‹ Nouveau dictionnaire de santéChapitre 133 sur 197 · RAC · texte numérisé non relu

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d'une bonne constitution , on doit commencer le traitement par une saignée au bras et même par une forte application de sangsues aux environs du siège, de lcr option si elles’ est concentrée ; puis viendront la diète, les boissons délayantes, les bains tièdes.même les lotions froides si le sujet n'a aucune disposition à tousser.

La maladie résiste-t-elle à ces divers moyens, surtout si le sujet est peu irritable ou épuisé soit par lâge, soit par une cause quelconque, on a recours aux purgatifs comme le soufre uni à la magnésie, aux boissons rendues alcalines par l’addition du sous-carbonate de soude, aux tisanes amères, telles que celles de houblon, de patience, de fumeterre, aux ferrugineux, et à l’extérieur aux bains sulfureux ou alcalins ; mais adoucis par la gélatine ; aux lotions savonneuses; aux pommades composées de quelques corps gras dans lesquels on incorpore du soufre ou un peu de chaux et du camphre ou du laudanum. Quand le prurigo occupe des parties recouvertes de poils et qu'il s’y joint des insectes parasites, les soins de propreté et tes frictions mercurielles secondent efficacement l’emploi des moyens précédemment indiqués. ( Voyez Bouton, Démangeaison, Pou, etc..)

PUSTULE. — (Voyez Bouton, Clou, etc-)

RACHITISME. — Maladie presque particulière aux enfants, le rachitisme a pour principal caractère le ramollissement et par suite la déformation des os. Les sujets d’un tempérament lymphatique et nerveux , d’une constitution faible, ceux qui sont nés de parents scrofuleux , sont plus disposés au rachitisme. On a aussi observé qu’une maladie antérieure, surtout de longue durée, les fièvres intermittentes, l’habitation des lieux bas, humides, mal éclairés, une mauvaise

nourriture, ia suppression soudaine de ce qu’on nomme communément chez les enrauts croules de lait, une dentition pénible , surtout accompagnée de couvulsions, l'habitude de l'onanisme , favorisaient plus ou moins le développement du rachitisme, ou du moins coïncidaient fréquemment avec son apparitiou. L’expression d’une faiblesse générale, une bouffissure de lu lace, un appétit extraordinaire, le foie et la rate d'un solume disproportionné, uu état de dessèchement de tout le corps, avec un effroyable amaigrissement des membres, le balonnement habituel du sentie, le larmoiement ronlinuel des yeux, le développement insolite de l'intelligence , en sont les tristes asant coureurs. Le traitement de celte maladie si fréquente et si meurtrière, se compose de deux ordres de moyens, les uns qui agissent sur la vitalité des organes, cYsta-diro sur l'ensemble de l’économie, les autres» qui s'adressent à ses effets et s'appliquent en conséquence sur les membres déviés pour prévenir leur difformité, mais surtout pour la corriger.

De ces deux ordres de moyens, les-premiers consistent, pour les enfants très jeunes, dans le lait d'une bonne nourrice, l'exposition à un air chaud et sec, le courber sur des plantes aromatiques. Pour les enfants plus âgés, on les expose à l'action du soleil, on les couche' egalement sur des filantes aromatiques, on les habille de tlanelle sur la peau même, on les nourrit de viandes rôties ou grillées, ou leur fait boire du vin généreux^ îles tisanes de houblon, de geutiane, de cassia-amara. on leur fait prendre un exercice modéré , des bain; d'eau de iner ou salée artificiellement , on leur frictionne de temps a autre le corps, mais surtout le; membres et l’épine dorsale, avec une flanelle impré; gnée d’eau Je Cologne ; enfin ou le^ met à l'usage di >irop de quinquina, de gentiane, de scabieuse, etc. Ci

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