrompue, pour ue reprendre son cour' qu’après quelques mouvemt nts. «■’

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d.iBs certaines positions extraordinaires; enfin une soude introduite dans la vessie fait éprouver, sur U pierre qu’elle contient , un choc qui uc laisse plus aucun doute sur son existence.

Le traiteme.ut de la pierre est médical pii chirurgical, c'est-à-dire qu’il est composé ou de moyens fournis par la pharmacie, ou d’opérations chirurgicales. Les premiers de ces deux ordres de moyens doivent, sur- •out dans les cas simples, et quand on est averti dès: le début de la maladie, précéder l'emploi des seconds. A leur téle ou place aujourd'hui les boissons capables, , par leurs propriétés chimiques, de dissoudre la pierre, . comme les eaux chargées de carbonate ou de bicarbonate de soude, telles que celles de Vichy, de Contrexesille, de Saiiit-Myon, administrées comme boissons, en bains, et même en injections, surtout si on a eu te Miin d’acquérir a certitude que la pierre est d’acide urique, v ces moyens on peut joindre l’électricité, lai pile voltaïque, comme dissolvant physique; et dans tous les cas, les malades devront suivre un régime severedboire abondamment des boisions délayantes, prendre fréquemment îles bains, se tenir le veuire libre :iar des lavements émollients. Il n’arrive que trop souvent pur malheur que toutes ces ressources échouent ; ou est alors forcé d'en venir aux moyens chirurgicaux, qui sont ou i’cnlèvcmcnt de la pierre par une incision site à la vessie, ou son broiement au moyen d’instruments introduits par le canal de l'urètre ; c’est ce qui constitue la laille et la lithotriiie. La première ne convient qu’aux cas, fort heureusement les moins nombreux,mi la pierre, trop volumineuse, ne pourrait être que difficilement attaquée par les instruments litho'.rileurs, tandis que la sonde, qui est sans contredit uni des innovations les plus heureuses de la sciencef trouvi son application dans la pluralité des cas.

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PIQURE. — On donne ce nom aux plaies fatise par des instruments piquants , tels que les épées , les aiguilles , les clous, les épines, etc. Des quatre genres de plaies aujourd’hui reconnues savoir : plaie par contusion , plaie par coupure, plaie par arrachevient , plaie par piqûre, ce dernier est généralement regardé comme le plus grave , toutes choses étant égales d’ailleurs sous le rapport de l’étendue de la plaie et de la nature des parties blessées.

Les piqûres différent non seulement par leur étendue, mais encore par la forme des corps qui les produisent, et dont les uns agissent seulement en écartant les fibres des tissus dans lesquels ils pénètrent sans les rompre ou en les déchirant légèrement , nomme les instruments très fins, tels qu'une aiguille, un canif très pointu ;dont les autres agissent en déchirant les tissus dans leur passage , comme un coin qu’on pousse dans un bois, un clou, un canif dépointé, la corne des animaux. Enfin les piqûres sont simples, suivant qu’elles ne communiquent avec aucune cavité, qu’elles n’intéressent ni vaisseaux ni nerfs importants, qu’elles ne renferment aucune par-> tie de'l’instrument qui les a produites ou de tout air Ire corps , ou bien elles sont compliqqées dans les ras contraires.

Considéré d’une manière générale, le traitement des piqûres se réduit à l’emploi des moyens qui en tu, pour but de prévenir l’inllammation et de la combattre quand il a été impossible de la prévenir : ainsi , suivant le cas, saignées générales ou locales, ventouses quelquefois sèches, mais souvent scarifiées, aux environs de la plaie, irrigations permanentes avec l’eau froide, ou, si la plaie" intéresse un membre, immersion de ce membre dans l’eau glacée. On réussit aussi quelquefois très bien à prévenir la

«•action inflammatoire , en frictionnant tortcmcn, i par ic piquée avec la pommade mercurielle dans .qu. Ile on a incorporé du camphre ou de l'extrait ■le belladone. Si une portion quelconque de finsuniment qui a fan la piqûre est restée dans la plaie c est par son extraction que I on doit avant tout Pro'

'1e ’?é!ne‘îue sj ou supposait que quelque sul Mance vénéneuse y fût introduite, on cautériserait , suivant le cas , ou on se couteuicrait de laver la p aie avec une eau ammoniacale. Malgré tous ces moyens il arme souvent que l'inflammation se dé- '■doppe, et qu ,1 survient dans la partie blessée un »< r, table étranglement : il ne faut pas hésiter dèsors h faire un débridemcnt et à en prolilcr pour aisser couler le sang. C’est un précepte sur la vab-ur duquel on est généralement d’accord et qui conduit tous les jours h d'excellents résultats en prévenant les accidents nerveux qu’entraîne si ’sou-

* >nt une lacération irrégulière des nerfs. . ( Vouez pour Us piqûres compliquées les mots Abuu.es Vtvebi:, Poisoxs, Race, etc.)

l’ITI 11 h. Ueaucoup de personnes, douées d’ailleurs de toutes les apparences de la santé, sont incommodées tous les matins par une salivation abon-

• iinte, de saveur salée, qui provient évidemment de I estomac puisque la sécrétion est accompagnée de pesanteur d estomac, de dégoût, de nausées et même

v«'"'*‘cment. C’est ce que les anciens appelaient les (.laves. Cette incommodité se lie très souvent à un tempérament lymphatique, mais elle est très sou- 'ent aussi le résultat d’une sub-inOammation de la membrane muqueuse de l’estomac occasionnée par l’abus des mets stimulants et des boissons alcooliques lians le premier cas elle disparaît avec la constitution molle et lymphatique qui l'entretenait, et que com

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