POI
Les polypes muqueux, qu’un reucontre très souvent dans les lossist nazales, sans qu'on puisse rapporter leur développement à aucune cause bien précise, sont loi niés par un tissu cellulaire à mailles fines, friables, transparentes, à vaisseaux sanguins très fins, et sont susceptibles de se gonllor par les temps humides; ;.ls s oit d'ailleurs insensibles au toucher , ne gênent pie loisqu'its ont acquis un grand volume, et mettent ordinairement un temps assez long; pour y arriver. Les polypes fibreux, les (dus communs de ceux de la deuxieme espèce, et qui forment une grande partie de ceux qu’on rencontre dans la matrice, peuvent acquérir uii volume considérable, et affectent des formes très variées. Si , de la structure et de la conformation de> polypes, ou passe à la marche qu'ils suivent dans leur développement , on trouve que rien n'est plus obscur que le moment de leur naissance , parce qu'eu général ils n’appellent l'attention que lorsqu'ils soûl déjà assez volumineux pour causer une gène et même une véritable incommodité. Une fois qu'ils ont cqois un certain développement ils déterminent des •roulements nftiqueux ou purulents, mais fréquemment aussi des hémorrhagies par les cavités qu’ils occupent et qu’ils tendent de plus en plus à remplir. iMilin quand, irrités par les attouchements continuels, des personnes qui les portent ou par des tentatives de traitement mal combinées , Hs dégénèrent eu canceis, ils ocea-ionuent des tourments insuppoi tables qui 11e laissent, ni sommeil , ni repos, et que leur enlèvement seul peut faire cesser Cet enlèvement se fait par l'excision, 1 arrachement, le déchirement, la ligature.
Un a aussi proposé de chercher h obtenir leur dessiccation par des poudresaslriugenles comme l'aluu, et de 1rs flétrir, soit en les traversant d'un séton, soit eu les comprimant; mais quand ces moyens échouent,
po:
ce qui arrive souvent, ils tes font dégénérer el rendent leur enlèvement plus difficile et d’un succès moins certain. Quelle que soit d’ailleurs la méthode de- traitement employée, ce succès n’est pas toujours déGnitif parce qu’ils sont très sujets à se reproduire. Dans ce cas, ce qu'il y a de mieux à faire, c’est de les opérer une seconde et même une troisième fois.
POU. — Rares chez les adultes et généralement assez communs chez les enfants, les poux semblent avoir une préférence marquée pour les individus à chairs molles et à cheveux blonds , c’est-à-dire pour les individus essentiellement lymphatiques, chez lesquels, en effet, ils établissent domicile et se propagent avec une inconcevable rapidité ; la misère et la malpropreté sont aussi pour beaucoup dans le développement do cette affection; cependant il faut reconnaître qu’elle survient très souvent sur la tête d'enfants bien soignés et appartenant à des parents très propres, mais presque toujours alors elle dépend d’une maladie quelconque du cuir chevelu. •
Le traitement le plus rationnel à employer contre les poux consiste à observer rigoureusement la plus grande propreté possible, et sitrtout à se nettoyer chaque jour la tête au peigne ün ; si cependant les poux étaient compliqués d’ulcères et de croûtes, il faudrait non seulement peigner les cheveux tous les jours d’une main légère, mais soumettre de temps en temps le cuir chevelu à des lotions émollientes pour déterminer, sans douleur et sans danger, la chuté de ces croûtes et entraîner le pus qui séjournerait à leur abri.
Néanmoins si malgré les soins de propreté les pmix persistaient, on pourrait alors frotter les parties qu'ils occupent avec une pommade dans laquelle entrerait le camphre ou mieux encore le mercure. Quand on veut fairemsage de Cette dernière substance, il est prudent
POÜ
île déclarer au pharmacien chargé île la préparer , l'emploi auquel un la destine afin qu’elle soit disposée en conséquence. Il est également prudent de n’avoir recours à ces moyens extrêmes qn'aprèâ avoir épuisé tous les soins possibles de propreté, car la présence de poux à la tète entretient un degré d'irritation quelquefois assez vif et dont la cessation trop brusque pouirait avoir des suites fâcheuses, surtout chez les entants qu’un développement extrême du cerveau piédispose aux convulsions , ou chez ceux dont la dentition parait devoir être orageuse.
Quant au pou du corps, le traitement est presque le même que relui de la yale : les bains sulfureux et les pommades soufrées, l'exacte pinprelé du corps et des vêtements, une alimentation substantielle, un apparleinent sec et peu chauffé . tels sont les moyens les plu» efficaces que l'on poisse conseiller dans cette affection.
Une antre espère de pou survient aussi quelquefois aux parties sexuelles, aux aisselles et aux sourcils, upiès avoir couche dans un li malpropre ou cohabité avec des personnes qui en étaient infectées. Le moyen le plus simple et le plus expéditif de se débarasser de ces dégoûtants insectes est d’avoir recours à l'onguent mercuriel vulgairement connu sous le nom d on yueul grit et de s’en frictionner une ou deux fois les parties infectées. Il est bon de pratiquer rrs frictions le soir, et de prendre un bain le lendemain matin pour en effacer les traces qui pourraient se montrer sur le linge. La plus complété propreté du corps et des vêtr méats, ainsi qu’un régime convenable, sont egalement de rigueur pour détruire entièrement cette affection.
POUMON (maladie du). — ( Voyez Arori sxiE, Asthme . Catarrhe rni.jiowAiiit, Fr.cxion »e Poi«
TRIHE Put 11 151 E ZUl.MOXAIRE. )
pno
PRESBYTIE. — La presbytie ou vue longue est un état complètement opposé à la myopie ou vue Courte \}'oyez ce mot) ; c’est-à-dire que les personnes qui en sont affectées voient obscurément quand elles regardent les choses de près, et ne distinguent bien que lorsque leur vue se porte sur des objets éloignés. Cet état est donc, à vrai dire, plus défavorable que la myopie, puisque, résidant dans un défaut de force des puissances rélringentes de l’œil, il ne peut qu'augmenter par les progrès mêmes de l’âge. Les presbytes ont généralement les yeux aplatis, peu saillants et les pupilles étroites. Les personnes qui les entourent ne s'aperçoivent pas que leurs yeux sont atteints d’au cun vice; seulement la nécessité dans laquelle ils sont d'écarter leurs yeux de l’objet qu'ils examinent leur fait contracter l'habitude de renverser la tète en arrière , tandis qu’en général les myopes la tiennent penchée en avant. L’art ne possède d’autres moyens pour corriger la presbytie que l’emploi des lunettes à verres convexes, c’est-à-dire légèrement bombés.
PROSTRATION. — -On désigne sous ce nom l’abattement profond, l’affaiblissement considérable, la stupeur, qui s’observent dans le cours de certaines maladies, et qui, généralement, en constituent l’un des symptômes les plus fâcheux. La prostration diffère donc île la faiblesse en ce que si, dans cette dernière, les forces sont perdues, dans la sicondc elles sont seulement opprimées, enrayées.
Quoi qu'il en soit et malgré sa gravité, la prostration n'étant pas une maladie par elle-même, il n'y a presque jamais de traitement spécial à lui opposer, les moyens propres à guérir la maladie principale quelle vient compliquer devant naturellement suffire, en cas de succès, à guérir toutes les complications. Si cependant dans le cours d’uue maladie grave une profonde
<*uu
l>rostralion mettait le malade en péril imminent, il serait bon alors d'avoir recours à l'emploi de l'ammoniaque administré soit à l'intérieur à la dose de quel ques gouttes étendues daus 50 ou 60 parties d'eau sucrée, ou de tisane de tilleul, de sureau, etc., soit à l’extérieur eu dégageant de temps à autre, mais toujours eu 1res petite quantités, quelques vapeurs ammoniacales sous le nez du malade. Ou pourrait aussi, dans le cas où les voies intestinales et digestives ne seraient point affectées, remplacer avec succès 1 ammoniaque h l’intérieur par uue cuillerée de bon viu sucré ou d’une liqueur quelconque. Autrefois , même dans nos hôpitaux, il était d'usage d'administrer à tous les mourants un breuvage spiritueux qu’on désignait sous le nom d’illico, et qui ressemblait un peu a nntie punch. Aujourd hui , par mesure d'économie, on l'a remplacé par de simples tisanes adoucissantes ; cela est fâcheux, car bien certainement l'ancienne méthode valait mieux, et plus d'un moribond lui a dû la vie PRURIGO. — Ce uiot, dérivé de prurit, démangeaison, sert en médecine à désigner une affection de la peau caractérisée par une éruption de boulons papaleux, •'ordinairement de la couleur de la peau, occupant spécialement les membres dans le sens de l'extension, accompagnés d’une démangeaison quelquefois insupportable et terminés la plupart du temps par une petite tai lie noirâtre qui résulte de leur écorchure par les ongles. Pour faciliter l’élude ri la constatation de cette maladie, les médec.is l’ont divisée en plusieurs espèces suivant scs divers degrés et surtout suivant les parties qu’elle affectait. Ainsi on en reconnaît un faible (mi/jj) et un aigu (formictiiis) , et chacun d’eux prend le nom du lieu qu'il a principalement envahi. Quand le prurigo présente une certaine aruité, que la peau est Sue et fortement irritée, que le sujet d’ailleui a est